‹ Vie du bienheureux - Alphonse RodriguesChapitre 88 sur 149 · DES ÉCROUELLES · texte numérisé non relu

DES ÉCROUELLES

chemcnt. Il s'était déjà embarqué deux fois pour faire ce voyage, mais il avait toujours été rejeté par les vents contraires sur les côtes de Majorque. Affligé de ces contre-temps il vint au collège, et montrant à Alphonse la partie malade, il lui dit en pleurant qu'il ne trouvait plus de ressource ni du côté de Dieu ni du côté des hommes. Le bienheureux frère lève les yeux au ciel, fait le signe de la croix sur le jeune homme et le guérit parfaitement. A l'instant même les plaies se fermèrent , toute douleur cessa , et pendant tout le reste de sa vie l'étudiant ne se ressentit jamais de cette infirmité.

Deux artisans furent guéris de fièvres ardentes et continues en buvant de l'eau sur laquelle Alphonse avait fait le signe de la croix , comme ils l'ont certifié dans le procès de béatification : l'un d'eux était un pauvre charpentier, ami d'Alphonse, qui se nommait Christophe Colmer. Espérant sa guérison du saint homme, il se rendit auprès de lui ; mais , pour ne pas avoir l'air de lui demander un miracle, il le pria seulement de lui donner de l'eau à boire : le bon frère se hâta de lui en présenter , et Christophe lui dit avant de le prendre : « Faites , je vous prie , sur cette eau le signe de la croix afin qu'elle ne nuise pas à ma santé. — Volontiers , dit Alphonse qui ne soupçonnait point l'intention

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