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vsk Tzzzé ê'A rr-''f%: jit cjcs Ârjari î^ prop^^e î=a •iesscm d'Orire Frxn^ss; «pe M. c'ALcaizs De k£ um4Ljm point b proporaoQ de sca Ordre Frxrjçzs, 3 ae pocvsk înger sH èaâi dînrrgrr <ie cehd de M. Le Ceïc.. ; qa'; qce M. c'AIleziac, n*2T de M. Le Qerc, ne
qce les decx onires p â r i 'wsjnt les cfmfs, oo ne sojnpçonnâr M. d'AIIeaun de vo::joÊr se tzire boonecr d'eue chose troGvèe par en actre, u avait jogê à propos de ne poîci paraître sa lettre qull n'eût en réponse de hn sur c^ > {Mém. di Trév.y août 1735, p. 1525, 1524).
M. d'AUeman tâcha de sansLzîre ie P. Soudet par une nouvelle lettre datée du 7 mai 1735. EDe &it inséiée dans les Mémoires de septemln-e, la première, du 3 avril. Payant été dans le cahier du mois d'août précédent. Dans sa seconde lettre, l'ingénieur Provençal s'ap|dique à montrer non-seukmem que son ordre Français ^âere de celui.de Sébastien Le Qerc, mais qu'il lui est supérieur, et s'avance même jusqu'à affirmer que celui-ci c ne donne rien dans son ordre que d'emprunté des autres ordres, ou des auteurs modernes qui ont employé ces ordres dans leur compoâtion » ÇMém. de Trév., sept. 1735, p, 1888, 1889).
Une pareille accusation, intentée contre son père, ne pouvait bisser M. Le Clerc insensible. Résolu à la repousser, il écrivit d'abord une lettre (on ample à M. de La Bastie, le priant de la faire voir à M. d'Alleman, qu'il supposait être fon de ses amis (Lettre de M. Le Clerc à Bouhier, du 10 janvier 1736). Peu après, il reçut une réponse datée du i" jan\'ier 1736, qu'on peut lire dans les Nouveaux Mémoires de l'Abbé d'Artigny (T. V, p. 380-382). M. de La Bastie s'y déclare convaincu que Sébastien Le Qerc a travaiUait d'imagination; » mais « puisque l'accusation formée contre lui est publique, » û croit « qu'il serait à propos que sa justification le fôt aussi »; et il s'offre à faire insérer dans le Mercure de France ou dans quelque autre Journal la lettre « très-modeste et très-sensée » qui lui avait été envoyée sur ce sujet.
M. Le Clerc pensa avec raison que la défense devait paraître dans le journal qui avait imprimé l'attaque. D'ailleurs les sentiments d'estime que, dans sa lettre à M. d'AUeman, le P. Souciet avait témoignés à l'égard de Sébastien Le Clerc, étaient pour le fils de l'accusé une raison de croire que son Mémoire serait favorablement accueilli. Il le fut en effet, mais le P. Souciet ayant jugé à propos d'en retrancher un mot, il crut devoir en prévenir M. Le Clerc par la lettre suivante :
« A Paris, le 9 Mars 1736. — J'ai reçn la lettre que vous m'avez fait rhonneur de m'écrire et l'Apologie de M. votre père, et je l'ai aussitôt donnée aux Journalistes pour la mettre dans leurs Mémoires, ce qu'ils m'ont promis de faire au plus tôt. Je l'ai lue avec bien du plaisir, cette Apologie ; je l'ai trouvée fort bien faite et très-modérée. J'y ai cependant retranché un mot , et j'ai cru que vous me permettriez de le faire, parce qu'il ne touche en aucune sorte le but que vous vous proposez, de justifier M. Le Clerc de l'accusation de PlagiariU, et qu'il pourrait choquer. Voici ce mot : qui ne veut pas rmniir de propos délibéré. Car quoiqu'il ne mente pas de propos délibéré, et que ne mentir pas de propos délibéré, ce ne soit pas proprement mentir, il semble cependant que vous vouliez toujours faire entendre qu'il ment. Or ce terme de mentir est si odieux et si impoli parmi nous, que j'ai cru que non-seulement M. d'Alleman , mais généralement les lecteurs en pourraient être choqués. Du reste, j'ai été charmé. Monsieur, d'avoir cette occasion de rendre service à une personne comme vous , dont je connais depuis longtemps l'érudition et l'exactitude, et de contribuer à rendre publique la justification de M. Le Clerc, dont j'ai toujours extrêmement estime le goût et les ouvrages » (i).
La lettre apologétique de M. Le Clerc ne parut que dans le cahier de mai 1736 (2), et peut-être après sa mort, arrivée le 6 du même mois. Elle est signée de son nom, et daté du Séminaire de Saint-Irénée à Lyon, le v^ février 17 c Donnons un aperçu de ce qu'elle contient, et cito ' d'abord le commencement. i^s-en
(1) Nouveaux Mémoires, par l'abbé d'Artigny, tome V
(2) Lettre de M. Le Clerc au R. P. Etienne Souciet de îaC^^^ ^9^-400. pour servir d'éclaircissement aux articles LXXXII et LXXXvT^^^^^ ^ ^^^ d*août et de septembre lysS- Mai 1736, pages 1058-107 ^^ Mhnoirts
2^6 àfOUXSE DE SÉBASTIEN L£ CLEÊC
« Ceçoe je dccs i a zrdrM'X. de fec Sfe a g i m Le CSéerZj moa pèxe, m'cz^ige i oii»i!i»'.ir o rr an pcboc on cocn ^-i j inityi i i i r;: sor FOrdre Français qnH pcblîa en 17x4 pes de mob arzrit sa mort... Je zx prétends point coctescÊT aa doœ frrrr.V de moa père quoi qae ce scii de ce qoll ccus dît dans ces dezx l emcs tcodiaz: la beauté, la régclansé et la noo- Teaoté de VOrire Frjm^',sû de sca xzvesroa. Je Ici passe mrme, n^jnnmim socis bczéEzjCj cocrzcc foc dit, dlzrcstaire, ce qnH j prétend de U préémîcence de cet Ordre, soi: dazs soc toct, soit dans chienne de ses parties, aa-dessss de celui de M. Le Cerc. panends , sans oclle p nS-e n tàoa de ma pstrt, la dcdsion des connaisseurs sor toos ces faits, et 'fy sooscrirai sans appeL Un seul endroit de la seconde lettre da docte Ingéniem- m'oblige i mettre la main i la plcme ; c*est cdui où Ton intente contre mon père une accusation de plagiat en ces termes : De txt u qa^je vUms ii dire, û ai aisé id comclurc qui X. Ix Clerc, dans rOrJne Framçais fÊ*il a dammè, a voulu SE FAIRE HOXXEUB de u ipu M. dé Chombray d Palladio omt imxxmU et pmhUi avant lui. pai fait, mon Révérend Père, depuis environ i > on 20 ans, plus de cent Apologies pour divers savans qui ne m'étaient rien, et qui se trouvaient trts-faussement accusés de vol littéraire. Comment pourrais-je refuser raisonnablement de faire la même chose pour un père i qui, après Dieu, je dois tout ce que je suis , et dont la mémoire me sera toujours très-cbèie et trcs-respectable ? Non, mon Révérend Père, jamais rien ne fut plus éloigné du caraaère de M. Le Qerc , que la basse jalouâe et la ridicule vanité qui portent quelquefois des génies stériles de leur propre fonds à £ûre le métier de brigands dans la République des Lettres, et en conséquence à u faire honneur de ce que d*autres avaient et inventé et publié avant eux » {Mém, de Trèv. Mai 1736, p. 1058-1060).
M. Le Clerc prouve ensuite directement que, en fait, il est faux que son père ne domu rien que d'emprunté des autres ordres ou des auteurs modernes, et que Tcntablement de Sébastien Le Clerc soit entièrement le même que celui de Villalpande, rapporté par M. de Chambray. « M. d'Alleman convient, dit-il, et nul architecte ne le niera, que ce qui différencie principalement deux ordres ou deux morceaux d'architecture, c'est la différence qui se trouve dans les mesures et les proportions des parties, grandes ou petites, qui les composent. Or, les vingtquatre moulures qui composent l'entablement Français de mon père sont entièrement différentes, en mesures et en proportions, des vingt-quatre qui composent l'entablement corin-
thien de Villalpande. » Ainsi raisonne le docte apologiste, lequel apporte à l'appui de son argumentation des détails technic^ues dans lesquels nous ne pourrions le suivre sans citer toute sa lettre. Nous en extrairons néanmoins encore ce qu'il dit à l'occasion d'une prettve domestique et tris-assurée qu'il possédait, que son père « ne pouvait être ni le copiste, ni le plagiaire de Villalpande. »
« Pai vu cent fois travailler mon père, dit-il» et je suis témcûn oculaire de la méthode qu'il suivait dans son travail. Après avoir médité sur les mesures , les proportions et les ornements qu^ lui semblait que Ton pouvait donner à un ordre ou à quelque partie d'un ordre, pour le rendre plus élégant en son genre, il jetait ses idées sur le papier comme par manière d'esquisse. Il ruminait ensuite sur cette esquisse, et il en examinait l'effet à loisir, n la retouchait à différentes reprises, et, après di\*erscs copies mises au net , où il changeait toujours quelque chose , il se fixait. C'était lorsque son goût lui faisait sentir qu'il était enfin parvenu au point de beauté et de perfection qull cherchait. Il m'a passé par les mains un fort grand nombre de ces morceaux ou études de mon père. J'en ai gardé quelques-unes je ne sais comment ; je ne pensais pas , quand je m'avisai de les mettre à part , qu'elles dussent me ser\'ir jamais à l'usage que je me trouve contraint d*en faire aujourd'hui. Elles sont au nombre de sept et sont toutes pour l'ordre François » (p. 1067, 1068).
M. Le Clerc en donne la description et conclut que son père a était un savant à réflexion qui travaillait de génie, de goût, et surtout avec une patience extrême. Est-ce ainsi que se conduisent dans leurs compositions ceux que l'on appelle plagiaires » (p. 1070)?
De l'examen de l'entablement, M. Le Clerc passe à celui des autres parties de l'Ordre Français, et prouve que son père n'a pas emprunté son chapiteau à l'ordre corinthien, ni le fut de sa colonne au Campo Vaccino ou à la Basilique d'Antonin, ni enfin sa base à Palladio, à Scamozzi ou à Vignola. Nous devons nous borner à ces indications sommaires et laisser do côté des développements où M. Le Clerc montre, à la vérité, qu'il entend bien la matière dont il parle, mais dont l'appréciation n'est pas du tout de notre compétence. On nous permettra, cependant, d'ajouter ime anecdote qui n'est pas dé-
pourvue d'intérêt et qui dut paraître à M. Le Clerc , s'il vécut assez pour en avoir connaissance, la juste punition de ce qu'il regardait comme une calomnie.
L'année même où parut cette Apologie de Sébastien Le Clerc, son accusateur fut à son tour accusé de plagiat au sujet de ce même Ordre Français qu'il prétendait avoir inventé. Un écrivain de la Bibliothèque Germanique, qui avait publié dans le tome XXVII (p. 62 et suiv.) de cette revue un Mémoire sur la vie et les ouvrages de Sturm, célèbre architecte allemand, donna en 1736, dans le tome XXXV, quelques observations concernant l'Ordre Français proposé par M. d'Âlleman. H dit que « l'Ordre Français de M. d'Alleman a beaucoup d'affinité et de ressemblance avec l'ordre allemand de Sturm... pour ce qui concerne les mesures et proportions, quoique les ornements soient tous différents » (p. 141). — « M. d'Alleman, ajoute-t-il, a aussi affecté de se servir en français de certaines expressions dont M. Sturm s'est servi en allemand pour désigner le caractère de la nation. Voici ce que Sturm dit en sa langue : Mon ordre représente par la foru des parties qui le composent, et par celle de ses moulures, le courage et la valeur de la nation allemande. Ce sont les mêmes expressions dont se sert M. d'Alleman pour caractériser la nation française, en y ajoutant, qui, sous le règne de Louis le Grand, put seule se défendre contre toutes les puissances réunies » (i) (p. 143). Enfin, l'auteur jde l'article rappelle ce qu'il a dit dans son Mémoire sur Sturm, savoir « que le dessein de l'ordre allemand a été envoyé à l'Académie d'Architecture de Paris. A Dieu ne plaise, continue-t-il, que j'accuse M. d'Alleman de vouloir se faire honneur (2) d'une chose déjà trouvée par un autre. D arrive souvent à deux personnes d'avoir la même pensée, et peutêtre en est-ce ici un nouvel exemple » (p. 145). Nous ne chercherons pas à résoudre ce problème, qui eût certainement
(i) Les paroles citées de M. d'Alleman sont à la page 1896 des Mémoires de Trévoux, Septembre 173 S-
(2) Ce sont les. termes dont s'était servi M. d'Alleman à l'égaid de Sébastien Le Clerc.
piqué la curiosité et provoqué les recherches de l'auteur du Traité du Plagiat, mais nous achèverons de raconter ce que lui inspira la piété filiale en faisant connaître deux ouvrages qu'il composa probablement lorsqu'il était encore au Séminaire d'Orléans (i).
Le premier est un Abrégé de la vie de Sébastien Le Clerc. D*aprte le Mercure de France (février 1737, p. 273), suivi par tous les biographes, M. Le Clerc avait composé un ouvrage portant ce titre. Mais nous ne savons ce qu'il est devenu, et cette perte nous est d'autant plus sensible que nous y aurions puisé bien des détails sur le père et sur le troisième de ses enfants.
Le second écrit, qui n'a pas été non plus livré à l'impression, est le Catalogue de tous les ouvrages de Sébastien Le
(i) Bien avant 1735, Sébastien Le Qerc avait été également accusé de plagiat par M. de Mallemans. Le passage suivant indique Tobjet et prouve la fausseté de l'accusation. Il est tiré du cahier manuscrit de la Bibliotliique des auteurs de Bourgogne, article Mallemans (Claude), f. 13. L'abbé Joly l'a supprimé, et, par conséquent, il est inédit. « M. de Mallemans, page 272 et suiv. des Mémoires de Trévoux, Février 1706, accuse le célèbre M. Le Qerc d'avoir volé à son frère le Philosophe (Claude Mallemans, auteur de L'ouvrage de ta création; Traité Physique du Monde : Nouveau Système, Paris, 1670, in- 12) le système de b création du monde. Cela est faux, parce que M. Le Clerc n'a jamais, comme on l'avance, demeuré dans l'Université. A son arrivée à Paris, en 1665, il logea aux galeries du Louvre, et, de là, il passa aux Gobelins , où il a fini ses jours. De toutes les assemblées , il n'a jamais fréquenté que celle de l'Académie de Peinture, et M. l'abbé Le Clerc, son fils, supérieur (sic) du Séminaire de Saintirénée de Lyon, qui a autant de probité que de science, m'a assuré que lorsque Monsieur son père forma son système sur la création, il n'avait jamais ouï parler de celui de M. de Mallemans. Il fiaut donc que ce Le Clerc dont le critique parie, et qui demeurait en 1679 dans l'Université, lût un graveur ou quelque autre du même nom qui vivait en ce temps-lù. On ne peut douter de ccne vérité sur la déposition de M. l'abbé Le Clerc. » Singulier sortdes hommes de génie! Le fécond artiste qui fut si souvent accusé de plagiat pendant sa vie a été après sa mort, U victime de quantité de pbgiaires qui n'ont fait aucune dif ficulté de reproduire sur leurs toUes les sujets religieux et même les rare^ compositions mythologiques de ses belles gravures ! (V. M. Meaume Sih^ tien Le Clerc, ^.2^S,) ' ^^'
Clerc rangés par années (i). Quoique moins complet que celui de Jombert, il lui a été néanmoins, de son propre aveu, très-utile pour fixer la date de plusieurs pièces. M. Le Clerc y fait l'histoire de l'œuvre de son père depuis 1645 jusqu'en
(i) Tel est le titre exact de la copie que nous avons vue à Lyon (Bibliothèque du Palais des Arts; recueil intitulé : Mémoires divers). C'est un in-folio de 49 pages , à la fin duquel on lit cette note : a Ce Catalogue a été copié sur celui qu'avait dressé M. Le Qerc, Prêtre et Directeur du Séminaire de Saint-Sulpice à Lyon , fils de Sébastien , et qui est conservé en manuscrit dans cette maison. Novembre 1736 ». Jombert dit que cet original a passé (évidemment après novembre 1736) à M. Huquier qui lui a permis de le copier {Avertissement, p. xxi). M. Guififirey {Nouv, Archives de Y art Français, 1872, p. 319) paraît croire que Tautographe de M. Le Clerc est le manuscrit de la Bibliothèque Royale de Stockholm mentionné par M. Ch. Desmaze {Livres brûlés à Paris, livres sauvés ^ Us manuscrits Français à l'étranger; Amiens, in-80 de 24 pages; extrait des Mémoires des antiquaires de Ticardie) sous ce titre : Catalogue des ouvrages de M, Le Clerc, Chevalier Romain, dessinateur et graveur ordinaire du Roi, fait par M, Le Clerc, son fils, prêtre, Docteur de Sorhonne (MDCLXV). Mais d'abord deux choses dans ce titre nous semblent prouver le contraire : 10 l'énoncé du nom de l'auteur, qui n'est ni dans le manuscrit de Lyon copié sur l'original, ni dans les habitudes de M. Le Clerc ; 20 la qualité de Docteur de Sorhonne que M. Le Clerc ne s'est jamais attribuée parce qu'il ne l'a jamais eue. Il y a plus. Grâce à la haute bienveillance de M. Tamisier, Ministre représentant la France près la Cour du Roi de Suède , nous avons entre les mains un fac-similé de l'écriture du manuscrit de Stockholm. Or, après l'avoir confronté avec les autographes de M. Le Clerc , nous avons acquis la certitude que ce manuscrit n'est qu'une copie. Quant à la date de MDCLXV regardée comme celle où le manuscrit a été composé, et que M. Guiffrey propose de corriger en mettant MDCCXV ou MDCCXXV, elle est exacte et se lit en effet à la fin de l'ouvrage, mais elle y est donnée comme partie de la légende gravée sur une pièce décrite en ces termes : « Une grande médaille représentant un Palais , portée sur un pied en cartouche , chargée d'ornements et de devises avec ces mots : Majestati ac aiernitati GaJlici Imperii Sacrum MDCLXV ». C'est la pièce appelée par Jombert « Grand médaillon représentant une façade du Louvre suivant le projet du Cavalier Bemin » (Tom. II, p. $8, n. 218), et gravée en 1687. Il n'en est pas parlé dans la copie de Lyon , parce qu'elle n'a pas , comme celle de Stockholm , des additions concernant les pièces de date inconnue ou incertaine. Nous devons ce renseignement, ainsi que la dernière phrase du manuscrit citée plus haut, à l'obligeance du Conservateur de la Bibliothèque Royale de Stockholm.
17 14. Entre autres choses, il nous apprend qu'il mettait quelquefois au service de Sébastien Le Clerc son érudition pairistique. A propos de la ravissante composition connue sous le nom de La Vierge aux Anges (Jombert, n. 266; M. Meaume, p. 254), M. Le Clerc écrit ces paroles : « J'ai donné à mon père le passage de Saint Bernard qui est au bas de cette planche : Deus cui Angeli subditi sunt, citi Principaius et Potestates ohediunty subditus erat Maria (i). Enfin dans ce travail qui est, avant tout, comme son titre l'indique^ un Catalogue, M. Le Clerc montre souvent qu'il n'était pas étranger aux secrets de la gravure et des arts dans lesquels excella celui dont Mariette a dit avec vérité : « S'il y a jamais eu un graveur qui se soit rendu célèbre dans sa profession, et qui ait étendu ses connaissances au-delà des bornes ordinaires, c'est sans contredit Sébastien Le Clerc » (2).
(1) Homil. I super Missus est, n. 7; Opcr. éd. Mabillon, Parisiis, 1690, tom. in, col. 73$.
(2) Abecedario, tome III, page 98. — Au moment mOme où Ton imprime ces lignes , nous apprenons qu'un habile graveur de Metz, M. Ad. Bellevoye, s'occupe à frapper une médaille en l'honneur de Sébastien Le Clerc. La face représente le portrait de l'artiste Messin entouré de ces mots : Sébastien Le Clerc Dess. & Graveur. Au revers est gravée la légende suivante :