‹ Vie populaire de Saint Thomas d'Aquin [microforme]Chapitre 1 sur 8 · Vie populaire de Saint Thomas d'Aquin [microforme] · texte numérisé non relu

Vie populaire de Saint Thomas d'Aquin [microforme]

dissanee et premic Fdueati on de saint Thomas, Son illustre famille, Les seigneurs d'autrefois et leurs chateaux, 12211299,

Saint Thomas naquit à la fin de l'année 1224 a château de la Roche-Aride, dans ln paroisse d'Aquin, en ftalie à qu rte lieues environ au sudeest de la ville Rome,

Sa faunille était scigneuresse de Le droit et Pune des plus emsidérabies du pays Depuis ! metemps, elle comptait des membres dans les principales charges et dignité On va jusqu'à attiemer que saint Thomas ‘est presque le se de cette haute lignée qui n'ait été ni général d'armée, ni Viceroi ni ambassadeur, ni ministre des rois ou des empereurs En effèt, il n'a ét vien de cela, mais il fut ne macablement davantage. On peut ajouter que sans lui sa faunille serait aujourd'hai complètement ignorée

A cette époque, les sciuneurs n'étaient nullement ce

qu'on les a connus en Conde. ei, ils out été de Simples colo

nisateurs, souvent adonnés eux-mêmes À lasrieut re, à

bus, ils étaient des sortes de petits princes, indépendants les uns des autres et ne se reconnaissant sous ln juridietion de quelque roi ou empereur qu'avec bien des restrictions. La moindre contestation les portait à lever l'étendard de In révolte contre cotte autorité : plus fréquemment is étaient AUX prises entre Voisins,

C'est ce qui explique les fortitications et le site de ln plupart de leurs manoir au sommet de quelque montiente peu accessible, comme des nids d'aigh Telle était ln résidence de ln famille d'Aquin.

Le père de «tint Thomas se nonmnit Landolphe et su mère Théodore ; de leurs six enfants notre bienheurenx était le plus jeune, Ses deux fri

es Landolphe et Raynald ont été officiers d'armée et sont morts à In guerre, Une de ses soœurs a été tuée en bas âge par la foudre tout près de son berceau : les deux autres sont Murosie et Théodore : la première est devenue Bénédietine et supérieure de son couvent, l'autre s'est sunctitiée dans l'état du mariage,

Un de ses oncles, frère de son père, était, à une faible distance du château, supérieur de l'abbaye du Mont-Cassin, le plus important monastère de cette partie de l'Europe. De plus, saint Thomas était le neveu de l'empereur d'Allemagne et petit cousin de saint Louis, roi de France.

A un éafant d'une si illustre famille S'imposait une formation particulièrement soignée : elle commença naturellement sous la direction de lu mère, Celle-ci, pieuse d'ailleurs,

inculqua aisément au cœur de son tils les premiers éléments

de l'amour de Dieu, Mais se sentant incapable de répondre seule aux desseins de ln divine Providence sur l'objet de su sollicitude, elle prit arrangement avec les Pères du Mont Cassin pour le leur confier,

Saint Thomas partit ainsi pour toujours de la maison paternelle à l'âge de cinq ans.

Dee rmrmatiure

D ee—ermatiure

NUINT OTHOMAN D AGQUIN a ,

Les études de sine Phones au Mont-Cussin ainsi qu Naples, Son esprit sérieux et si piété précoce, Son entrée chez les Donni nicains, 1220-1242,

Al

eh suivre

ee du Mont-Cassin, suit Thomas trop jeune pour

les classes régnliores, ent d'abord quelques années

SON précepteur privé. On rapporte quil protitu de l'enseigne

ment de cette institution au-delà des plus léy

titues esperan

ces, se distinguant surtout par une piété angélique, Dès lors

malgré ses sept ou huit ans seulement, il consternit maintes fois jusqu'à deux heures consécutives à la pricre dans ses moments de loisir,

Cette piété précoce étonne, quan on ne réfléchit pus aux grâces de choix dont Dien prévient se saints 1 leur donne rovalement, mais c'est pare quil en attend beaucoup. Ces privilégiés ont done autant à travailler et à lutter que les sine ples fidèles. Toutefois Nils correspondent, ils jett plus d'éclat, Cest leur destinée de servir de flunbeanx aux tres, tandis que ceux-ci sans attirer l'attention n'ont qu'à les imiter pour atteindre à lt même hanteur peut-être. Elle est tout aussi consolante que la leur cette vocation de Ja masse des chrétiens qui opèrent leur salut sans bruit, duns l'ombre, mais qui n'y réussissent pas moins uieacement, S'ils le veulent.

Or, suint Thomas était prédestiné à guider dans l'Eglise de Dieu par su doctrine et ses exemples. Le Nonvernin Mai-

tre, à cette tin, le favorisa d'une manitre exceptionnelle, et

l'enfant choyé répondit comme pas un aux libéralités dix inus, Après cela, n'ont point lieu de surprendre les merveilles qui remplissent l'existence de notre bienheureux.

Quand'il eut véeu éiny ans avec avantage sous Bt conduite des Bénédietins du Mont ‘assin, son oncle, leur prieur, conseil au pere d'envoyer l'écolier à l'université de Naples : ce qui fut exécuté.

A Naples, charmant Pays peu éloiuné d'Aquin, la jeu-

nusse ét

tfrivole, énormément plus attachée au plaisir qu'aux livres. Après le collèce à Ja discipline sévère, Funiversité avec ses pensions dispersées par la ville, ses seuls cours à suivre, offruit de sérieux dangers et la plupart 4 suecombaient. On ne se soumettait joumellement qu'au strict nécestait la

saire afin de sauver les äpparences : pour le reste,

liberté dégénérant parfois en libertina:

Cette atmosphère malsaine pour la vertu n'exerça tontefois aucune influence sur stint Thomns. 1 était venu pour étudier et il étudii. Ses récréations il les passait d'ordinaire

ages, dans des églises où des con versi-

dans de pieux péleri tions éditiantes avec des religieux. Aussi ses talents supérieurs, S'épanouiseunt suns obstacles, lui pérmirent.ils d'être le plus brillant des quatre à cinq cents jeunes gens qui étaient censés bénéticier de l'institution.

6 termina ses cours au complet en huit ans.

Ses parents. qui avaient constamment dirier son éduc

tion vers un but déterminé d'avance dans leur esprit, s'étaient

Singulicrement réjouis de ses snceis, Maintenant selon leurs

désirs il était des mieux préparés à devenir Bénédictin comme

ses anciens maitres, En conséquence ils sé

ient probablement assurés pour lui de la succession de son oncle dans le gouvernement de leur principal monastère an Mont-Cassin.

Grosse ambition que celle-là, à laquelle néanmoins Ja noblesse

d'alors ne voyait pas grand mal : mais pouvait-elle sourire à un saint / Sur la tin de ses études, saint Thomns. également préoc-

cupé de la question de son avenir. allait plus assiduement

RE ——— fe

Page 1