‹ Vie et œuvresChapitre 44 sur 265 · Annales manuscrites du Monnslrre, t. I^»", pp · texte numérisé non relu

Annales manuscrites du Monnslrre, t. I^»", pp

LA VISITATION DK PARAY lSr>

n'v aient toujours une très gramlc disette du secours spirituel et temporel requis et nécessaire i\ une maison relii^ieuse. Mais puisque ceux de (jui elles dépendent trouvent bien qu'elles persistent là, je m'en décharge et en laisse le soin à la Providence de Dieu '. »

Un peu plus tard, au mois de mai de cette même année 1629, la sainte écrivait à la Mère Catherine-Charlotte de Crémaux de la Grang^e, supérieure du monastère de Bellecour : « ... Puisque, ainsi que vous dites, ces deux bons Révérends Pères persévèrent à croire que ce lieu-là — Paray — est propre pour un de nos monastères, de bon cœur j'acquiesce à leur sentiment que je sais être bon et solide, comme venant d'âmes auxquelles je crois que l'Esprit de Dieu réside -. »

11 est évident qu'en soutenant si résolument le maintien de la fondation de Paray, les Pères Jésuites étaient éclairés d'en haut. Toujours est-il que la Visitation demeure à jamais heureuse et reconnaissante de leur devoir, après Dieu, la conservation de ce monastère, sur lequel le Cœur sacré de Jésus avait des desseins de si grande miséricorde et où le Sauveur se plut à révéler à son humble Servante Marguerite-Marie le choix spécial qu'il avait fait de la Compagnie de Jésus et de la Visitation, pour promouvoir dans le monde la dévotion à son Cœur adorable.

Quelques années après sa fondation, la Communauté de Paray s'augmentant toujours, le local qu'elle occupait devint forcément trop étroit. Les Révérends Pères Jésuites proposèrent à la Mère Anne-Eléonore de Lingendes — professe de Bellecour et alors supérieure à Paray — de faire un échange de leur maison avec celle qui ne suffisait plus à la Visitation. Tout étant réglé, les permissions obtenues du

1. Lettre CMXX, t. VI des OEuvrea de sainte Chantai, p. 200. Édition authentique, publiée par lei'^'' monastère d'Annecy. l*aris,

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