‹ Vie du Bienheureux François-Régis CletChapitre 32 sur 144 · Recueil des principales circulaires, etc., t. II, p · texte numérisé non relu

Recueil des principales circulaires, etc., t. II, p

2. « Quelques personnes lui suggérèrent de s'absenter le jour où Ton devait exiger des ecclésiastiques de l'Assemblée ce serment prétendu civique, si solennellement condamné depuis par le Saint-Siège. On lui représenta que, déterminée refuser ce serment impie, il serait plus sage de rester à la maison que d'aller s'exposer aux fureurs d'un peuple ameuté' cette prudence ne pouvait être du goût de M. Cayla. 11 n'avait garde de manquer l'occasion de confesser publiquement la foi au péril même de sa vie. Il répondit simplement que le danger lui serait commun avec tous ceux qui sauraient être fidèles à Dieu. 11 fut donc à la séance, et, en refusant le serment, il partagea la gloire du clergé de France dans cette journée à jamais mémorable. Au sortir de la salle, il lui fallut fendre, ainsi qu'à ses confrères,une populace innombrable, dont les hurlements féroces étaient faits pour effrayer les plus courageux. Calme au milieu de cette horrible tempête, il revint dissiper les inquiétudes des siens avec le sang- froid d'un homme supérieur à toute crainte, et avec la satisfaction d'un cœur qui s'applaudissait de s'être exposé pour défendre les intérêts de la religion. » Notice sur M. Cayla, ap. Recueil des principales circulaires, t. II, p. igS.

3. Circulaire du i*"" janvier 1791, Recueil des principales circulaires, etc., t. II, p. 229.

Pour se distraire, lui et ses confrères, de tant de préoccupations douloureuses, M. Gayla, dans les mêmes circulaires, se plaît à porter ses regards sur les pays étrangers, où la Congrégation, « loin d'être exposée aux mêmes inquiétudes » qu'en France, « prospérait, au contraire, au milieu des bénédictions des peuples * ». Il aime surtout à donner à tous les siens des nouvelles de ces missions de la Chine, récemment ouvertes au zèle des enfants de saint Vincent, et où leurs premiers travaux commençaient à produire d'heureux fruits. Il montre de loin, à ses confrères d'Europe, ces vastes contrées idolâtres comme un champ où les difficultés et les périls ne manquent pas, mais où la moisson est abondante et semble appeler le dévouement tt l'activité de ces ouvriers de bonne volonté, que la France, égarée par le fanatisme irréligieux, va bientôt rejeter de son sein! « L'état de ces pauvres chrétiens des provinces de la Chine, qui sont à notre charge, n'excitera-t-il pas votre zèle^ ? » s'écrie-t-il dans sa circulaire de 1790; et dans celle de l'année suivante, à propos des nombreuses conversions opérées, en 1788, parles missionnaires de Pékin : « Qu'il est glorieux. Messieurs et mes très chers frères, d'être destiné à concourir à ces grâces de miséricorde, qui retirent des ombres de la mort tant de malheureuses victimes! Quel heureux dédommagement des travaux auxquels on se dévoue dans ces missions pénibles! Puisse le Seigneur multiplier les ouvriers dans ces contrées où la moisson est si abondante et soutenir le zèle de ceux qui s'y sont dévoués pour sa

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