Science catholique, 1887, t. IV, p
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par lin dos prc^niors pj'Tos de; rovoliilionnisnic, ^\i r.cWv. rnAmn scicnco iraiiiaiL aïKMiii droil d»- la i'(d'us(!r. Mais pour I(; rnoinont, el juscju'à plus ample iiiroiiur, nous croyons plus sage de nous on lenir au Lcxle littéral de la Oeurse.
Concluons. Dans la (|U(îsliun di; l'oiif^'ine do l'iionimo, la spiritualité ot l'origine divine de son Ame ne sont pas la seule forteresse que la philosopliio spirilualiste et chrétienne doive garder. Il y a encore des positions plus avancées qui nous protègent, et que nous avons à défendre : telle est l'origine divine de l'homme tout entier. Ceux de nos amis qui sonnent déjà la relraite, et qui nous engagent à nous replier en bon ordre, montrent, à notre avis, plus de zèle que de clairvoyance, surtout après les graves aveux de découragement et d'impuissance de nos plus loyaux adversaires. Restons donc à nos postes, aux postes que la tradition philosophique et catholique tout entière nous a confiés, car ils sont imprenables, tant que nous ne les déserterons pas.
Les savants les plus autorisés nous y encouragent, en proclamant à l'envi que la cause de l'évolutionnisme « loin d'avancer a reculé depuis trente ans ». Ce recul lui-même paraîtra l'équivalent de quelque grave défaite, si l'on observe que les positions primitives de l'évolution unique ou monistique, occupées par Darwin et Hœckel, ont dû être abandonnées par le gros de leurs troupes qui se sont rephées sur le terrain des évolutions multiples et indépendantes.
Or — ne cessons de le redire — fe n'est plus là la véritable Evolution, celle dont l'unité continue faisait la simplicité etla séduction, mais une évolution au rebours, un mode de créationnisme, puisqu'elle admet des créations d'espèces distinctes, dont le nombre plus ou moins considérable n'aboutirait qu'à changer nos classifications. L'heure du triomphe de plus en plus probable de cette nouvelle thèse, — où philosophes et savants peuvent aisément s'entendre, — sonnera la déroute et la fin de l'évolutionnisme ancien, le seul que la philosophie chrétienne ait intérêt à combattre.
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Échéonce