I.aoïi, le 29 niiii
J'ai reçu, .MonsiiMr, I.i h'ilro (|iio vous in'aV(V. adressée à lolTi'l de lu'instruiro de voire projet de \oyaj:e ii C.oimnenrlion. Ce que j'ai dit à ee sujelù M. le lieuleiuiU aénér.d Merlin, je vous le répélorai ii vous-im^ne :
CORRIÎSPONDANCE OFFICIHLLE. 20.j
il m'est pénible, Monsieur, dédire à qui que ce snil dos choses fâcheuses à entendre; mais j'aime mieux vous expUquer franchement ma pensée que de vous montrer des dispositions favorables que les circonstances actuelles me défendent d'avoir à votre égard. Je ne pense pas, Monsieur, (juevous puissiez, d'ici à un certain temps, vous remontrer dans ce pays. Vous y avez, eu une influence remarquable; les traces en existent encore, et quelque mesurée que puisse être votre conduite, votre seule présence ranimerait les espérances d'un parti qui ne doit plus exister, et après vous avoir vu éloigner par ordre supérieur, on interpréterait mal cet acte de tolérance.
D'après ces observations, je dois vous du'o, Monsieur, que je persiste dans la demande que j'ai faite au ministère de la police générale, de vous donner une autre résidence, afin d'éviter à ce département des désordres dont vous seriez, sinon la cause, du moins le prétexte. Il me semble (|ue cette disposition doit vous convenir autant qu'à moi-même.
Je vous prie, Monsieur, de recevoir mes salutations.