‹ Vie du frère Didace récollet [microforme]Chapitre 17 sur 21 · IV. — Montréal, No. 149%, rue St- Antoine · texte numérisé non relu

IV. — Montréal, No. 149%, rue St- Antoine

“ Souffrant d’un cancer dans la bouche et de la carie des os dans le palais, j'étais sous les soins d’un des meilleurs médecins. Après avoir été traitée pendant quelque temps, le médecin m'annonça qu'il fallait m'opérer. Trouvant que le mal progressait, de suite j'ai eu recours aux prières des RK. PP. Franciscains qui commencèrent le soir même une neuvaine à l’intercession du Frère Didace. Au bout de trois jours, je retournai voir mon médecin. Je lui ai dit que je ressentais un peu de mieux : il m'a visité encore la bouche et il m'a dit: “Jene

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trouve pas de mieux, mais je ne vous trouve pas plus mal que lorsque je vous.

ai vue” Je repris un peu de courage, lorsque j'eus vu que le mal avait cessé d'augmenter. Le médecin me dit : “ Vous.

reviendrez dans cinq jours et je vous fixerai le jour qu'il faudra faire l’opération, car il ne Puit pas retarder.” Cela se trouva justement le dernier jour de ma neuvainc. Je priai et fis prier avec plus de confiance que jamais. Lorsque, auparavant, je me couchais sur ma joue malade, j'y éprouvais une douleur très sensible, et maintenant je ne sentais aucun mal. Le lendemain je retournai chez mon médecin, et je lui dis : “Cette fois, je me trouve bien mieux.” Il me regarda d’un air incrédule, et il me répliqua : “ Chère enfant, je voudrais bien vous dire que vous êtes mieux.” Il me regarda encore dans la boucheet il resta surpris. Alors il ajoutä: “Ilnya p'us d'inflammation ni d'irritation; la.

couleur est bien naturelle: vous n'avez.

plus besoin d'opération.” — Vous comprenez ma joie, et la reconnaissance que j'aurai toujours pour le Frère Didace.

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