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Circulaire du 10 juillet

force fut de franchir le seuil de cette maison sainte. Pendant la nuit, un prêtre avait pu venir dire la messe et communier toute la Communauté ; les saintes hosties furent consommées, car le district devait, dès le lendemain, s'emparer des vases sacrés et de la cloche du couvent.

Après le très saint Sacrement, le plus précieux trésor de la maison était bien le corps de la Servante de Dieu, Marguerite-Marie Alacoque. Il fallait, avant tout, veiller à la conservation des saints ossements et choisir celle des sœurs à qui on en remettrait la g-arde. On les confia d'abord « à sœur Marie-Anne-Félicité Lorenchet, dont la famille habitait proche le monastère. Mais cette religieuse ayant dû se rendre à Beaune, son pays natal, elle laissa le dépôt sacré à sœur Marie-Thérèse Petit. C'était le remettre entre bonnes mains. La sœur Petit, qui appartenait à une très honorable famille de Paray, n'était pas de nature à trembler en face du danger. Aussi ne crut-elle pas devoir cacher les deux petites châsses de bois dont la Providence venait de l'établir gardienne : l'une, contenant les ossements de la Vénérable Sœur Alacoque — l'autre, ceux du Père de La Colombière ^ Quand les Municipaux faisaient des visites domiciliaires chez elle, la sœur Petit, leur montrant les deux châsses, disait sans mystère : « Voilà mon trésor ^ je vous défends d'y toucher! » On lui obéissait. - »

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