‹ Vie du R.P. LacordaireChapitre 24 sur 195 · LK P. LACORDAIRE EN · texte numérisé non relu

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foi et do dire ce (ju'il croyait être la vérité. Aussi avait-il dans son attitude et dans son accent je ne sais quoi de chevaleresque, et tout le monde sentait qu'il ne faisait point une phrase quand, s'inspirant des souvenirs de sa race, il disait avec fierté : «Nous sommes les fils des Croisés et nous ne reculerons pas devant les fils de Voltaire. » C'était là le mot de la situation, c'était bien celui qu'il fallait dire pour donner aux Catholiques, dès le début de la lutte, un grand courage et une grande confiance. Or, ce qui manquait par-dessus tout aux catholiques de France au dixneuvième siècle, c'était la confiance et le courage. « Il faut leur en donner, écrivait M. de Montalembert, c'est là mou métier, et je le ferai jusqu'au bout. Je ne suis qu'un soldat, tout au plus un chef d'avant-garde. Nous avons une place à emporter : la liberté. Ceux qui y sont entrés avant nous ne veulent pas nous y laisser pénétrer. Mais la brèche est faite, il faut l'escalader. J'y succomberai très-probablement, mais je servirai de marchepied à mes successeurs ; do cotte façon, nous arriverons à la crête du rempart. Ce nous no veut pas dire moi, mais qu'importe ^ ? »

Le P. Lacordaire n'était point dans la moléo, comme son ami, mais il ne cessait de l'encourager du geste et do la voix. Quand M. do Montalembert accourut de Madère à Paris pour ouvrir le fou ot diriger le combat parlementaire, le Père eut un transport de joie. « Je suis dans le ravissement. Tu ne pouvais être absent à un(^ heure aussi impoitant(\ C'est une question nôlrc (pio

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