‹ Vie du Bienheureux François-Régis CletChapitre 87 sur 144 · I Tim., IV · texte numérisé non relu

I Tim., IV

nous recevrons la couronne incorruptible de gloire ^ Ces dernières paroles contiennent les vœux sincères que je fais pour vous et pour moi, qui suis, avec le plus grand respect et le plus grand dévouement, « Messieurs, « Votre très humble et très obéissant serviteur.

« Clet, i. p. d. 1. M. »

Le !«"• avril i8i3.

En lisant cette circulaire, il est impossible de ne pas être frappé de l'insistance avec laquelle M. Clet rappelle aux missionnaires et, par leur entremise, aux fidèles l'obligation qui leur incombe à tous de procurer le baptême aux enfants païens, exposés à la mort. Il est impossible également de ne pas voir, dans ces pressantes exhortations du Vénérable, une preuve nouvelle de cette affreuse plaie de la société chinoise, l'abandon et le meurtre des nouveau-nés. Ces forfaits, M. Clet devait les avoir souvent sous les yeux ; car ils étaient particulièrement fréquents — les documents officiels en font foi — dans les provinces placées sous sa juridiction. Dès l'année 1772, le grand-juge du Kiang-si adressait à l'empereur une requête où il protestait contre cette barbare coutume, qui n'était que trop répandue, disait-il, parmi ses administrés, et demandait instamment que des peines sévères fussent portées contre les pères et mères convaincus d'avoir mis à mort leurs enfants, et même contre les parents, les voisins, les magistrats, coupables de n'avoir point détourné, lorsqu'ils le pouvaient, ces êtres dénaturés de leurs horribles

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