FRANCISQUE, HÉLÈNE
nÉLÈNi. — Je te trouve enfin; il y a au moins une heure que je te cherche.
FRANcisoi'E arec aigreur. — C'est bien dommage.
HÉLKNK. — Adèle a conlié à sa mère le projet de Julien , elle l'approuve...
FRANcisoiiE. — C'est bien heureux.
iiÉi.KNE. — Mais elle x^eut le voir en secret avant qu'il s'éloigne , et je le prie de te charger de la commission.
FRANLisHiE. — Faites vos commissions vous-même , et ne m'en rompez pas la tête.
HÉLÈNE. — Francisque le prend sur un ton bien haut.
FRANcisijCE. — Francisque n'aime pas ceux qui font leur cour par toutes sortes de moyens. Croyez-vous que je ne vous aie point oliservée comme j'observe tous les autres ? Croyez-vous que votre haine pour Julien m'ait échappé ? C'est vous qui le perdez : aussi je ne vous aime pas, je vous le dis franchement. J'ai vécu avec vous politi(|uement ; mais je n'ai jamais été votre dupe , et je suis peut-être le seul de la maison que x'ous n'ayez pas trompé. ( H s'éloiijne. )
HÉLÈNE. — Et ma commission, aimable Francisque?
FBANCisyiE sorlant. — (^)u'on soit dans ce salon à minuit, on nous y trouvera.
SCÈXE XX.
HÉLÈNE seule.
Yoilà comment sont faits les trois quarts des hommes; ils jugent sur les apparences, et leur jugement est sans appel.
SCÈ\E XXI.
HÉLÈNE, llLlNVII.Li:.