‹ Vie, écrits et correspondance littéraire de Laurent Josse Le ClercChapitre 27 sur 70 · ÉCRITS THÉOLOGIQUES · texte numérisé non relu

ÉCRITS THÉOLOGIQUES

VIII. — Tractai us Djgmaticus, in quo qiuecumque Beatissiune et Gloriosissinuc Virgin is Dciparw Privilégia et Laudes spectant, expenduntur, et ad Scriptune ac Patrum, prasertim antiquiorum, noruiam definiuutur.

Manuscrit original in-40 de 600 pages dont plusieurs sont entièrement blanches. Il a d'abord appartenu au Séminaire de Saint-Irénée de Lyon, et il est maintenant en la possession du Séminaire de Saint-Sulpice de Paris.

Le Traité s'ouvre par une dissertation préliminaire où l'auteur établit quelques principes empruntés aux Pères, et sur lesquels est appuyée la doctrine catholique concernant les privilèges de Marie. M. Le Clerc se proposait ensuite d'étudier dans six dissertations : i° l'exemption du péché originel, et 2° du péché actuel; 30 la perpétuelle Virginité; 40 la divine Maternité; 50 l'Assomption; 6° le culte et l'invocation de la Très-Sainte Vierge. Malheureusement ce travail n'est pas achevé ; plusieurs points même sont à peine ébauchés.

IX. —* Dissertation sur la lecture de l'Ecriture Sainte en langue vulgaire.

L'existence de cet écrit ne nous est connue que par ce passage d'une lettre de M. Le Clerc à l'abbé Papillon en date du 6 juillet 1729.

« J'ai fait jadis une longue dissertation sur cette matière, » et j'avais, entre autres, observé que M. de Bellegarde, Ar- » chevêque de Sens, tenait la main en son temps à l'exécu- » tion de la règle de l'Index, qu'on la publiait tous les ans une » fois au prône à Troyes, comme on le voit dans la suite » des prônes imprimés à l'usage de ce Diocèse en 1640; que » Labadie et André Dabillon, tous deux bons Jansénistes, » ayant été, en 1644, accusés auprès de M. de Caumartin, » évêque d'Amiens, d'avoir dit qu'il était permis de lire la » Bible en Français, le Prélat les avait cités, et qu'ils dcclarè- » rent non-seulement qu'ils n'avaient jamais soutenu cela, mais » qu'ils regardaient pareille proposition comme une erreur, » ce que le Prélat les obligea de confesser publiquement la

» première fois qu'ils prêchèrent après cette monition. Item » que les Jansénistes n'ont pris fantaisie de tant parler et de » tant écrire pour la lecture de l'Ecriture, qu'après qu'ils eurent » publié leur version de Mons, et qu'ils y eurent fait entrer » une partie de leurs imaginations; que c'est une mauvaise » foi évidente à plusieurs de leurs écrivains, et entre, autres » à l'auteur du quatrième Gémissement de Port-Royal, d'avoir » dit que les Jansénistes avaient toujours prêché cette lecture, » parce que les jésuites s'y opposaient. J'avais ramassé toutes » les censures de notre Faculté là-dessus, depuis 1524 » jusqu'à 1661. »

Page 1