I. Souvenirs historiques d'Annecy, c. xv
ne dissimula pas la joie qu'il éprouvait de pouvoir, comme il l'écrivait bientôt, le 14 juillet lôSg, à Mme de Chantai qui avait joint ses prières à celles de Juste Guérin, «travailler dans le diocèse des saints^». Deux missionnaires ^ partirent d'abord pour Annecy, oi!i ils furent promptement rejoints par quatre de leurs confrères^. Ils devaient, avant tout, s'appliquer à l'œuvre que saint Vincent a toujours mise au premier rang de celles qu'il assigne aux prêtres de sa Congrégation, et, comme il le dit encore dans la lettre que nous venons de citer, « aller de village en village à leurs dépens prêcher, catéchiser et faire faire des confessions générales de la vie passée au pauvre peuple S). Ils devaient aussi joindre «à cet emploi qui est notre capital, continue le saint, celui de retirer chez eux ceux qui doivent prendre les ordres, dix jours avant l'ordination, les nourrir et entretenir, et leur enseigner pendant ce temps la théologie pratique, les cérémonies de l'Église, et à faire et pratiquer l'oraison mentale, selon la méthode de notre bienheureux Père Monseigneur de Genève ^ ». Mais, aux missions dans les campagnes, aux exercices des ordinands, les lazaristes d'Annecy ne tardèrent pas à ajouter une autre œuvre, celle-là même qu'avaient prescrite les