CHAPITRE XIII
Il y a si longtemps que les lecteurs de cette rapsodie ont quitté la sage-femme, qu’il est grandement l’heure d’en, reparler, ne fût-ce que pour leur rappeler que la créature est encore au monde ; et cette fois, autant que je puis juger de mon plan pour le moment , je vais la leur présenter tout de bon; mais comme un nouveau sujet peut se lever sur mes pas, et qu’il peut survenir entre les lecteurs et moi- bien des affaires inattendues, qui demandent à être expédiées promptement, — il était bon de prendre soin que la pauvre femme ne se perdît pas pendant ce temps là ; — car lorsque nous en aurons besoin, il n’y aura pas moyen de nous en passer.
Je crois vous avoir dit que cette bonne femme n’était pas une personne d’une médiocre considération et conséquence dans tout notre village et dans la commune; — que sa réputation s’était répandue jusqu’à la dernière extrémité et circonférence de ce cercle d’importance que tout être vivant, qu’il ait ou non une chemise sur le dos, — a autour de lui ; — et ce cercle,* par parenthèse, toutes les fois qu’il est dit que telle personne est d’un grand poids ou importance dans le monde, — je prie l’imagination de votre W orship de l’agrandir ou de le resserrer, en raison composée du rang, de la profession, du savoir, des talents, de la hauteur et de la profondeur ( en mesurant dans les deux sens), du personnage amené devant vous.
Dans le cas présent, si je me souviens bien, je l’ai fixé à environ quatre ou cinq milles; ce qui non-seulement comprenait toute la paroisse, mais s’étendait à deux ou trois des hameaux adjacents sur les confins de la paroisse voisine, ce qui ne laissait pas que d’être considérable. Je dois ajouter qu’elle était, en outre, très-bien vue dans un grand manoir, et dans quelques autres maisons et fermes çà et là, à deux ou trois milles, comme j’ai dit, de
la fumée de sa propre cheminée. Mais je dois ici, une
fois pour toutes, vous informer qife tout ceci sera .plus exactement tracé et expliqué dans une carte qui est en ce moment aux mains du graveur, et qui, avec beaucoup
d’autres pièces et développements de cet ouvrage, sera ajoutée à la fin du vingtième volume, — non pour enfier l’ouvrage, — j’ai horreur d’une telle pcn6éc ; — mais par voie de commentaire, scholie, illustration et clef de tous les .passages, incidents ou allusions qui seront jugés soit n’être susceptibles que d’une interprétation individuelle, soit avoir un sens obscur ou douteux, après que ma vie et mes opinions auront été lues( n’oubliez pas ici la signification
du mot) dans le monde entier : ce qui de vous à moi
et en dépitde messieurs les faiseurs de revues de la Grande- Bretagne, et de tout ce que leurs IV orships entreprendront d’écrire ou de dire contre, — je suis déterminé à réaliser. — Je n’ai pas besoin de dire à votre JVorship que tout ceci est confidentiel.