‹ Vie du bienheureux - Alphonse RodriguesChapitre 85 sur 149 · DE SON SALUT AU S. FRÈRE PENDANT UNE FAM · texte numérisé non relu

DE SON SALUT AU S. FRÈRE PENDANT UNE FAM

Dieu , pour qu'on ne pût «méconnaître son bras , permit que les circonstances du bienfait rendissent sensible son intervention toute-puissante. 11 arriva tout à coup des royaumes étrangers un convoi de grains qui suffit abondamment aux besoins du peuple pendant quinze ou vingt jours. Lorsque cette ressource était sur le point d'être épuisée , un second convoi entra dans le port ; un troisième lui succéda, et ainsi desuile, tellement que pendant toute l'année on fut toujours dans l'abondance sans pouvoir s'assurer en aucune manière de l'avenir. Enfin, on trouva de quoi fournir non-seulement à la nécessité présente , mais encore aux semailles , qui réussirent très-heureusement, au point que la récolte suivante parut miraculeuse, tant elle surpassait celles des années les plus fertiles. Tout le royaume se crut redevable d'une faveur si marquée aux prières d'Alphonse, qu'ii regarda depuis ce moment comme son protecteur auprès de Dieu et sa sauvegarde dans toutes les calamités.

Plusieurs particuliers éprou\èrent ;>ussi , en intéressant pour eux Alphonse, que les amis du Seigneur sont des consolateurs plus puissants que ceux du monde. Un pauvre gentilhomme se trouvait réduit à la plus extrême indigence ; la maison où il était ne lui appartenait pas , et , se trouvant hors d'état d'en payer le loyer , le

Page 1