‹ Vienne-MignonChapitre 35 sur 91 · PÉRÉGRINATION DANS VIENNE · texte numérisé non relu

PÉRÉGRINATION DANS VIENNE

Intérieur de la Ville.

De quel côté que le voyageur s'approche de Capitale de l'Autriche, ce qui frappe d'abord ses regards et lui annonce le terme de son voyage c'est le vénérable Dôme de St. Etienne, dont la tour svelte et élancée domine toute celle mer de bâtiments — le plus célèbre monument de Vienne mérite sans doute et sans exception la première visite de l'étranger' quiconque au surplus ne connaît Vienne que d'oui dire, connaît au moins de nom l'Eglise de St. Etienne et le place qu' elle occupe parmi les monuments gothiques les plus grandioses du monde; les proportions colossales de ces tours et de ces murs brunis par le temps imposent à celui qui est le plus indifférent aux beautés de tous les styles d'architecture et à tous les souvenirs historiques, et celui que la curiosité seule a engage a voyager, doit pourtant avant tout avoir vu la plus haute tour ( 4 36' 5" M. de Vienne) reposant sur le sol allemand.

Nous necroyons donc pas faire faire un détour à celai , qui se confiera à notre guide en l'engageant à diriger " d abord ses pas sur la place de St. Etienne et de la°™ïe enCer £a pr0menade et son inspection da

nr , v; En c °^ervant une partie de l'Eglise paroissi originaire du 12. siècle, le Dôme fut bâti de ,3oo a LÀaI cest P° u ^ uoi nou s retrouvons encore dans la façade occidentale et le péristyle les formes romanes

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appliquées à l'édifice gothique. La démolition du choeur fut commencée en i3oo — i3io par l'Archiduc Albrecht. L'Archiduc Rodolph IV continua la bâtisse et posa en i35g les fondements de la nef et de la haute tour du côté du sud. La nef fut terminée en 1446 et la haute tour en 1433. En 1450 on commença à poser les fondements de la seconde grosse tour dont l'édification inachevée cessa en i5Ô2. Le premier plan pour la construction du dôme est attribué à Maitre Wen^ta de Klosterneubourg.

Depuis l'année i853 on a travaillé presque sans interruption à la restauration du Dôme dont l'Etat et la Commune font les frais. Les pignons régnant à l'extérieur de l'Eglise le long de la nef furent bâtis, en 1864 on posa un nouveau chapiteau sur la grande tour qui fut ensuite entièrement restaurée du haut en bas. A l'intérieur du Dôme entre les deux choeurs latéraux on rétablit la voûte dans sa forme originaire. De i853 à 1862 l'architecte L. Ernst , dirigea les travaux de restauration ; après sa mort, le Professeur Frédérich Schmidt une des premières autorités dans le domaine du gothique fut chargé de ces restaurations et les dirige actuellement. L'église compte dans sa longueur 342 pieds, sa largeur dans le milieu de la nef 33y 2 et la hauteur de celle ci est de 86 (M. de Vienne).

Faisons maintenant le tour de l'édifice. Du côté de l'ouest se trouve la Riesenthor (Porte des géants) qui s'ouvre seulement à l'occassion de grandes solennités religieuses, les deux Heidenthùrme (tours payennes) et les nombreuses sculptures datant de l'époque romane, méritent d'attirer l'attention, du côté du sud à côté de la première entrée, la Singerthor se trouve un tombeau que jusqu'à présent on a faussement attribué à Nithard Fuchs. Viennent ensuite le péristyle de la tour ainsi que la Primthor et le choeur entouré de tombeaux ; parmi les hasreliefs on remarquera le premier qui représente le Christ prenant congé des saintes femmes (i5 siècle). Au coté nord la chaire du moine franciscain Capistran (1456) tout à côté, l'entrée de la nouvelle crypte. L'entrée du

péristyle de la tour du nord non terminée est nom-' mée Adlerthor (porte de l'Aigle), la seconde Bischof- Thor (porte de l'évêque). Entrant par la première, nous arrivons à la Barbara-Capelle (Chapelle de Ste Barbe). Autel gothique votif en mémoire de la con servation de l'Empereur François Joseph (i853); ens.uitf dans le Frauen-Chor (Choeur des femmes) orné d'un tombeau sur le couvercle du quel des figures de grandeur naturelle aux quelles on vent faire repré- 5 senter tantôt le Duc Rodolph IV et son épouse, tantôt le Duc Albrecht III ; ensuite dans le Hauptchor- (Choeur principal) a gauche l'autel de St. Jean de Népomuk, au milieu le grand autel de marbre noir, à droite l'autel de St. Charles Borromée ; des stalles richement sculptées du i5. siècle. Des fenêtres a vitraux coloriés, deux seulement sont ancienn... Devant les gradins de l'autel, se trouve la piern recouvrant l'ancienne crypte de princes (depuis enviroi 200 ans, il n'y a que les entrailles des membres di la maison régnante qui soient déposés dans St. Etienne, mais les corps sont transportés dans la crypte de: Princes chez les Capucins). En fin le Thekla-Choi (Choeur de Thecla) avec le magnifique tombeau de l'Empereur Frédérich IV devant ce monument se trouve aussi à raz du sol une pierre tumulaire ei mémoire du Bourgmaitre Vorlauf et des trois Con seillers qui avec lui furent décapités pendant la guern civile (1408) (Dans le voisinage du Hohenman existe une rue nommée Vorlaufgasse). Les fenêtres ce choeur sont ornées de vitraux modernes, do: ceux qui forment la clôture du choeur furent exécuti d'après les dessins de Fûbrich ; ceux à côté furei exécutés en 1864 en mémoire de la guérison di Bourgmaitre Dr. Zelinka, d'après un dessin du pein Klein, tous les quatre aux frais de la Commune, suivant, ensuite d'une fondation de 1868 par feu Dr. Bourgmaitre Zelinka, et le sixième aussi ensuit, d une fondation 1870 par feu le Conseiller Municipal Krones, également d'après les dessins du peintre Klein, et exécutés par le peintre sur verre Geyling. Dans If

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Le Dôme de St. Etienne.

Guide mignon de Vienne.

péristyle de la tour du sud se trouve la chapelle de " Catherine (Catharinen-Capelle). D'ici on arrive dans la tour; au second étage se trouve la grosse cloche (le bourdon) posée en 171 1, puis le logement du gardien; du haut de la tour i663 Rudiger v. Starhemberg observa les Turcs assiégeants, et plus tard en Octobre 1848 Wenzel Messenhauser, les secours attendus de la Hongrie ; dans la pyramide supérieure se trouve la cloche d'alarme (1453), de là on a une ■ vue très -étendue et très -utile pour s'orienter dans Vienne.

Au milieu de la nef, à droite venant du choeur se trouve la chaire, ouvrage de Maitre Pilgram r5i 2 au côté nord de la nef la Tirna-Capelle avec le monument (Pyramide) du prince Eugène de Savoie. A côté de la Tirna- et Eligius-Capelle (chapelle de Tirna et d'Ehgius) se trouvent deux anciens élégants autels à conserver le Ciboire. A l'ouest (au dessus de la Riesenthor) est le grand orchestre dont on ne se sert plus et sous le quel se trouve un corridor conduisant aux Heidenthûrme. Le grand orgue exécuté par J. Neuhauser 1720, contenant 3 2 registres. Sous le Dôme sont les catacombes dont l'entrée est permise en se faisant annoncer à la barraque des constructeurs. On doit payer 1 fl. par personne pour 1 éclairage; cependant le nombre des visiteurs doit être assez nombreux pour compléter la somme de o n.

Pour ce qui est de l'ancienne physionomie de la place St. Etienne il est caractéristique, que jusqu'à l'année 1792 existait devant la façade de l'ouest un rang de bâtisses en partie de plain pied formant la clôture de la place de ce côté la et masqu ant la façade. Les entrées dans la place se trouvaient aux deux côtés des maisons et fermées par des portes particulières. Par ces portes on arrivait sur la place de la Schulerstrasse et de la Singerstrasse. Sur la place même se trouvait le cimetière qui fut déjà aboli par l'Empereur Joseph U en i 7 83. L'Empereur François I utilisa pour rendre la place libre et l'embellir en éloignant le cimetière et abattant les maisons sus mentionnées, une somme de 16.000 que les bour-

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Le Palais Impérial.

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geois avaient destinés à l'érection d'un arc de triumphe à ~ l'occassion du retour du Monarque. Parmi ces maisons et vers la Stock-im-Eisen-Plat-{ se trouvaient aussi l'ancienne Chantrerie que le célèbre Albrechtsberger avait habitée de son vivant, et la boutique bien connue du bouquiniste Binz. Appuyée sur'les derrières de la Chantrerie, entourée d'un cimetière du côté du sud-ouest était l'ancienne Eglise de Madelaine (Magdalena- Kirchej qui brûla le 12 Septembre 1781. Jusqu'à l'année 1700, était élevé transversalement à la rue et aboutissant aux maisons • de la Brandstatte le Heilthumsstuhl (Tribune des reliques) d'où chaque année au temps de pàques on montrait les reliques au peuple. Il était pourvu d'un passage.

La Place SL Etienne est bornée au nord par le Palais archiépiscopal (Place St. Etienne 7 et Rothenthurm-Strasse 2) bâti de 1 63a à 1 641. Au premier étage se trouvent les appartements de l'Archevêque; une parue de la salle de réception est ornée de copies d'après Raphaël. Au second étage sont les chancelleries consistoriales archiépiscopales. Le Zivettel- Hof attenant au palais (une fois propriété du Chapitre Zwettel) aboutissant à la Wollzeile au moyen d'un passage, est en partie le logement du Coadjuteur, Du cote de l'orient le Domherren- Hof, la maison canomcale, habitation des Chanoines de St. Etienne, depuis 1342 propriété de la paroisse et plus tard, la Prévôté (Propstei), nouvellement bâtie en 1841-3 1 ouest la Brandstatte place enfermée par des maisons et ou se trouve une fontaine surmontée d'une jolie statue (das Gânsemàdchen, la fille aux oies) de J. Wagner). Cette place communique par deux portes avec la Place St. Etienne, et par un passage à travers le Uundelhof avec le Bauernmarkt (marché aux . paysans), et le Wildpretmarkt (marché au gibier) - Le nom de Brandstatte doit provenir de l'incendie qui eut lieu en 1276. L'après une inscription historique rememorative*) placée à l'entrée du Gundelhof

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La chaire de St. Etienne.

des tournois eurent lieu de temps a autre sur Brandstâtte dans le 14. siècle, plus tard, c'est à dii jusque dans le siècle proche écoulé, la banqu. d échange y était établie, enfin jusqu'en 1864, ce fut le marché aux volailles. A l'angle sud-ouest de la place St. Etienne se trouve le Churhaus (Nr. 3) autrefois occupé par l'ancienne Ecole bourgeoise (Burgerschule), le plus vieil institut d'enseignement de Vienne (voyez l'inscription historique qui s'y * trouve); comme elle tombait en ruine, on la restaura en 1 agrandissant 1742—1744 e t on y plaça l'Alumnat archiépiscopal. Attenant immédiatement 'à la Place St. Etienne vers le sud, se trouve une petite place débouchant sur le Graben; c'est le

Stock -im-Eisen-Platz (au i2.siècle„Haidenhain- Strasse" et plus tard „Rossmarkt" , marché au* chevaux) appelé ainsi à cause d'un tronc d'arbre tout couvert de clous pressés les uns à côté des autres reposant contre la maison Nr. 4 et qui tantôt fut regarde comme l'extrême limite du Wiener Wald tantôt comme une marque distinctive du ferrage des chevaux sur cette place.

D'après des recherches microscopiques faites par le fameux botaniste Franz Unger (1870) cette souche est le tronçon retourné ou la racine d'un mélèse (Larchtanne) qui d'après l'opinion de cet observateur tut garni de doux comme arbre consacré, contume que i on retrouve chez tous les peuples. Cette souche est solidement fixée par un cadenat et un cercle de ter sur lequel est gravé le millésime de i5 7 5 et le monogramme H. B. En enlevant le groupe entier de maisons qui juspu'à présent séparait le Stock-im-Eisen du Graben, celui-là est devenu une continuation de celui-ci Ensuite de cette démolition a disparu entièrement 1 ancienne ruelle appelée Schlossergasse (rue des serruriers) de même que la mémorable et historique maison „Zur goldenen Krone" !à la couronne d or) qui jusqu'à l'année 1727, représentait en bas reliets sur sa façade les premiers éléphants qui furent

amenés d'Espagne à Vienne par l'Empereur Maximilien II. La maison la plus apparente nouvellement bâtie sur cette place est le magasin de tapis de la fabrique de Philippe Haas et fils, le premier bâtiment mercantile établi d'après le modèle anglais. Il a été

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édifié par l'Architecte Siccardsburg et ouvert en Novembre 1867. Exécuté dans le riche style baroque français, il se distingue surtout par son gigantesque portail formant façade et par sa distribution intérieure (d'après les plans de Rumpelmayer). La seconde maison sur la place St. Etienne achevée au printemps

1867 appartient au Baron Mayer, bâtie par Romano. La troisième maison comprenant deux places à bâtir appartient aux héritiers Pereira. Elle a été élevée d'après les plans de l'Architecte Hasenauer, également dans un riche style d'architecture renaissance ; à l'intérieur se trouve un bazar richement décoré, recouvert en verre, et donnant passage du Graben à la Goldschmiedgasse (rue des orfèvres) et sur la place St. Etienne.

L'espace, que le Graben, la rue la plus large et la plus élégante de la ville intérieure, occupe, était effectivement au 12. siècle un fossé de fortification qui s'étendait le long des murs de la ville, et qui se trouvait à la place où est le rang de maisons au côté Nord. Comblé au commencement du i3. siècle et enclavé dans le territoire de la ville, le Graben devint la place du marché, où jusqu'au 18 siècle, les boulangers, les bouchers, les marchands de farine, les marchands de lait, d'oeufs et de volaille avaient leurs tables et leurs étalages. D'autres corps de métier, comme bijoutiers et orfèvres , marchands de pain d'epices et confiseurs y avaient aussi leurs échoppes, et à certaines époques les possesseurs de jeux de hasard y occupaient leurs places.

Par sa situation, devenu déjà dans le moyen âge le noyau des transactions commerciales, il fut le point de rassemblement dans les fêtes publiques. C'est là que dans les solennités coulaient le vin blanc et le vin rouge, c'est 1 à que les corps de métier et la garde civique prenaient leurs positions, et tous les cortèges solennels ainsi que les processions passaient par cette partie de la ville. Enfin ce fut la promenade favorite du beaumonde, et les écrivains du siècle passé ne peuvent assez raconter combien était diversifiée la foule qui fréquentait le Graben à toutes les heures du jour. Ils n'omettent pas non plus de remarquer que. ce passage avec ses cafés forme le point de rassemblement des „Nymphes du Graben", désignation locale, qui a été changée par Dumas il n'y a pas encore longtemps en celle de „demimonde".

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Le Graben est encore aujourd'hui une promenade très- fréquentée par le monde élégant. La colonne de la Trinité haute de 66 pieds, au milieu de la place, fut érigée en 1679 en mémoire de la cessation de la peste, les fontaines placées aux deux côtés sont décorées de nouvelles statues par Fischer (1804). Dans le rang de maisons a droite (côté nord) se distingue le Trattnerhof Nr. 20. Originairement se trouvait là le to Freisingerkof (propriété de la fondation Freising), le riche imprimeur de la Cour Thomas von Trattnern acheta ce bâtiment en 1773, et le transforma tel que nous le voyons aujourd'hui : C'est une des maisons de Vienne qui rapporte le loyer le plus considérable, elle a deux passages conduisant à la Goldschmiedgasse; au faite du toit se lisait une fois la devise de Trattner Jabore et favore". Vis-à-vis Nr. 5 la Packner'sche Haus (la maison Pachner) une des rares maisons particulières datant du 16. siècle avec des arcades à pleins ceintres dans la cour et un bel escalier en limaçon. Là se trouve le magasin de musique de Spina autrefois Diabelli éditeur des oeuvres de Beethoven, de Schubert etc. A la place où se trouve la dernière maison du côté droit, Nr. 12 existait à la fin du i3 siècle une maison appartenant au célèbre bourgeois de Vienne Paltram que Rodolph de Habsbourg déposséda , à cause de son attachement au roi Ottocar. En 1827 la première caisse d'épargne autrichienne fondée en 181Q, acheta cette maison ainsi que deux autres, et "dans les années i835 et i836 fit élever à leur place l'édifice actuel dans lequel se trouvent les bureaux de l'établissement. Au coin du bâtiment de la caisse d'épargne transversale- " ment vers le coin de la Naglergasse existait encore en 173 1 une porte de ville avec des tours, nommée „Pewrer- et aussi Peilertkor" comme reliques d'une entrée dans la plus ancienne partie de la ville (inscription remémorative sur la maison faisant le coin de la BognergasseJ.

Entre les maisons i3 et 14 adroite la Jungferngasse (rue des vierges) donne entrée sur la Peters-

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Platz (Place St. Pierre) vulgo „am Peter" dans le i5. siècle marché au fruit, aux volailles et au gibier. Autour de l'église était le cimetière, après sa suppression, on adossa des échoppes immédiatement aux murs de l'église. Ces baraques en bois existaient encore avant le 14. siècle. La maison Nr. 6 dans la Freisingergasse était habitée (1700) par le célèbre juif de la Cour de l'Empereur Léopold I. Samuel ' 1* Oppenheimer, qui joua un rôle éminent dans l'histoire des finances autrichiennes. L'arrestation de deux garçons ramoneurs ordonnée par un des habitants de cette maison qui avait été insulté par eux, donna lieu à la dernière grande émeute contre les Juifs dans Vienne, et ensuite de la quelle Oppenheimer fit une perte de 100.000 fl. somme énorme à cette époque là. L'E glise de St. Pierre (St. Peters- Kirche), bâtie sur le modèle de St. Pierre de Rome et d'après les plans de Fischer von Erlach; à gauche de l'entrée le tombeau de l'historien Wolfgang La^ius 1 514 — 1 565, sur la coupole des fresques de Rothmayer, !e grand autel est cVAltomonte. Le bâtiment Nr. 10 bornant la place à l'ouest , était autrefois la „Huebhaus" (administration des rentes) plus tard jusqu'en 1733 le siège du gouvernement de la basse Autriche, et actuellement la Poli^ei-Ober direction (la préfecture de police). De la place St. Pierre, par la Freisingergasse on arrive au Bauernmarkt dont le nom indique la destination primitive (marché aux paysans) dans la partie inférieure on vend du pain rassis, elle conduit au Hohenmarkt (haut marché). Retournons maintenant au Graben et dirigeons nous à gauche vers le -3 Kohlmarlit, avec le Graben , la rue la plus

fréquentée de la ville, avec de nombreux magasins des plus brillants. A l'heure de midi, par les belles journées d'hiver le Graben et le Kohlmarkt se changent en élégantes promenades aux quelles toutes fois dans ces derniers temps le Ring fait concurrence, et le samedi saint on pourrait avec raison se croire transporté sur la place St. Marc à Venise. Au i3 siècle il portait le nom de Widmer ou Hol\markt

(marché au bois) au 14. siècle, il s'appelait déjà Kôhierstrasse au Kohlmarkt (marché au charbon) parceque le marché au bois avait été relégué hors de la ville fermée.

Du Kohlmarkt s'embranche à droite à côté du Café Daum la Wallnerstrasse. A la place occupée par la maison Nr. 4 dans cette rue, doit avoir existé, d'après une tradition, la maison de chasse du Margrave Léopold le Saint, à présent fidei commis du Prince Eszterhâzy. La maison Nr. 6 dans la Neubad-" gasse (Sackgasse, cul de sac) était une maison de bains des plus élégantes et des plus fréquentées de Vienne. Dans la maison Nr. 8 logea en i7q8 le général Bernadotte, comme Ambassadeur français, qui y ayant fait arborer le drapeau aux trois 'couleurs excita ainsi le i3 Avril même année une grande émeute qui le força de partir deux jours plus tard, accompagné d'un' escorte militaire. Dans la ruelle appelée Haarhof qui part de la Wallnerstrasse à droite entre les maisons Nr. 4 et 6 se trouve la célèbre Es^terhd^y-Keller (Cave d'Eszterhâzy).

Michaeler-Platz (Place St. Michel) avec la St. Michael (Hof - Kirche) et les Michaeler-Hâuser élevées sur l'emplacement occupé jadis par le cimetière, [7 siècle, propriété d'un Collège de Barnabites. L'église date du premier tiers du 1 3. siècle (nef longitudinale et transversale) le choeur de l'Est et la tour datent du 14, le chapiteau de la tour du 16, la restauration à l'intérieur du 17 et la façade de l'ouest du 18. siècle, de sorte que le style roman passant au gothique et au baroque paraissent "se réunir dans cet édifice. Dans l'intérieur se trouvent de nombreuses pierres tumulaires du 16 siècle. Là gisent aussi Sigm. * Freih. v. Herberstein (célèbre diplomate et voyageur, sous Max I, Charles V, Ferdinand I et Max II) f i566, et le poète de la cour de Charles VI Pietro Metastasio f 1782; le Kantianer (philosophe Kantien) Remhold (f 1823 à Kiel). Il était dans sa jeunesse membre de l'ordre des Barnabites). Sur la paroi extérieure au côté sud de la nef, passage conduisant à la Habsburger gasse, se trouve une montagne des Oliviers

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de Hanns Hueber 1498. Dans la maison „Zu den drei Laufern" (aux trois coureurs) formant le coin du Kohlmarkt et de la Herrengasse, logea Beaumarchais (1774). Au sud la place est bornée par une partie du

k. k. Hofburg (Château I. R.) c. a. d. par le Manège d'hiver, le Burgthédtre et par la porte conduisant à la Françens-Platç ou Inneren Burgplatx (place intérieure du château) au milieu de la quelle " se trouve la statue en pieds de VEmpereur François I par Marchesi. Le palais de la chancellerie de l'Empire bâti par Fischer v. Erlach, les portails donnant sur la place St. Michel et dans la Schenkenstrasse avec quatre groupes d'Hercules (Antée, Busiris, le lion de Nemée et le Minotaure). Dans cette aile du château, se trouvent les appartements de l'Empereur, la salle d'audience et les archives; à l'orient lé Schwei^er-Hof (la cour des Suisses), la plus ancienne partie du château, avec un beau portail renaissance, dans l'intérieur V Eglise paroissiale du château et un crucifix de Raph. Donner, les appartements de l'Impératrice veuve Carolina Augusta, la Fremden^immer (chambre des étrangers) et les Hofsammlungen (les collections). Parmi les collections du plus grand intérêt, tant sous le rapport de l'art que sous le rapport historique nous placerons en première ligne :

La Schal\kammer (trésor) de la maison impériale feutrée Mardi, Jeudi et Samedi, depuis Mai jusqu'en Novembre, en se faisant annoncer le jour auparavant auprès du Schatpneister (trésorier) à dix heures avant midi).

Quoique se trésor occupe depuis près de 35o ans les localités actuelles, ce ne fut que sous le règne de Marie Thérèse qu'il prit le caractère qui le distingue aujourd'hui. Dans le 17 et dans le première moitié du 18 siècle, le trésor renfermait presque les mêmes objets que le cabinet de curiosités dans le Stallburg (écuries du château) et qui était arrange dans le goût du jour comme Cabinet d'objets d'art et de choses merveilleuses (Kunst- und Wunderkammer). L'an 1747, l'Impératrice Marie Thérèse confia le trésor à J. A. de France pour le mettre dans un ordre plus approprié à un but scientifique; de France avait terminé le nouvel arrangement en

1750 et en même temps dressé un inventaire devant servir de base aux suivants.

A côté ,,du trésor laïque" existait emore un „trésor ecclésiastique" celui ci fut en 1782 d'après l'ordre de l'Empereur Joseph II séparé du laïque et placé sous la garde du Curé du Château, ce qui existe encore aujourd'hui. Avec le temps, les livres, les manuscrits les dessins etc. furent placés dans la bibliothèque de la Cour, les peintures à la galerie de tableaux: les collections de médailles, beaucoup d'antiques, " la collections de pierres gravées etc. au Cabinet des médailles et des antiques, ensuite beaucoup d'autres objets au cabinet des minéraux, au cabinet astronomique, au musée des armes et de chasse de la cour, à la sellerie et à la collection d'Ambras (Ambraser Sammlung).

Le trésorier actuel a fait un nouvel arrangement en séparant les objets. Une partie de ceux ci, surtout de nombreuses sculptures en ivoire ont été transportées au cabinet des médailles et des antiques et à la collection d'Ambras, en revanche on a transporté de celle-ci au trésor plusieurs objets (comme p. ex. une salière de B. Cellini] dont, comme utensile de parade on se sert quelquefois.

D'après l'arrangement actuel, la chambre d'entrée contient les vêtements des hérauts (Heroldsgewànderl et armoire avec les clefs des cercueils.

Les armoires I — VI contiennent les horloges et les automates : Nr. i-3 „les oeufs de Nuremberg" (Nurnberger Eier), Nr. 5 une horloge turque qui montre la date de la bataille du St. Gotthard (1 Aoust 1664) où elle fut conquise

Armoires VII-XII. Objets en crystal de roche et en topaze brûlée. Nr. 4 5 un surtout de table de forme pyramidale, d'un seul morceau de crystal de Tyrol, et dont on se servit au festin de couronnement à Francfort s./M. de nom- ■ breuses coupes pintes et bocaux etc.

Armoire XIII. Bijouterie (une perle monstre/. Armoires XIV et XXI. Vases d'argent, d'or, et de différentes pierres. (Nr. 67 salière de B. Cellini; 70 le plat de parade de Chr.Jamnit^er ; 178 arrosoir de lapislazuli; 184 vase a baume en émeraude provenant du trésor bourguignon).

Armoire XXII. Bijoux particulier* de la maison impériale. (Nr. 1—3 la couronne de la maison d'Autriche avec le

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"globe et le sceptre; 5 la couronne en diamants de l'Impératrice; 6 l'ordre de la Toison d'or avec i5o solitaires de brillants, au milieu le brillant de Francfort pesant 42% karats; 18 la grande croix de l'ordre de St. Etienne du Feldmaréchal Radetzky; 27—31 parure en rubis du trousseau de la Reine Marie Antoinette; 33 collier consistant en i3 brillants taillés en roses; 38 le florentin pesant i33 1 / 2 karats, quatrième diamant du monde pour la grosseur, appartenant une ,fois à Charles ■ le Téméraire, trouvé par un paysan après la bataille de Morat

Le Palais Impérial (du côté du KohlmarktJ.

et vendu pour un florin aux Fugger d'où il passa aux Medicis, et parvenu au trésor impérial particulier par François Etienne Grand Duc de Toscane, époux de Marie Thérèse ; 54 parure en perles composée de 4S1 Perles.

Armoire XXIII. Les langes impériaux de baptême.

(( XXIV. Le glaive d'investiture et de couronnement.

« XXV. Les vêtements de couronnement.

Armoire XXVI. Les insignes de Napoléon I comme Roi ' d'Italie, le berceau du Duc de Reichstadt.

« XXVII. Anciens vêtements de couronnement.

« XX VIII. Curiosités historiques. (Nr. 5 Horoscope et talisman de Wallenstein).

« XXIX. Joyaux et reliques du St. Empire romain de la nation allemande. (Nr. i— 4 la couronne le globe 2 sceptre; 5 le sabre présumé de Charlemague; S le livre des I Evangiles de Charlemagne ; 9— 18 vêtements de couronnement; 19 la lance de St. Maurice; 20 morceau de la croix du Christ- 22 morceau de la nappe de la Ste. cène; 24 un morceau de la crèche).

Le Cabinet Imp. des Monnaies et des Antiquités (das kais. Miïnz- und Antiken-Cabinetl |ouvert au public chaque lundi et jeudi de io heures du matin à 2 heures après midi) renferme dans trois salles et deux cabinets plus de 5ooo objets en bronze, 600 en or et en argent, 1400 anciens vases grecs et ,600 terra cotta jterrescuitesi, 2000 pierres taillées antiques et modernes et une collection de monnaies contenant 26.000 écus (Thaleri et médailles, 40.000 ducats et sous (Groschen), 3ooo monnaies orientales, 27.000 grecques anciennes et 35.000 romaines.

Parmi les objets les plus remarquables on observera une table d'airain (Erztafel) sur la quelle est gravée une résolution du sénat romain touchant la défense de célébrer les bacchanales romaines, le célèbre Camée: représentant le triomphe pannonien de l'Empereur Augustin, une chaîne composée de - 49 coquilles sculptées en ronde bosse représentant les bustes des princes autrichiens la grand coupe en agathe provenant de la corbeille de fiancée de Marie de Bourgogne, les objets trouvés à Hallstatt, les vases d'or trouvés à Gross-S^. Miklos, travail oriental avec des coins incrustés.

Das k. k. Hof -Miner alien-Cabinet. Le Cabinet I. des Minéraux (ouvert le Mercredi et le Samedi de 10 à 1 heure, divisé en trois collections principales, la minéralogique, la géologique-paléontologique, et la collection de météorolithes. Elles comptent plus de 3oo.ooo numéros. Les premières trois salles renferment la collection des minéraux où se trouvent des pièces curieuses: I salle: groupes en sel crystallisé de Wieliczka,

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spath double d'Islande, un morceau de platine natif (ar moire 62) pesant iii/ 4 livres de Vienne, le 3e en grosseur existant. II salle : Le bouquet en pierres fines exécuté pour l'Impératrice Marie Thérèse, deux blocs de crystal de roche pesant 206 et 140 livres, la plus grande opale du monde pesant 3i loth, la collection des gemmes. III salle: Améthyste crystal du Zillerthal , feldspath crystal du St. Gotthard. La , m collection géologique-paléontologique dans la IV salle, dont la moindre partie est exposée aux regards du public , contient la suite la plus riche et la plus complète de pétrifications tertiaires — (Tertiàr -Versteinerungenl du bassin de Vienne. La collection de Metéorolilhés et même la plus riche, est aussi dans la IV salle et contient des exemplaires provenant de 400 différents endroits, dans le nombre, beaucoup d'exemplaires uniques, comme le Météorolithe de Knyahinya, pesant 56o livres, le météore ferrugineux d'EIlbogen 180 livres et celui d'Agram i3o livres. Le tableau qui se trouve dans la IV salle exécuté par Mesmer et Kohi est le portrait le plus ressemblant de l'Empereur François I de Lothringen (Lorraine) entouré des directeurs du Musée fondé par lui, parmi lesquels on remarquera Van Swietën. Le cabinet des minéraux possède en même temps la bibliothèque la plus complète dans cette branche, contenant au moins i5.ooo volumes.

Au sud se trouve l'aile Léopoldine avec la garde du château (Burgwache), la salle des cérémonies ou des chevaliers (Ceremonien- oder Rittersaal), faisant . saillie sur la place extérieure du château, le long corridor du contrôleur (Controlor - Gang), dans lequel l'Empereur Joseph donnait audience à chacun, les appartements que Marie Thérèse habita, et plus' tard Joseph II. et la chancellerie militaire de l'Empereur; à l'ouest VAmalien-Hof autrefois Cillier-Hof, bâtie dans le milieu du 16. Siècle, habitée en 1814— i8i5 par l'Empereur de Russie et maintenant par l'Impératrice Elisabeth.

Pendant l'absence de la Cour on peut voir la salle des cérémonies et les appartements autrefois ceux de Marie Thérèse et de Joseph IL Le Capitaine du château (Burghauptmann) délivre des cartes à cet effet. (Entresol de la Schweizer-Hof.)

* Guide mignon de Vienne. A

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A l'orient de la Schweizer-Hof touche la Joseph- Plat\ (Place de Joseph) sur laquelle s'élève (la statue équestre de l'Empereur Joseph II), à l'ouest le bâtiment de la redoute dans la belle salle du quel n'ont plus lieu que trois bals masqués , où au reste on ne danse pas, mais on ne fait que se promener — on ne s'en sert à présent que pour les redoutes de Ste. Gatharine, du jeudi et du mardi gras, tandis que précédemment, on y donnait aussi d'autres bals et de grands concerts. C'est là que fut exécuté le lundi de pâques 1809 les Landwehrlieder de Collin, musique Weigl, en Mars 1810 on y donna un bal gratis pour fêter le mariage de l'Archiduchesse Marie Louise avec Napoléon, et l'an 1854 (jointe au manège d'hiver) y eut lieu le grand bal de la ville en l'honneur du mariage de l'Empereur François Joseph avec Elisabeth, Duchesse de Bavière. Dans l'aile méridionale se trouve la Bibliothèque de la cour (Hof-Bibliothek) , bâtie par Fischer v. Erlach, dans l'aile orientale se trouve le cabinet zoologique, la place est bornée au nord par le Palais du Marquis de Pallavicini.

La Bibliothèque I. R. delaCour (entrée tous les jours de 9 à 4 heurs) renferme 3oo.ooo volumes parmi lesquels plus de 12.000 incunables (ouvrages stéréotypés) et 2000 manuscrits, i5o volumes de miniatures et de dessins à la main, et une archive de musique de 12.000 volumes. Dans la grande salle sont déposées dans dix armoires les pièces de théâtre les plus distinguées : 1. armoire: Différentes étoffes sur lesquelles on écrivait avant l'invention du papier; 2. armoire: manuscrits grecs. Codex enparchemin pourpre du 4. siècle. Codes (codices) du g. — 15. siècle ; 3. armoire : manuscrits latins, parties détachées de l'histoire romaine de Tite Live ; 4. armoire manuscrits allemands. Harmonie de l'Evangile d'Otfried 9. siècle. Tristan et Isolde par Gottfried de Strasbourg 14siècle ; 5. armoire : autres langues occidentales. Ancienne chronique Slovène. Bible en peintures (Bilderbibel) 14. siècle. La divine comédie duDante. 6. armoire: codes orientaux, ancien codex hongrois. Livre de prières hébreux. Le Koran de i545; 7. et 8. armoire : codes avec miniatures du 8.— 16. siècle. Hortulus animae (petit jardin des âmes) par T. Braut. La Téseide

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5i de Boccaccio. Le livre de prières de l'Empereur Charles V. 9. armoire t Table dePeutinger (PeutingerischeTafel). Carte des routes romaines, du 4. siècle; 10. armoire: différentes raretés, comme Papyrus grec. Hiéroglyphes mexicains. L'autographe de la Jérusalem conquise (Gerusalemme conquistata) du Tasso. A la bibliothèque est jointe une collection de gravures sur cuivre et sur bois contenaut 3oo.ooo numéros et 940 volumes, 14 Cahiers (Mappen) et 245 cartons.

Cabinetzoologique (ouvert chaque j eudi de 9 à aheures) remarquable par le compartiment renfermant les oiseaux, les mollusques, les coquilles et les insectes. La couleur des lignes entourant les étiquettes désigne les pays d'où proviennent les exemplaires. Jaune: Asie; bleu: Afrique; vert: Amérique ; rouge : Australie et îles de la mer du sud ; noir : Autriche. Les autres exemplaires européens n'ont pas de désignation semblable. Le cabinet renferme 800 espèces de mammifères en 2000 exemplaires. 8000 espèces d'oiseaux en i5.ooo exemplaires. 900 espèces d'amphibies en 4000 exemplaires. 4000 espèces de poissons en 1400 exemplaires. 200 espèces de mollusques en 7000 exemplaires. 5ooo espèces de coquilles en 3oo.ooo exemplaires etc.

Sur l'emplacement du palais Pallavicini était originairement la maison affecte au majorât du célèbre défenseur de Vienne, Comte Nicolas Salm, eusuite le cloître de la reine (das Kônigin Kloster), bâti en i58i après sa suppression le comte Maurice Fries fit bâtir ce palais en 1783 par Hohenberg. La maison Nr. 6 était au 14. siècle le siège du gouvernement, en 1 5oo elle devint la propriété du célèbre voyageur Sigmund v. Herberstein et depuis 1864 affectée au majorât du Prince Palffy. Les derrières du bâtiment de la redoute sont appuyés le manège d' été (Sommer-Reitschule) le théâtre du château (Burgtheater), et le manège d'hivej (Winter-Reitschule) (où eurent lieu plusieurs fois de magnifiques carrousels, et en 1848 salle de séance des députés); tous ces édifices datent du siècle passé. Vis-âvis du manège sont les écuries de laCour(Hofstallburg), y communiquantpar une voûte) autrefois galerie de tableaux et salle d'armet). Maintenant retournons ou par le Schweizer-Hof

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(cour des Suisses) ou par la place S.Michel, sur la Franzens-Platz, pour arriver à la Aeusserer Burgplatz (Place extérieure du château) par l'aile Léopoldine iLeopoldinischer Tract), sur cette place s'élèvent à gauche la statue équestre du Prince Eugène de Savoie i865, à droite celle de Archiduc Charles i8do, toutes deux modelées et fondues par Fernkorn en font l'ornement. Vers le sud le Burgthor (la porte du Château) bâtie par l'Empereur François comme monument en mémoire de la paix, d'après les plans de l'architecte Nobile et portant cette inscription: „Justitia regnorum fundamentum" à l'orient le Hofgarten (jardin de la Cour), à l'ouest le Volksgarten (jardin du peuple) avec le temple de Thésée (Thésée et le Minetaure de Canova); en 1864 le Volksgarten considérablement agrandi se terminait à une élévation de terre appuyée au bastion , et sur la quelle se trouvait un lieu de délassement nommé Paradiesgârtchen (jardin du Paradis) , démoli en 1872 pour v élever à la place le Théâtre I. R. Sous l'Amalien-Hof se trouve un passage conduisant au

Ballplatz, là (Nr. 2) se trouve le Palais du Ministère de la maison impériale et des affaires extérieures, du temps de Metternich chancellerie d'Etat et a présent chancellerie d'Empire, et la maison (Nr.b) autrefois jeu de Balle (Ballhaus), qui jusqu'en Uctobre 1871 fut provisoirement le Musée autrichien pour les arts et l'industrie, à présent consacrée en partie aux archives de l'Empire et en partie à la chancellerie des bâtisses du château, des musées et des théâtres.

De la Ballplatz tournons à gauche au nord-est et nous atteindrons une ruelle étroite qui nous conduit a la

„„ Mi noriten-Platz (Place des Minorités). Là s'élève 1 Eglise des Minorités (église nationale italienne). Datant du 14. siècle avec un beau portail. Dans l'intérieur un monument de Métastase de Ludardi et une copie en mosaïque de la Ste. cène de Leonardo da Vinci, P ar Raffaeli. Sur les derrières s'avancant

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sur le Minoriten-Platz se trouve la Landhaus dont la belle façade donne dans la Herrengasse (Nr. i3). Jusqu'en 1848, les Etats de la basse Autriche, tinrent leurs séances dans la magnifique salle qu'elle renferme , à présent les députés de la basse Autriche et provisoirement la chambre haute et les délégations allemandes. Le i3. mars 1848 fut improvisée dans la cour la première assemblée du peuple , la fontaine servit de tribune oratoire. Du même côté dans la Herrengasse Nr. 17 existe l'ancien édifice de la Banque nationale bâtie (i823) sur l'emplacement de trois maisons dont l'une était connue sous la dénomination ,,zu den drei Morden" (aux trois meurtres). Vis-à-vis

Temple de Thésée.

Nr. 14 le bâtiment de la nouvelle banque, par Ferstel i856 — 1860, bâtie dans le style de la renaissance italienne, les statues sont de H. Gasser. Magnifique escalier avec pilastres et balustrade en marbre poli de Untersberg, les salles de la bourse et des commissaires pleines de stvle et richement décorées. — Dans la cour couverte une belle fontaine par Fernkorn, de là un bazar communiquant au Freiung. Nr. 11 Herrengasse Palais du Gouvernement (Statthalterei). Une salle consacrée aux fêtes avec des fresques de Kupehvieser. Nr. 7 le ,, Palais de Modène" était autrefois la propriété de la Duchesse Beatrix de Modène, à présent Ministère de la défense du pays et de la sûreté publique (Ministerium fur Landesvertheidigung

und ôffentliche Sicherheit). Nr. 6 — 8 Palais Liechtenstein avec bibliothèque et salle de concert devenue manège. La maison Nr. 7 Place des Minorités sur laquelle nous revenons de la Herrengasse passant par la Landhausgasse, était vers la fin du 17. siècle propriété du comte Rùdiger de Starhemberg , défenseur de Vienne, actuellement propriété de l'Etat et siège du Ministère I. R. du culte et de l'enseignement (k. k. Ministerium fur Cultus und Unterricht). Enfin sur cette place est la façade latérale du Palais princier affecté au majorât Liechtenstein. Nr. 5 dont la façade principale est dant la Bankgasse. C'est un des plus beaux édifices particuliers de Vienne, l'intérieur en est décoré à grande frais; bâti en 1694 par Hildebrand. Vis-à-vis Nr. 12 est le siège du Tribunal Suprême (oberster Gerichtshof) , bâti en 1750 par le Prince Hildburghausen , Feldmaréchal impérial et commandant les troupes de l'Empire dans la guerre de sept ans; Nr. 6 propriété des Etats hongrois, jusqu'à présent Chancellerie de Cour hongroise (ungarische Hofkanzlei), aujourd'hui Ministère hongrois à la Cour impériale (ungarisches Ministerium am kaiserlichen Hoflager), de même que salle des séances de la délégation hongroise (ungarische Délégation). La Bankgasse débouche dans la Herrengasse près du

Freiung. Cette place de même que la Place St. Etienne était encore au 11. siècle hors des murs de Vienne. Elle s'étend jusqu'à l'entrée du Hof, le Tiefer Graben actuel formait un fossé de la ville, dans le quel passant par la Str auch g as s e, le ruisseau venant d'Ott ak rin g et se joignant àl'Alsbach coulant dans la Schottengasse et la Herrengasse, > avaient leur embouchure dans le bras du Danube (inscription rémémorative au coin de la Strauchgasse vers le Hof). Le Freiung d'aujourd'hui formait encore dans le i5. siècle une presqu'île et se trouvait sous la dépendance et dans l'enceinte du Schottenkloster (cloître de Ecossais). Son nom provient du droit d'asyle (Asylrecht) qu'il obtint, et qui ne s'étendait pas seulement à l'église mais aussi à une partie de la

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place fermée par des palissades. Là se réfugiaient des criminels de toute espèce ainsi que des débiteurs échappant à leurs créanciers, et y restaient, comme le

Portail de l'église des Minorités, chante le vieux maître d'école Wolfgang Schmâlzl, des jours et des années en sûreté. Ce ne fut que sous

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l'Empereur Charles VI., vers le milieu du 18. siècle que ce droit d'asyle fut supprime'. „Freiung" ne fut cependant pas le nom exclusif de cette place; comme chantier des tailleurs de pierre, une partie fut nommée Steinfeld, et les parties avoisinantes entre la Herren- et la Strauchgasse „auf dem Mist", enfin en 1700 ^elle fut aussi désignée sous le nom de „SchottenrUatz . Dans la deuxième moitié du 17 et la première moitié du 18. siècle furent représentées dans des baraques en bois des pièces de théâtre par des comédiens ambulants. C'est là que Stranitzky fit ses premiers débuts à Vienne, après lui, Polichinels, Marionnettes, danseurs de corde, escamoteurs, comédies de singes, charlatans, amusaient le public. Plus tard jusqu .au commencement de ce siècle, se trouvaient sur le Fremng des échoppes avec cuisine en plein vent comme il s en trouve aujourd'hui sur le Naschmarkt. La première maison Nr. 4 dans la Herrengasse, se rangeant à gouche fut bâtie par le comte

foT'- Per » t y ain T eur de Kolin > l'exécution en fut confiée a Hildebrand .710. Depuis 1720 elle est F<deicommis de la maison princière Kinsky, de l'autre

avec f,n " erren p sse L , le P alais du comte Harrach avec une galerie de tableaux.

La galerie du comte Harrach (Freiung 3. ouverte au pubic le mercredi et le samedi de ,0 à 4 heures), fut fondée

le" rr: oh n Nep - Ernst ^-^> *« **«* i. «*■

lecbon He, tel. Directeur de la galerie Antoine Gruss. La galène possède 400 tableaux, parmi les quels .es p.us remarquables sont :

5 lo,!'F S ,fV'r PayS c ge , S ' fleUrS ' arehl 'tecture et animaux. - 5 Joh.Fyt et Corn. Schut, Silène en repos dans un entourage de ra.sins etc , 9 . Hollen-Breughel, paysage avec chasseurs. - 20 Sammet-Breughel, paysage idéal avec des érémites. - 3 24. Jan Gnffier , Greenwich et Windsor. - 28. 29. Adr. Manglart, port et rade de Naples. 36. 3 7 . 38. 40. 4.. Jos. Vernet ma ^ ^ ^^ ^^ ^ m J

-o1,1f ^ Lorraine > P artie d'un fleuve, et coucher du

soleil. 47 . Fr . Snyder, une chasse au cerf. - 5i. Jac van

Es, marchand de poisson et une femme. 5*. Jac. Ruysdael,

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partie d'un ruisseau. — 53. Everdingen , Rocher et eau. — 70. 77. Salv. Rosa, bord de la mer. — 97. Hobbema (?), maison de paysan. — 98. Paul Potter , bestiaux. — 99. iôo. C. Ruthard , élans et cerfs. - 102. Phil. Wouwerman. marchandes de poissons. — n5. Canaletto , vue du Freiung à Vienne. — 118. van Herp, soldats attaquant une maison de paysans.

II. salle : Hollandais, vieux allemands, italiens etc. 11g. Bfîantique: Mouchoir de Ste. Véronique, la Ste. Trinité, Marie avec l'enfant. — 120. Hub. v. Eick |?',, l'Empereur et

Landhaus.

les sept Electeurs. — 123. Bauern-Breughel fHollen-Breughel?), les sept oeuvres de charité. — i 4 5. 140. Abrah. Teniers, singe comme cordonnjer, singe comme tailleur.— 149. Albr. Durer, portrait d'homme. — i5i. Hans Holbein le eune , portrait d'homme. — i55. i58. Dav. Teniers le jeune, tableau de genre. — 166. 167. Chr. W. Ernst Dietrich, présentation au temple le Christ guérit les malades. — 169. H. Holbein le jeune , jeune fille faisant de la musique. — i- 7 . Fia Bartholomeo, Marie avec l'enfant. — 181. Leonardo da Vinci, Jésus portant la croix. — 182. De son école, Marie avec l'enfant.

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2o3. 209. 210. Raph. Mengs , naissance du Christ, tète de" Madelaine, tête du Sauveur. — 229. Ant. van Dyck, tête d'enfant. — 235. Perugino, Marie avec l'enfant. — 239. Palma il giovine , cadavre du Christ entouré par les femmes. — 241. Paul Veronese, St. Laurent. — 242. Celui-ci, mariage de Ste. Cécile. — 243. Celui-ci, le Christ et Madelaine. — 245. Titian (leTitien), Marie avec l'enfant. — 249. Tintoretto, Crucifîment. III. Salle : Hollandais , Espagnols. 355. Tintoretto , tentation de St. Antoine. — 256. Le Titien, St. Sébastian. — 25g.,. Rembrandt, portrait d'homme et de femme. — 260. 261. Ant. van Dyck, Portrait d'homme et de femme. — 281. 282. Correggio St. Jean enfant avec l'agneau , le Christ à la montagne des Oliviers. — 285. 286. Rubens, partie d'une tête de nègre, tète de jeune fille. — 288. 2S9. G. Reni, Madonne, Madeleine.

— 290. Annib. Caraccio, paysage, ascension de Marie au ciel.

— 291. Lud. Caraccio , St. François. — 2g3. 294. G. Reni, Madonne, Gabriel. — 3oi. Ann. Caraccio, crucifîment. — 3o2- Le Dominicain, Judith. — 3i2. 3i5. 317. — Celui-ci, Ste. Cécile, Madeleine, tète de jeune fille, St. Jérôme. — 324. Franc. Solimena, Marie avec l'enfant. — 335. Salv. Rosa, St. Jérôme. - 336. Vinc. Juanez (Alonzo Sanchez) , la reine d'Espagne Isabelle. — 337. Murillo , Esaii vendant son droit d'ainesse. - 338. 340. Velasquez , portrait d'un Prince d'Espagne , portrait d'une nonne, Philippe IV. d'Espagne. — 342. Luc Giordano (fa presto), jugement de Paris. — 343. 35o. Lo Spagnoletto, St. Barthélemi , St. Jérôme, tète de St. Pierre, tête de St. Paul, St. Pierre, portrait d'homme, St. Joseph , priant la vierge. - 35i. Salvator Rosa, St. Barthélemi. — 35i. 352. Bartol. Manfredi, Pierre reniant le Seigneur, David devant Saù'l.

Cabinet de l'école moderne: 1. Zwengauer , Chiem-See (lac de Chiem). — 6. Smerling, enfant croate. — 7. Phil. Foltz, procession en Tirol. — 14. Sparman, Dresde. — 28. 3c, Marines. — 3i. B. Adam, brebis. — 35. Fred. Foltz, vaches.

La place est bornée du côté bpposé par le Schottenhof et par la Schottenkirche (Eglise des Ecossais). (Dénomination provenant des moines écossais qui au 12. siècle fondèrent le cloître qui au i5. siècle (1418) devint propriété des Bénédictins allemands.) L'église fut nouvellement bâtie en style baroque dans le 17. siècle et élevée sur les fonde-

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ments de l'antique bâtisse romane. Le grand autel est de Joach. Sandrart. Dans la crypte réposent les ossements du premier Duc Autrichien Henri II. de Babenberg (f 1177), nommé Jasomirgott, et auquel Vienne est redevable de son premier développement.

La banque nationale.

Il n'est rien resté de l'ancien cloitre dans le nouvel édifice. La maison attenant à l'église, sur l'emplacement de l'ancien cimetière tire son nom Ja Schublaikasten" (la commode), de sa forme extérieure.

Nr. 8 est le siège de la n. ô. Escompte-Gesellschaff

SeV eSC ° mpte ^ ' a b — Autriche) Idof

Y avatTli^f d °f lÊ n ° m rap P £lle les courses <F» y avaient heu dans le moyen âge fPreis- und Schar

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ei L l / emett T e a "euf et y établit son domicile ;:„X" E . n /. 868 ' " 'bâtiment fut agrandi cTpalTv ri ? llntérieur ' a yant P°ur but prin-

du Baron d rT -n P reci ^ses et riches collections ivoires t, &Cai d ' consista nt en tableaux, favences,

Arsenal ser ^ ant ' q " 6S ^ ; à côté est '"'ancien pe-riae ' ITJ- M '"? à ^server les armes imstruc f S ,; a f andl *™ le temps , mais depuis la con-

renfermant 1P T eI arSeMl devant la Fa^riten-LiKie

de corn" L- les b " reaus d » télégraphe et les bureaux soi r éeT S fi S, n S ,1 e la chambrs d es Députés. Dans la pouV"; °«°bre ,848 un combat acharné eut lieu «a ?' 0nde T 1 3rsenal; la stat "e de la contfe a,, f Tu U mira culeusement préservée de la démn V d ? baIl6S fut envo ' ée a ''™1 lors de ,87. ! " tl0n dC cette P a »ie du' bâtiment. A la fin terrain 7 H° co . mmen Ça à le démolir entièrement. Le Ue no ,t7 laCement est divis é en parcelles à bâtir, au ScnXl ™e communiquera de la Rennwu.se 1

Nr "H' 5 ; • ° e laUtre côté de 'a Renngasse

futen ,8 fi i' P U prince Windischgratz. LeNr.8

Pvrker T r !" = T ' £ P at narche et poète Ladislaus Pereira Nr ^a^ ^^ Nr ' 5 Palais Arnsteinavecnn P „' 4 r ,; deicommi s des comtes Schonborn galerie de AT ^ remar q u able, une précieuse

gâterie de tableaux et une bibliothèque.

La galerie du comte Schonborn est ouverte les lundi,

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mercredi et vendredi de q à 3 heures l'annoncer à l'inspecteur de la maison.

I. Salle : i. Rugendas , combat de cavalerie. — S. Verschuring. combat. — q. J. Breughel, foire annuelle de village.— i3. Diirer, Ecce homo. — i5. Mignon, fleurs, au milieu Marie avec l'enfant. — Jan Griffier , contrée du Rhin. — 22. Adr. Brouwer, paysan pansé par un chirurgien. — 24. Teniers, la tentation. -- 34. Adr. v. Ostade, divertissement de paysans.—

n * 38. v. d. Neer , paysage d'hiver.

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