LA FUITE EN EGYPTE - CALVAIRE DE GUIMILIAU
DETAIL DU (Finistère).
Ce Calvaire de la fin du xvr° siècle, qui est le plus remarquable des Calvaires bretons et le plus riche en personnages, affecte la forme d'un piédestal à arcades basses supportant une plate-forme sommée d’une croix, Sur les quatre faces court une frise sculptée retraçant les différents épisodes de l'Enfance et de la Passion du Christ. Cette illustration populaire et anachronique des Evangiles est d’une naïveté charmante.
Bibl. — Chanoine ABGRALL. Les Croix et les Calvaires du Finistère. Bull. mon. 1902, - P. GRUYER. Calvaires bretons. Paris. 1921. - Henri Waquet. L'Art breton. Grenoble. 1933.
68. RANGEE D'APOTRES EN GRANIT. CAL- VAIRE DE PLOUGASTEL-DAOULAS (Finistère). 1602.
Ce Calvaire monumental, situé près de Brest, est, comme le prouvent les statues de. saint Sébastien et de saint Roch, un exvoto érigé à la suite d’une épidémie de peste qui avait sévi en 1598.
La plate-forme est surmontée de trois croix dont les traverses sont surchargées de personnages. Autour de la croix du Christ, planent des anges qui recueillent le sang de ses plaies dans des calices : sur le croisillon supérieur sont juchés deux cavaliers dont l’un est saint Longin qui met sa main en abat-jour au-dessus de ses yeux malades, tandis que le croisillon inférieur sert de perchoir à la Vierge et à saint Jean.
69. LE PORTEMENT DE CROIX - DETAIL DU CALVAIRE DE SAINT-THEGONNEC. 1610.
Ce Calvaire, qui s'incorpore dans un ensemble comprenant une église, une chapelle /
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funéraire, un ossuaire, est moins important que ceux de Guimiliau et de Plougastel.
Mais son ordonnance est la même. Au-dessus d’un massif de maçonnerie, autour duquel se déroulent les scènes de la Passion, s'élèvent trois croix dont les branches supportent plusieurs figures : les deux cavaliers, la Vierge et saint Jean. Au socle est adossé saint
‘Thégonnec, patron des bestiaux, conduisant
un bœuf qui transporta dans un chariot des pierres pour la construction de l’église.
Le groupe du Portement de croix avec le Christ écroulé sous le poids de la croix, qu’un des bourreaux qui le tient par une énorme corde piétine sans pitié, résume bien cet art populaire attardé, qui tourne involontairement à la caricature.