‹ Vie et opinions de Tristam ShandyChapitre 145 sur 331 · CHAPITRE CXXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE CXXIII

Ma mère suivait avec beaucoup de précaution dans l’obscurité le passage qui menait au parloir, comme mon oncle Toby prononçait le mot femme. — Ce mot1 2 a par luimême un son aigre et perçant, et Obadiah avait aidé à la

1 Do pat le docteur Ferriar, il est fait savoir au lecteur que ceci est emprunté à l'Essai sur la mort par Bacon. Décidément Sterne n’est pas un éroilit, à moins que ce ne soit l'élre que de si bien connaître Burlon, lord Verulàm, Rabelais, etc., etc.

(.Vote du traducteur.)

’ En anglais, t eife. ( A’oîc du traducteur )

3ift VIE ET OPINIONS

chose on laissant la porte un peu entr’ouverte, de sorte que ma mère en entendit assez pour s’imaginer qu’elle était le sujet de la conversation : posant donc son doigt en travers de ses lèvres, — retenant sa respiration, çt penchant un peu la tête, en se tordant le cou — (non pas vers la porte, mais à l’opposé, au moyen de quoi son oreille se rapprocha de la fente) — elle écouta de tout son pouvoir : — l’esclave qui écoute, ayant derrière lui la déesse du Silence, n’aurait pas fourni une meilleure idée pour (une pierre gravée.

Je suis décidé à la laisser cinq minutes dans cette attitude, — jusqu’à ce que j’aie ramené les affaires de la cuisine (comme Rapin celles de l’église) au même point.

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