CHAPITRE CCXIII
Si j’étais en position de stipuler avec la Mort, comme je stipule en ce moment avec mon apothicaire, comment et où je prendrai son elystère, — je m’opposerais certainement à ce que ce fût devant mes amis : aussi jamais je ne pense sérieusement au mode et au genre de cette grande catastrophe, lesquels en général occupent et tourmentent ma pensée autant que la catastrophe même, — sans tirer constamment le rideau dessus en formant le vœu que le Dispensateur de toutes choses permette qu’elle ne m’arrive pas dans ma propre maison, — mais plutôt dans quelque auberge décente. — Chez moi, je le sais, — le chagrin de mes amis, et les derniers services de m’essuyer le front et de rajuster mon oreiller, que me rendra la main
1 Voir Lq livre de poste français, page 36, édition de 1762. [Note de l'auteur.)
tremblante de la pâle Affection, me crucitieront tellement I’àme, que je mourrai d’un mal dont mon médecin ne se doute pas ; — mais dans une auberge, le peu de froids offices dont j’aurais besoin seraient achetés avec quelques guinées, et me seraient rendus avec une attention impassible, mais ponctuelle1 mais prenez garde : — cette
auberge ne devrait pas être celle d’Abbeville ; — quand il n’y aurait pas d’autre auberge dans l’univers, je rayerais celle-ci de la capitulation : ainsi Que les chevaux soient à la chaise à quatre heures précises du matin. Oui, à quatre heures, monsieur, — ou
par Geneviève! je ferai dans la maison un tapage à réveiller les morts.