‹ Vie et opinions de Tristam ShandyChapitre 181 sur 331 · TE ET OPINIONS · texte numérisé non relu

TE ET OPINIONS

l’humide radical n’est autre chose que de l’eau de fossé ;

— et que le chaud radical de ceux qui en peuvent sup-

porter la dépense, est de l’eau-dc-vie brûlée : — le chaud et l’humide radical d’un simple soldat, sous le bon plaisir de vos Honneurs, n’est que de l’eau de fossé — et une goutte de genièvre : et donnez-nous-cn assez, avec une pipe de tabac, pour ranimer nos esprits et chasser les vapeurs, — nous ne savons pas ce que c’est que de craindre la mort.

Je suis fort en peine, capitaine Sbandy, dit le docteur Slop, de déterminer dans quelle branche de connaissances votre domestique brille davantage; si c’est en physiologie ou en théologie. Slop n’avait pas oublié le commentaire de Trim sur le sermon.

Il n’y a qu’une heure, répliqua Yorick, que le caporal a passé son examen de théologie, et qu’il s’en est tiré avec beaucoup d’honneur.

Le chaud et l’humide radical, dit le docteur Slop en se tournant vers mon père, sont, il faut que vous le sachiez, la base elle fondement de notre existence, — comme la racine d’un arbre est la source et le principe de sa végétation. Ils sont inhérents à la semence de tous les

animaux, et peuvent se conserver par plusieurs moyens ; mais principalement, à mon avis, par les consubstantiels, les imprimants et les occludants. — Or, ce pauvre garçon, continua le docteur Slop en désignant le caporal, a eu le malheur d’entendre quelque discours superficiel d’empirique sur ce point délicat. Pour cela oui, — dit mon

père. Bien probablement, — dit mon oncle Toby. —

— J’en suis sûr, — dit Yorick.

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