‹ Vie du bienheureux - Alphonse RodriguesChapitre 56 sur 149 · DE SON OBÉISSANCE · texte numérisé non relu

DE SON OBÉISSANCE

tout le jour. Le P. Gil cherche dans son esprit quel ordre il a pu lui donner qui le retienne ailleurs ; enfin il se souvient des paroles qu'il lui avait adressées dans l 'église : a Allez voir , dit-il , si Alphonse n'est point encore dans le chœur. » Il y était en effet ; et sur le nouvel ordre qu'on lui transmit de la part du Recteur, il se rendit sur-le-champ au réfectoire. On lit plusieurs traits semblables dans le procès de la béatification d'Alphonse ; et quoiqu'une pareille obéissance pût avec raison paraître suspecte dans un Religieux moins parfait , jointe avec une vertu aussi admirable que celle du saint frère > elle doit exciter l'admiration dans tous les cœurs de ceux qui ne jugent pas des choses de Dieu par la prudence de la chair , et qui font consister la souveraine sagesse dans la folie de la croix.

Le Recteur du collège voulut éprouver jusqu'où l'obéissance d'Alphonse pouvait s'étendre dans les choses les plus difficiles ; il le fait venir, et, prenant un ton sérieux : a Vous êtes devenu inutile et à charge au collège , lui dit-il ; vous devez donc en sortir , puisqu'il est injuste que la maison garde plus longtemps un homme qui ne lui rend aucun service. » Alphonse , sans faire paraître la moindre émotion, sans répliquer un seul mot , s'incline respectueusement , va

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