‹ Vie du Bienheureux François-Régis CletChapitre 137 sur 144 · MÈRE DU VÉNÉRABLE · texte numérisé non relu

MÈRE DU VÉNÉRABLE

Au nom de Dieu soit-il que ce jour d'hui dix-huit octobre, après midi, année mil sept cent quatre-vingt-quatre, par-devant nous Louis Gautier, conseiller du roi, notaire à Grenoble, fut présente demoiselle Claudine Bourquy, veuve du sieur Césaire Clet, marchand en cette ville, saine d'esprit et de corps, de la vue et de ses autres sens, ainsi qu'elle Ta déclaré et qu'il nous a paru, ainsi qu'aux sieurs témoins ici présents, bas nommés, et avec nous notaire soussignés: laquelle a voulu disposer de ses biens par le présent testament, les dispositions duquel elle a prononcées intelligiblement, et ont été écrites par nous notaire, comme il suit. La testatrice charge son héritière universelle ci-après nommée de faire célébrer cent messes à son intention. Donne et lègue la testatrice à messire François- Régis Clet, son fils, prêtre de la Congrégation de la Mission, la somme de six mille livres; plus la testatrice lui lègue pendant sa vie la Jouissance d'une chambre meublée et le linge qui pourra lui être nécessaire ; laquelle chambre, meubles et linge lui seront fournis par l'héritière ci-après nommée, en cette ville de Grenoble, et même dans l'appartement de ladite héritière universelle, si cela convient tant à cette dernière qu'au légataire. En laquelle

somme de six mille livres et legs de jouissance la testatrice institue ledit messire Glet, son fils, son héritier particulier. Donne et lègue là testatrice à demoiselle Françoise-Julie Clet, sa fille, femme de maître Clet, notaire à Varces, la somme de quatre mille livres, trois douzaines de serviettes et trois nappes à la Venise, autant de serviettes et [de nappes en triège et six paires de draps de lit. En laquelle somme de quatre mille livres et legs de linge, la testatrice institue ladite demoiselle Françoise-Julie Clet son héritière particulière. Et dans le cas que cette dernière vînt à mourir avant la testatrice, elle lègue aux enfants de sa dite fille pareille somme de quatre mille livres à diviser entre eux et les institue quant à ce ses héritiers particuliers. Donne et lègue la testatrice à dame Anne Clet, son autre fille, religieuse carmélite, à Grenoble, appelée en religion Constance de Saint-Bruno, une pension annuelle et viagère de vingt-quatre livres sans retenue de tributs royaux. Donne et lègue la testatrice à dame Marie- Thérèse Bourquy, sa sœur, religieuse au même couvent des carmélite?, à Grenoble, une pension également annuelle et viagère de la somme de trente livres, aussi sans retenue de tributs royaux. Et quant au surplus de ses biens, en quoi qu'ils consistent et puissent consister, la testatrice institue, fait et nomme pour son héritière universelle demoiselle Marie-Thérèse Clet, son autre fille, par laquelle tous les biens de la testatrice seront recueilli.«, ses dettes et legs payés sans contestation. Révoque la testatrice tous testaments et codi-cilles qu'elle pourrait avoir ci-devant faits, veut que le présent soit exécuté et quUl vaille comme testament, sinon comme codicille et par tous autres moyens de droit. Telle est la volonté de la testatrice qui en a requis acte, que nous notaire lui avons octroyé par le présent, duquel nous avons fait lecture en entier, toujours en présence [des sieurs témoins, à ladite demoiselle Bourquy, testatrice, qui a dit Tavoir bien entendu et y avoir persisté. Fait et publié à Grenoble, au palais épiscopal, en présence de messire Benoît Gigard, chanoine de Saint- André, prieur de Mison et secrétaire de l'évêché; de sieur

François Gigard, bourgeois; de M. Louis Marquian, clerc tonsuré de ce diocèse ; sieur Jean-Pierre Erbeau, portier de révêché; sieur Antoine Monnet, maître cordonnier, et sieur Antoine Bon, aussi cordonnier, tous demeurant en cette ville, de Tâge et autres qualités requises par l'ordonnance, témoins requis et signés avec la testatrice et nous notaire à la minute d emeurée au pouvoir de Gautier, laquelle a été contrôlée et insinuée à Grenoble, par le sieur Brémont, qui a reçu trentesept livres seize sols.

Collationé et expédié à l'héritière,

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