‹ Vie du Bienheureux François-Régis CletChapitre 19 sur 144 · Voir Souvenirs historiques d'Annecy, c. xix, p · texte numérisé non relu

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2. « S'il paraît, de prime abord, que le personnel des Lazaristes affecté au service des séminaristes fut peu nombreux (deux ou trois au plus), il faut savoir: i° que la théologie dogmatique ne s'enseignait pas au séminaire ; elle ne figure pas parmi les objets de l'enseignement mentionnés dans l'ordonnance du 19 juillet 1664; mais elle s'enseignait à Rumilly, à Thonon, et surtout au collège Chapuisien, où les deux chaires fondées par l'évêque Juste Guérin furent dès lors exclusivement affectées à l'enseignement de la théologie dogmatique; 2° que, aux termes de ladite ordonnance, les Lazaristes ne devaient d'abord recevoir dans leur m.aison que les clercs qui se préparaient aux ordres sacrés, après l'examen et l'admission de l'évêque, et que le temps qu'ils devaient passer au séminaire n'était régulièrement que d'une année; 3" que les autres Lazaristes affectés depuis 1640 aux missions diocésaines, restaient chargés des retraites ecclésiastiques et devaient s'occuper aussi de la préparation prochaine aux ordinations. » Souvenirs historiques d'Annecy, c. xix, p. 364.

Lazaristes*, qui abritait en même temps maîtres et élèves, ne suffisant plus à les contenir, il fallut songer à bâtir un nouveau séminaire. Ce fut aussi l'ouvrage de Jean d'Arenthon. En i683, malgré toutes les difficultés et les obstacles qui, cette fois encore, ne lui avaient pas manqué, il bénissait la première pierre de l'édifice qui allait s'élever, aux portes de la ville, dans un terrain spacieux appartenant au domaine royal, et que Charles-Emmanuel avait gracieusement concédé^. Bâti dans le grand style de l'époque, ce séminaire aux vastes proportions, dont Jean d'Arenthon se plut à embellir les jardins et les dépendances, où il aimait à se rendre soit pour se mêler, le jeudi, aux exercices ou aux récréations de ses chers séminaristes, soit pour s'y livrer au recueillement et à l'étude, devint, en 171 5, pendant plus de six semaines, le séjour d'un roi, du pieux Victor-Amédée II, venu avec les officiers de sa cour pour y faire une retraite spirituelle^. Cette belle et imposante construction ne cessa, au dix-huitième siècle et jusqu'à notre temps, de recevoir des agran-

1. a Cette maison, qui était dans le quartier Vers-Bœuf, a dû disparaître; on n'en connaît aucun vestige certain. » Souvenirs historiques d^ Annecy, c, xix, p. 36o.

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