‹ Vie et œuvres de J.J. RousseauChapitre 51 sur 51 · VIE · texte numérisé non relu

VIE

d'abord par Wordsworth, et pub par Dickens. En France, Victor Hugo entre autres s'en fit le porte-voix éloquent, et par lui vraiment l'idée devint européenne. Dès ses premières œuvres, par exemple son Ode à Louis XVII, et dans son Derniers 5 Jours d'un Condamné, il avait a£Qrmê le caractère sacré de l'enfance ; il en était pénétré dans des oeuvres aussi diverses que les beaux chants lyriques sur la mort de sa ûlle (les Pauca Meae), et son gigantesque roman des Misérables, où il a les deux délicieux types de Coselte et de Gavroche; dans sa vieillesse on retrouve cette 10 préoccupation encore dans l'Art d'être Grand-Père, et dans cette puissante histoire Quatre-Vingt-Tretze.

On penserait qu'à mesure que les idées de Rousseau devenaient plus familières au monde, on eut moins besoin de lire ses écrits. Ce n'est pas ce qui arriva cependant, puisqu'à la fin du XIX""

iS siècle et au commencement du XX°" encore, c'est très souvent autour du nom de Rousseau que se livrent les grandes batailles d'idées. C'est ainsi que Brunetière et Lemaitre, Maurras et Srillière, et maint autres contemporains voient en Rousseau l'homme responsable des tendances qu'ils combattent. En

îo Amérique même, plusieurs écrivains ont formulé leurs critiques sévères aux idées démocratiques en maudissant Rousseau. Rien ne montre mieux que ces faits l'importance de lire Rousseau. VtJtaire et les autres auteurs du XVIII"* siècle, même Montesquieu et Bufion, sont morts, Rousseau' seul semble demeiurcx

as vivant.

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