TROUVENT AUPRÈS DE LUI , ETC
Dieu pour supporter l'affliction de cette personne, pourvu qu'il voulût bien l'en délivrer elle-même. Alors il entendit une réponse intérieure qui , en lui assurant l'effet de sa demande , l'avertissait qu'il aurait à souffrir une peine très-rude en compensation de celle dont il avait obtenu la cessation. A l'instant il fut saisi d'un mal d'estomac si cruel que jamais il n'en avait éprouvé de semblable, et quoique la douleur ne fût pas toujours aussi violente, elle ne le quitta pas de longtemps. C'est ainsi qu'à l'exemple de son divin Maître, il se fit victime pour ses frères.
C'est ici le lieu déparier des guérisons miraculeuses opérées par le Bienheureux pendant qu'il vivait encore, du don de prophétie qui lui fut communiqué et des révélations qui lui firent connaître la gloire dont jouissaient dans le ciel plusieurs personnes au bonheur desquelles il s'intéressait vivement : ces grâces extraordinaires ne font pas les Saints ; mais on est forcé de convenir qu'elles ajoutent un grand éclat à la sainteté ; et Dieu , qui voulait glorifier son serviteur aux yeux des hommes à proportion des abaissements volontaires de son humilité, a daigné l'environner des signes éclatants de sa protection avec une munificence dont il use rarement à l'égard même des âmes les plus privilégiées.
JoO ALPHONSE GUÉRIT UN HOMME
En rapportant les miracles d'Alphonse, nous ne prétendons point exiger du lecteur d'autre assentiment que celui d'une foi humaine pour ceux qui n'ont pas encore reçu l'approbation du Souverain Pontife ; nous remarquerons seulement que s'il y avait de l'impiété à rejeter les œuvres merveilleuses des Saints que le jugement du Siège apostolique a déclarées surnaturelles, on ne peut , sans mériter la note de témériié et d'injustice , repousser avec dédain , avant de les avoir examinés , des faits revêtus de témoignages authentiques et que l'on attribue à l'intercession d'un Bienheureux honoré d'un culte public dans l'Église.
Cette observation s'adresse surtout aux ennemis de la révélation , qui , confondus tant de ibis sur la grande question des miracles , ne montrent pas moins la même assurance que s'ils avaient mis la raison de leur côté. Au reste, si à la prévention ils ajoutent la mauvaise foi, ce n'est plus pour eux que nous écrivons.
Un jeune étudiant qui souffrait beaucoup des écrouelles , n'ayant trouvé dans les remèdes des médecins aucun soulagement à son mal, avait résolu d'aller en France se faire toucher par le roi ; car la tradition attribuait aux descendants de saint Louis le privilège surnaturel de guérir de cette affreuse maladie par un simple attou-