FIDON LA TRISTE SSA
DE TRISTBAM SHANDY. 481
Les nymphes entrèrent à l’unisson, et leurs bergers à l’octave au-dessous.
J’aurais donné un écu pour voir cette fente recousue. — Nannettc n’aurait pas donné un sou, — viva la joial était sur ses lèvres : — viva la joia! était dans ses yeux. — Une étincelle passagère d’amitié traversa l’espace qui nous séparait. — Quel air aimable! — Pourquoi ne pas vivre et finir mes jours ainsi ? Juste dispensateur de nos joies et de nos chagrins, m’écriai-je, pourquoi un homme ne pourrait-il pas se fixer par ici au sein du contentement, — et danser, et chanter et dire ses prières, et aller au ciel avec cette fille brune? Elle penchait capricieusement la tête de côté; sa danse était insidieuse. — Il est temps d’aller danser ailleurs, dis-je; changeant donc seulement de partners et d’orchestre, je dansai de Lunel à Montpellier — de là à Pézenas et Béziers — je dansai à travers Narbonne, Carcassonne et Castelnaudary, jusqu’à ce qu’enfin ma danse m’amenût dans le pavillon de Perdrillo, où tirant un papier rayé de noir afin de pouvoir aller droit, sans digression ni parenthèse, dans les amours de mon oncle Toby, —
Je commençai ainsi