‹ Vie et œuvresChapitre 137 sur 265 · C. Balland · texte numérisé non relu

C. Balland

Monsieur,

Je me réjouis grandement du soin que vous avez de mes disciples qui sont vos enfants et du zèle de les faire prendre la simple tonsure. 11 faut prendre garde de les faire recevoir la sainte confirmation, avant que de recevoir l'ordre de clerc bénit, car il peut arriver quelque chapelle ou petit bénéfice sans charge d'âmes qui les pourra profiter pour parachever leurs études. Je vous prie de les renvoyer au plus tôt afin de ne perdre leur temps ^ , pour ce qui est de Moyse Augros, je vous en tiendrai compte encore qu'il n'ait tout satisfait, priant Notre-Seigneur vous conserver en santé et prospérité et me disant.

Monsieur, Votre très humble et affectionné

serviteur et meilleur ami.

De Clunv, C. Balland ?^^,

ce 17 mai i65?>. curé indigne de S^ Mayeul.

Sans oublier, avec votre permission, les baise mains de madame votre femme et le petit Jacques.

1. Ils étaient venus, dans leur famille, en vacances delà Pentecôte qui (Hait le IG mai.

lA FAMILLK Kl LK l'AVS DIC LA UIIÎMIEUREUSE 507

En nuir(ji\ ilc l écrit lire de M'' Philibert Lami/n, frère de .)/'"** Alacoque, la note suivante, mise après la mort de M^ Claude Alacoquc :

Ce que le sieur Alacocjue a donné pour la pension de ses enfants au sieur Balland monte à la somme de 487 livres, sept sols, depuis le mois d'octobre 1653 jusque au mois de décembre 1655.

La présente doit encore servir de quittance pour vingt et une livres tournois.

Et^ au verso de la feuille :

Il est dû à M*' Balland pour la pension de Jean et Claude Alacoque, pour deux ans, quatre mois finis au dernier février 1656, à raison de 126 livres pour chacun et pour chacun an, cinq cent quatre-vingt-dix livres, sur quoi il a reçu 510 livres, si bien que ma sœur lui reste [devoir] 80 livres, moyennant quoi le dit S^' Balland lui passera quittance de tout le passé jusqu'à présent.

Monsieur,

Je vous prie de m'excuser si à la vôtre dernière je ne vous remerciai du soin que vous aviez de savoir de ma santé, laquelle est très bonne, Dieu merci ! Souhaitant la vôtre de même. Je n'eus pas le loisir seulement de lire votre lettre et ce qui était dedans, à cause des affaires que j'avais pour notre église ; et même, hier, vos enfants vous diront que je ne pus pas dîner avec eux, à cause d'un enterrement qu'il me fallut faire et, après, chanter une grande messe. Cette suppléera au défaut. Je loue Dieu de ce que vos dits enfants ont été tous deux des premiers et n'ont perdu leur temps. Après leur départ je me suis donné l'honneur <le voir le H. Père Preffaint qui s'en contente et m'a dit que Jehan prenne la peine d'apprendre sa syntaxe, pendant ses vacances, ce que je lui ai recommandé, afin, quand il

reviendra, qu'il n'ait rien oublié. Je vous remercie de tant d'honneur et affection que vous me portez et ne vous mettez en peine pour d'argent; je crois que je vous en devrai de reste de la vente que vous m'avez faite. Je vous prie me mander s'ils sont arrivés à bon port, priant Notre-Seig-neur vous conserver en santé, prospérité et tous ceux de votre famille, sans oublier le petit abbé i de S* Mayeul, priant Dieu de le voir un jour en cette dignité et de me croire que je suis

Monsieur, Votre très humble, affectionné

serviteur et meilleur ami,

de Gluny, G. Balland,

ce 18 7*^^"^ 1655. Curé indigne de S* Mayeul.

Ma nièce, mon neveu et la Magdelon vous baisent les mains et à tous ceux de votre maison.

Monsieur, Je suis très joyeux de votre bon portement^ comme je le désire pour moi. Quand vous aurez le loisir vous me viendrez trouver pour faire nos comptes et pour hausser la pension de vos fils. Vous savez très bien que tout est cher, hors le pain et, sans eux, j'en ai deux autres à cinquante cinq écus par an. Mais je ne désire qu'ils sortent d'avec moi, faisant le profit qu'ils font de leurs études. Vous êtes si raisonnable que vous ne voudriez que je perde avec vous. En vous attendant je demeurerai. Monsieur, votre etc.,

Je, soussigné, confesse avoir reçu du sieur Alacoque deux louis d'or et un demi, deux écus d'or, une pièce de trente sols, un teston avec une pièce de quinze sols et cinq sols, six deniers, en tant moins de la pension qu'il doit pour ses enfants. Fait à Gluny, le 14^ jour du mois de novembre

G. Balland.

1. Jacques Alacoque, le pelit dernier, qui n'avait pas encore quatre* ans accomplis.

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