‹ Vie et œuvres (volume 2)Chapitre 41 sur 284 · LETTRE V · texte numérisé non relu

LETTRE V

Vive -j- Jésus !

Vers 1680.

J'appréhende ma chère Mère, que par mes résistances continuelles je ne sois un obstacle à la gloire du sacré Cœur. Il me semble qu'il me fit entendre combien il me faudrait souffrir pour ce même amour, et que les grâces qu'il avait à me faire n'étaient pas tant pour moi que pour ceux qu'il m'enverrait, auxquels je devais répondre simplement ce qu'il me mettrait en pensée, puisqu'il y attacherait l'onction de ses grâces par lesquelles il attirerait beaucoup de cœurs à son amour. Gela [m'est présent3] dans toutes mes résistances.

Je ne vous oublie pas devant le Seigneur. Il m'ôte le pouvoir d'écrire comme je voudrais, en telle sorte que lorsque je tiens la plume je demeure sans intelligence pour écrire ; ainsi je le laisse [faire] et m'abandonne à lui. La vie m'est une croix si pesante qu'il n'y a aucune consolation pour moi que celle de voir régner le Cœur de mon adorable Sau-

1. Ce post-scriptum forme le commencement de la 8e lettre de la 2e série de la traduction italienne.

2. Nous pensons que cette lettre n'est qu'une compilation de deux parties prises dans d'autres lettres ; la première se retrouve textuellement dans la lettre 62e et la seconde dans la 85e. Néanmoins nous la laissons subsister à la place qui lui avait été assignée dans A et B.

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