B, xlvii, le donnait pour la première fois. Ital. : 35e
défendra de ses ruses si vous lui êtes fidèle. Et pour cela, il faut être douce, charitable envers le prochain — envers Dieu, un amour humble — et envers vous-même, un amour paisible et courageux, qui ne se laisse point abattre parmi les difficultés, dont vous n'êtes pas encore à bout. Mais, bon courage! ma chère amie, le sacré Cœur sera le prix de vos victoires. Mais il ne faut vous flatter ; car je crois qu'il prétend de vous éprouver comme l'or dans le creuset, afin de vous mettre au nombre de ses plus fidèles servantes. C'est pourquoi il vous faut embrasser toutes les occasions des souffrances amoureusement, comme des gages précieux de son amour. Tout souffrir en silence, sans vous plaindre de rien : voilà ce qu'il demande de vous.
Et ne croyez pas, mon cher enfant, que pour ne vous pas parler, vous n'en soyez pas moins dans son sacré Cœur. Priez-le bien pour moi, car j'en ai un extrême besoin. Je vous rendrai le semblable.
Tenez-vous toujours forte et constante et inébranlable en son saint amour, avec lequel il vous faut travailler à l'oubli de vous-même dans l'abandon total a la Providence, pour vous laisser conduire selon son désir. Et, pour rigoureuses que ses dispositions paraissent à la nature, il faut vous y soumettre de bon cœur, vous souvenant que l'on ne devient sainte que : en s'humiliant, renonçant à soi-même et se mortifiant — et, en un mot, qu'en se crucifiant en tout et par tout.
Vive -J- Jésus!
on n'arrive a la perfection qu'en passant par le creuset de la souffrance
Avant que de lire votre écrit, je vous ai voulu dire ce mot. — Vous offrant hier à Notre-Seigneur, cette pensée
me tomba dans l'esprit : « Quelle soit fidèle en sa voie, y « souffrant tout sans se plaindre, puisqu'ellene peut être au « nombre des parfaites amies de mon Cœur, quelle ne soit « purifiée et éprouvée dans le creuset de la souffrance. » Souffrez donc, et vous contentez du bon plaisir divin, auquel vous devez toujours être immolée et sacrifiée, avec une ferme espérance et confiance que le sacré Cœur ne vous abandonnera pas, car il est plus proche de vous lorsque vous souffrez que lorsque vous jouissez. Il faut que l'amour divin donne le dessus à la grâce et qu'il triomphe de votre cœur et de tous les respects humains. Plus tant de retour sur vous-même ! Souffrir ou jouir vous doit être indifférent, pourvu que le sacré Cœur accomplisse son bon plai sir.
Vive -f Jésus !