‹ Vie et œuvresChapitre 180 sur 265 · RECLAMATION · texte numérisé non relu

RECLAMATION

RÉniGKE PAU M'" DEBHESSES l'OlK lîAMK l'IIIMUUHTI-: LAMY.n'

^Km est de 1450 livres, deux sols, Toussaint Delaroche, ^■>ersonnier de feu M^ Claude Alacoque est imposé à ^■X'^'^Xl livres 2 sols (191 livres) qui se paieront sur leur P^omnuinion ; et, pour l'acquêt Pierre Petit, 37 sols (au ' total 192 1. 19 s.).

C'était, pour la moitié dudit Alacoque, 96 livres 9 sols, ^ix deniers.

Ledit x\lacoque, par le même rôle est imposé, en son particulier, en trois articles : sur le village de Verosvres, pour les acquêts par lui faits, à 23 livres 2 sols. Toute la cote audit rôle est de 119 livres 11 sols, 6 deniers. Par le rôle du 16 mars 1656, premier rôle départi en la paroisse de Verosvres, après la mort dudit M'^ Claude Alacoque, il est dû 753 livres 13 sols, qui est la moitié de l'autre, à environ 28 livres, 10 sols.

Sa veuve est imposée sur le village de Lhautecour en deux articles, à 42 livres, 17 sols et, sur le village de

i. Cette pièce n'est pas datée. I-Jle fut sans doute jointe au mémoire de M^ Claude Saulnier, avocnt de M'"*^ veuve Alacoque, «« mis en cour le 1''" juin 10:)7 ».

Verosvres, en quatre articles, à 21 livres, 14 sols. Et toutesses cotes, audit rôle, reviennent à 64 livres, 11 sols. Et pourtant, au pied du rôle ci-dessus de 1655, il ne lui fallait que 62 livres à tout prendre. Ainsi elle est encore surchargée de 51 sols.

Messieurs remarqueront, à la vue et lecture des deux rôles, qu'elle est imposée distinctement pour tous les acquêts qu'aurait faits son feu mari, sans exception.

Et, au lieu de soulager une veuve chargée de cinq enfants moindres qui ne font que faire grande dépense, qui même ne doivent point payer de tailles^, selon les arrêts, une veuve qui a perdu son mari qui travaillait et gagnait en sa profession et industrie, qui ne fait que faire dépenses, oii la surcharge de beaucoup, ce qui se voit par le rôle départi en 1657, reçu Deschisaulx, notaire royal, sur lequel elle est opposante. Et, conférence faite avec les rôles des deux, années auparavant, qui sont 1655 et 1656, vous verrez la surcharge extraordinaire qu'on lui a faite. Au lieu de la diminuer on la surcharge, en ce que le rôle étant de deux cent quarante deux livres, elle ne devait être imposée qu'à 22 livres, 8 ou 10 sols et on l'a imposé à 39 environ, qui est seize livres quelques sols de plus.

Car le rôle du mois de mars 1656 est de 753 livres, 16 sols (il avait dit: 13 sols, plus haut) et, à prendre au tiers, il y aurait encore ^ 27 livres par dessus ; et s'il n'y avait que

1. Imposition qu'on lovait sur les })ersonnes qui n'étaient paî^ nobles ou ecclésiastiques ou exemptées à quelque autre titre. 11 \ avait la taille personnelle perçue sur les facultés personnelles des contribuables et la taille réelle qui afTectait les biens eux-mêmes. Le mot vient de la coutume des gens ({ui ne savaient pas lire, ou même de certains fournisseurs, de faire des coches sur une petite taille de bois pour marquer ce qui est dû [LUI ré).

2. Il veut dire que 242 livres sont moins que le tiers de 75:} 1. iO sols. Et cependant, en prenant même ce chiffre pour le tiers^ l'imposition de Madame Alacoquc ne devait être que de 21 livres et quelques sols, puisqu'elle avait été imposée à 64 1. 11 sols sur le rôle de 753 livres 16 sols.

Page 1