‹ Vie et œuvresChapitre 245 sur 265 · LA FAMILLE ET LE PAYS DE L\ IHEMTEUREUSE · texte numérisé non relu

LA FAMILLE ET LE PAYS DE L\ IHEMTEUREUSE

Gonneaud et Laui^raïul, Jean lîoliii, charpentier de la paroisse de Chang^y et lesdits syndics Jean Prost de la paroisse de Suin, tous deux charpentiers pour visiter ladite l)esojT^ne et après faire leur rapport par devant moi ; laquelle visite lesdits prudhommes ont faite et les ont fait vemr k cejourd'hui par devant moi, consentant de part et d'autre que lesdits prudhommes aient à faire leur rapport par devant moi, déclarant lesdits syndics qu'ils se veulent arrêter et demeurer au rapport desdits prudhommes, sans autre procès. Et lesdits Gonneaud et Lau^rand ont dit aussi qu'ils s'en arrêtent à ce que lesdits prudhommes en diront, sans autre procès ; desquels réquisitions et déclarations et consentements ci-dessus j'ai octroyé acte et, en la présence desdites parties, j'ai pris et reçu le serment desdits Belin et Prost, prudhommes agréés. Et après les parties rétirées, lesdits Belin et Prost m'ont unanimement dit et rapporté, après lecture du prix fait reçu Alacoque notaire royal, le dix huitième mai dernier, qu'ils ont trouvé que le tirant proche les cloches avec sa ramure toute neuve ont été faits, mais qu'il manque deux sablières avec les contrehausses et lesquelles sablières et contrehausses ils doivent remettre, ei faut que les sablières entrent un demi pied dans les murailles du clocher. Et faut que le tirant soit en queue d'aronde, et toutes les contrehausses viendront de l'un des tirants à l'autre. Et faut que les contrehausses entrent dans les murailles d'un demi pied ; d'autant que lesdits Gonneaud et Laugrand ont coupé les sablières. Il faut qu'ils en mettent d'autres au même lieu. Disent aussi que les arêtiers du chapiteau ne sont pas bien faits et qu'il les faut refaire : qui est tout ce qu'ils ont dit, fors que la première aiguille n'est pas bien en son endroit pour tenir le faîtier droit et la troisième aiguille est trop courte de dix pouces et ne tient rien, laquelle troisième aiguille n'est pas du marché à moins qu'elle ne se trouve recoupée par eux autrement. Cette troisième aiguille n'est pas de leur fait. Et

n'ont signé, pour ne le savoir : enquis. Duquel rapport j'ai fait lecture auxdits syndics et auxdits Gonneaud et Laugrand. Lesquels syndics ont protesté que faute de faire promptement la besogne à la forme du rapport il arriverait du mal à leur clocher, soit pour le bois, soit pour les murailles, d^en répéter tous les dépens, dommages et intérêts contre lesdits Gonneaud et Laugrand, même de répéter les dommages, intérêts et dépens que les couvreurs, qui ont le prix fait du couvert, prétendent ou prétendront, faute de pouvoir couvrir, de les rejeter sur lesdits Gonneaud et Laugrand et de tous les dépérissements qui arriveront et des protestations au contraire. Dont et de quoi j'ai octroyé acte et n'ont tous signé, ^ni les parties, ni les prudhommes pour ne le savoir : Enquis. Signé Debresses, notaire royal.

Pour lesdits syndics Par moi notaire royal,

Debresses.

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