‹ Vie du bienheureux - Alphonse RodriguesChapitre 67 sur 149 · M 8 IL IKSP1RE LE MÉPRIS DU MONDE · texte numérisé non relu

M 8 IL IKSP1RE LE MÉPRIS DU MONDE

motifs qui les déterminaient à embrasser ce saint état , répétant sans cesse qu'en se faisant religieux on ne doit penser qu'à se faire saint. La prudence et la discrétion admirables d'Alphonse paraissaient surtout dans la réserve qu'il mettait à leur conseiller un ordre plutôt qu'un autre. « C'est Dieu , disait-il , qui doit être consulté sur ce choix ; lui seul peut mettre dans le cœur de celui qu'il appelle cette inclination , marque de sa volonté , qui s'arrête en particulier à tel ou tel institut. » Cependant quand on lui exposait les raisons qui faisaient pencher vers un ordre quelconque, il les pesait mûrement , et d'après les besoins et les talents du sujet il conseillait à celui-ci d'entrer chez les Chartreux , à celui-là de prendre l'habit de saint Dominique ou de saint François : sa décision était regardée comme la voie du Ciel , et de cette manière le bon frère a enrichi plusieurs maisons religieuses de fervents novices , qui en sont devenus dans la suite l'édification et l'ornement.

Le docteur don Barthélemi Valperga était revenu de Naples à Majorque , sa patrie , dans le dessein de passer ensuite à la cour de Madrid pour y solliciter un emploi honorable et lucratif dans la jurisprudence : il avait des lettres de recommandation des plus grands sei-

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