‹ Vie et œuvresChapitre 176 sur 265 · DE .MADAME DE SAINT-AMOUR, MARRAINE DE MARGUERITE A M. CLAUDE ALACOQUE · texte numérisé non relu

DE .MADAME DE SAINT-AMOUR, MARRAINE DE MARGUERITE A M. CLAUDE ALACOQUE

30 novembre 1653.

Monsieur mon Compère ^,

Je vous remercie de la peine que vous avez prise de m'envoyer l'obligation du dixme de la franchise. J'ai cherché par nos papiers si je pourrais trouver l'amodiation du bois de Botet : je ne l'ai pu trouver. Je vous en passerai telle quittance qui vous plaira, puisque nous en sommes payés et satisfaits, et cette vous pourra servir de quittance, et si elle ne suffît pas, j'en ferai une autre, ne souhaitant rien tant que de vous témoig'ner et à ma commère que je suis.

Monsieur mon compère,

Votre très humble servante,

M. DE Saint- Amour.

ce dernier de novembre 1653.

M« Claude Debresses, dans l'étude duquel s'employait François Alacoque, était en 1615 archiprêtre du Bois-Sainte-Marie. Il donne comme tel une quittance de ses droits synodaux à messire Jehan Alacoque, curé de Verosvres, le 3 mai 1625.

1. On donnait couramment à cette époque le nom de compère et de commère aux parents des enfants qu'on avait tenus sur les fonts du baptême.

Cette lettre est d'une grande et ferme écriture qui n'est pas sans analogie avec celle de la Bienheureuse. A comparer certains traits de plume on pourrait croire — ce qui serait fort naturel — que la nobl<> marraine donna les premières leçons d'écriture à sa filleule.

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