‹ Vie et œuvresChapitre 202 sur 265 · I LA FAMILLE ET LE PAYS DE T, A BIENHEUREUSE · texte numérisé non relu

I LA FAMILLE ET LE PAYS DE T, A BIENHEUREUSE

acquêts il est constant (juils ont été faits depuis la transaction et que les habitants n'ont jamais reconnu autre possesseur des biens de Pierre Petit que ladite Lamyn, depuis que ledit Petit lui a vendu. VA (juand elle n'en jouirait pas eilectivement elle jouit de celui des héritiers Denis Auduc, pour lequel seul elle doit pour le moins ce qui est contenu aux cotes de ses acquisitions. Au regard de l'exécution, elle est fort bien faite puisque ladite Lamyn n'a rien payé ni consigné de tout ce qui est dans ses cotes, et partant ont persisté à leurs fins par provision.

Ladite Lamyn a dit qu'elle demeure d'accord qu'elle n'a été surchargée que de ladite somme de vingt sept livres, (juelques sols, pour les cotes qu'on lui a données, auxdits rôles, de ses biens anciens, ainsi que de ladite somme elle en doit être déchargée, les raisons déduites par lesdits collecteurs étant peu considérables pour empêcher ladite déduction, puisque ladite transaction n'a été passée qu'ensuite de la susdite sentence et pour terminer le procès qui était par appel d'iceux ; déniant avoir promis auxdits habitants de n'abandonner ladite paroisse ; avi contraire elle n'a jamais eu intention d'y demeurer plus longtemps, voyant les vexations que l'on lui fait ; déniant avoir aussi jamais eu aucune jouissance des biens dudit Petit, pour n'avoir été effectué le contrat d'acquêt par elle fait, par défaut de la ratification qu'en devrait faire la femme dudit Petit, de laquelle les biens proviennent, ou du moins sur lesquels elle a les assignaux * ; et même quand elle aurait eu la jouissance desdits biens, ce qui ne se trouvera pas, toujours pour ce regard elle ne serait imposable, d'autant que l'acquisition n'était faite que pour se payer de la somme de mille livres ou plus qui lui étaient dûs déjà par ledit Petit, avant ladite transaction. Ainsi elle aurait changé sa dette en fonds et, par ce moyen, ladite dette lui étant déjà avant

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