Circulaire du l*^'' mars
LA VISHAIION 1)K PAIIAV 193
nuinautés tlo notre saint Ordre el d'autres encore s'v associèrent. Nous conservons en nos Archives deux des feuillets du premier registre d'inscriptions de ladite Confrérie, où Ton compte au moins trente noms ou signatures des membres de l'illustre Compagnie de Jésus, enrôlés, dès ces premières années, dans cette dévote milice à l'honneur du Cœur de Xotre-Seigneur. Plusieurs ecclésiastiques et personnes séculières voulant tous glorifier le divin Cœur, lui être sacrifiés jusqu'à leur dernier soupir et recevoir enfin la grâce d expirer dans ce Cœur miséricordieux, entrèrent également dans cette association, dont le but principal est de réparer les outrages que reçoit le Sauveur Jésus exposé dans le très saint Sacrement de l'autel ^ » Le nombre des associés alla toujours grossissant.
Au dedans du Monastère, le premier petit oratoire dédié au sacré Cœur, dans le corps de bâtiment appelé le Nazareth et la grande chapelle du jardin étaient toujours très fréquentés. A cette dernière, la Communauté se rendait souvent en pèlerinage. Les premiers vendredis du mois devinrent bientôt des jours sacrés, particulièrement chers à la pitié de toutes.
La permission de faire dire la messe du sacré Cœur dans l'église du couvent, le vendredi après l'octave du saint Sacrement, fut enfin accordée par les supérieurs ecclésiastiques en 1713 ; toutefois, elle ne fut étendue à tout le diocèse d'Autun qu'en 1721 — ce qui vérifiait une prophétie de la Bienheureuse ; car elle disait souvent que ce diocèse serait le dernier à honorer le divin Cœur 2. Mais, à côté de cela, elle avait prédit que la fête du sacré Cœur « serait, un jour, aussi solennelle que celle du saint Sacrement ' )). Paray l'expérimenta en cette année 1721, où la journée du vendredi 20 juin fut magnifique.
i. Annales manuscrites du Monastère, t. I, pp. 11S-H9.