RAPPORTS AVEC SENECÉ I
guement les nombreuses curiosités qu'il y a apprises (i); puis, tout à coup, se souvenant du sujet pour lequel il a pris la plume y « voilà, Monsieur, dit-il, un plaisant exorde pour une lettre de client , et vous pourriez me dire avec raison : Jam die, Clerice, de tribus capellis. Mais je serais fort embarrassé de dire un mot de la cause que je ne sais pas, et dont M. de La Forcst vous expliquera le fond bien mieux que moi » (2) juin
Telle est cette correspondance, à la fois simple et savante, sérieuse et enjouée, respectueuse et pleine d'abandon. Mais on n'en aura une juste idée qu'après avoir lu les nombreux extraits que nous en ferons dans les chapitres suivants. Nous voulons , en achevant celui-ci , compléter l'histoire de ce que l'on pourrait appeler les relations laïques de M. Le Clerc.
« JVi fait nouvelle connaissance. C'est avec M. de Senecé, de Mâcon. Il me mande que Brice Bauderon avait 89 ans quand il mourut, en 1623, et que c'est la tradition de leur famille » (Lettre à Bauhier du 20 juillet 1726). — « Je me souviens d'avoir vu le Tombeau de M. de Turenne, de Martinet. Voici ce que M. de Senecé m'en a écrit... » (Lettre au mime du 8 août 1726). M. Le Clerc parlait ainsi en 1726. Le poète Maçonnais, avec lequel il venait de nouer correspondance, se trouvait alors âgé de 83 ans, étant né le 28 octobre 1643. C'est à cette source que sont puisés les détails rapportés par M. Le Clerc dans la Bibliothèque du Richelet sur Fourcroy, sur Senecé et ses ancêtres. Il y est dit de celui que Sainte-Beuve a appelé le « poète aimable » (Causeries du Lundi, Paris, 1857, tom. 12, p. 232) : « En 17 17, on a imprimé à Paris un Recueil de quelques-unes de ses épigrammes et autres poésies ; mais il en a composé vingt fois autant d'autres, que les sentiments trèsmodestes qu'il a de lui-même l'empêchent de communiquer au public par l'impression. Il s'occupe et se divenit par là avec ses amis, et c'est tout ce qu'il se propose sans porter ses vues jusqu'à souhaiter de se faire un nom » (art. Bauderon dé
(i) V. Remarques critiquts nir le Dict, de "Bayle, art. Racan.