‹ Vie et œuvres (volume 2)Chapitre 79 sur 284 · LETTRE XXXVII · texte numérisé non relu

LETTRE XXXVII

A LA MÈRE GREYFIÉ, A SEMUR

Vive -j- Jésus !

Si vous saviez combien je me sens pressée d'aimer le sacré Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ ! Il me semble

que la vie ne m'est donnée du tout que pour cela, et cependant je fais tout le contraire. Il me fait de continuelles faveurs, et je ne le paie que d'ingratitude. Il m'a gratifiée d'une visite qui m'a été extrêmement favorable pour les bonnes impressions qu'elle a laissées dans mon cœur. Il m'a confirmé que le plaisir qu'il prend d'être aimé, connu et honoré des créatures est si grand, que, si je ne me trompe, il m'a promis que tous ceux qui lui seront dévoués et consacrés ne périront jamais ; et que, comme il est la source de toutes bénédictions, il les répandra avec abondance dans tous les lieux où sera posée et honorée l'image de son divin Cœur ; qu'il réunira les familles divisées, et protégera et assistera celles qui seraient en quelque nécessité et qui s'adresseront à lui avec confiance; qu'il répandra la suave onction de son ardente charité sur toutes les Communautés qui l'honoreront et se mettront sous sa spéciale protection ; qu'il en détournera tous les coups de la divine justice pour les remettre en grâce lorsqu'elles en seront déchues. Il m'a donné à connaître que son sacré Cœur est le Saint des saints, le saint d'amour ; qu'il voulait qu'il fût connu à présent pour être le médiateur entre Dieu et les hommes, car il est tout-puissant pour faire leur paix, en détournant les châtiments que nos péchés ont attirés sur nous, nous obtenant miséricorde.

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