II DOCUMENTS CONSULTÉS
thùque de Paris une lettre autographe du P. Oudin à M, Le Clerc, annotée de la main de Bouhier, et qui par conséquent avait fait partie de ce qu'on appelle aujourd'hui sa correspondance littéraire. Enfin ce recueil devait aussi contenir cinq lettres du même P. Oudin à M. Le Clerc, lettres dont il existe une copie chez les RR. PP. Jésuites de la rue Lhomond, à Paris. J*en dois la communication au Très-Ré\-éa*nd Pore Daniel , auteur de plusieurs savants ouvrages , mais que « je ne loue point parce qu*il est \dvant et de mes amis », comme le disait M. Le Clerc du P. De Colonia (i). Qu*il daigne cependant agréer ici l'hommage de ma profonde gratitude.
Toutefois il est des vides que nous n'avons pu, môme partiellement réussir à combler. Chose tristement surprenante ! Dans cet immense recueil de lettres , on n'en voit pas une seule du célèbre La Monnoye ! Cependant M. Le Clerc et le Président Bouhier eurent avec lui un commerce épistolaire très-long et très-fréquent. En plusieurs endroits de ses ou\'Tagcs, M. Le Clerc cite et met à profit les lettres 'qu'il reçut de l'illustre Académicien, preuve manifeste qu'il les gardait avec autant de soin que beaucoup d'autres moins précieuses. D'ailleurs en ce qui concerne le Président , la chose ne saurait faire la matière d'un doute. « Je sais, dit l'abbé Papillon, que M. le Président Bouhier qui a été pendant plus de trente ans en commerce régulier de lettres avec M. de La Monnoye , a gardé presque toutes celles qu'il a reçues de lui , et qu'il y a joint celles qu'il lui avait écrites, lesquelles lui furent rendues par M. de La Monnoye peu de temps avant sa mort » (2). Qu'est devenue cette correspondance dont la Bibliothèque nationale ne possède pas un seul fragment? Qu'est devenue aussi cette lettre de Massillon à M. Le Clerc, dont celui-ci parle dans sa lettre au Président Bouhier en date du 7 juillet 1732? Où sont enfin celles que notre érudit confrère reçut du poète Maçonnais, Baudcron de Senecé? Les vigilants et scrupuleux inspecteurs qui, en 1804, se chargèrent de faire transporter de Troyes à Paris les manuscrits du Président , auraient sans doute pu nous le dire.
2. Quant aux lettres même de M. Le Clerc , on vient de voir que nous avons le plus grand nombre de celles qu'il écrivit au Président Bouhier. Les seules, à peu près, qui fassent défaut sont celles qu'ils échangèrent durant la première année de leur liaison, c'est-i-dire de Mars 172$ à Mai 1726.
La Bibliothèque Nationale {ÏSCanuscrits , Fr. 24474, 2447s), nous a également fourni cinq lettres de M. Le Clerc au P. Lelong et quatre au P. Desroolcts. Elles proviennent de l'Oratoire de la rue Saint-Honoré , et sont in-
(i) 'Bibliotliique du Rickkt; Lyon, 1728, page cxiv.
(2) BibîiotJjèque des auteurs de Bourgogne, art. La Monnoye; tom. II, page 74.