SCÈNE V
FP.ANCISQLE, la citoyenne DKRICOURT, JIJLIEN.
FRANKLSiji E. — J'ai VU (le la lumière chez Bliiivillc; j'ai cru entendre la voix de Déricourl. Il y a du mouvement dans la maison : hâtoiisnous, ou nous sommes découvcrls.
lA I itou;nm; utiucociiT. — Adieu, malheureux enfant! Quelque pafl que tu fuies, mes yeuv seront toujours ouverts sur toi. Kcris-moi, je le vciix, je t'en supplie ; tes letlres adouciront mes peines : je les lirai il Adèle , elle en a besoin comme moi. Adieu... ne connais que la vertu , n'écoute et ne suis qu'elle. Oublie ta première existence , remplis la carrière honorable où tu vas le jeter; (|ue tes exploits et ta gloire parviennent jusqu'à moi, (|ue j'en jouisse en secret, et que je me dise : Julien est uu héros, il me lait oublier sa naissance. [Julien fait une fausse sortie.) ^iclls, clicr euraiit , (|uc je t'embrasse encore; dis-moi que tu ne nichais point, et je serai plus Iranquiile.
H LIEN Vembiassant. — Vous haïr! Je le voudrais en vain... je n'en ai pas la force. (// se jette dans ses bras, la regarde ensuite avec attendrissement, va pour l'embrasser encore, s'arrête et sort en désordre.)