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Nikolsdorf . . .
Margarethen . .
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Reinprechtsdorf
Hundsthurm . .
Gumpendorf . .
Magdalenengrund
Windmûhle . .
Laimgrube . .
Mariahilf . . .
Spittelberg . .
St. Ulrich . . .
Neubau ....
Schottenfeld
Altlerchenfeld .
io.585
Josefstadt . . .
1 3.6oo
Strozzengrund .
Alservorstadt
Breitenfeld . .
Michelbeuern
Himmelpfortgrun
Thury ....
Liechtenthal . .
Althan ....
Rossau ....
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Après cette période de l'étendue et de l'accroissement de la ville suivit de nouveau un temps d'arrêt dans le développement de la vie intellectuelle. Déjà les derniers jours de l'existence de l'Empereur Joseph avaient été troublés par les effets rétroactifs de la guerre et l'interruption subite dans la marche des réformes. Bientôt après la mort de l'Empereur, s'opéra un changement total dans le système de la politique intérieure qui ne resta pas sans influence sur la vie publique de Vienne. Plus tard s'y joignirent les effets désastreux de la guerre avec la France. Deux fois les troupes françaises pénétrèrent dans les murs de la ville, en i8o5 et 180g, dans cette dernière année cette entrée fut précédée d'un bombardement. De grands revers et des sacrifices considérables en argent pesèrent sur la population. L'ennemi non content des contributions en argent, dont il avait frappé la ville, en fit sauter aussi les remparts qui s'étaient opposés à son entrée.
La pauvreté et le découragement affligèrent une grande partie de la population, dans les faubourgs les fabriques suspendirent leurs travaux, et les citoyens appelés à veiller à la sûreté et à maintenir l'ordre dans la ville, ne purent vaquer à l'entretien de leurs familles. A peine le théâtre de la guerre fut il éloigné de Vienne qu'en 18 11, suivit l'époque de la grande catastrophe désastreuse qui engloutit la fortune de milliers de citoyens et réduisit à la misère des milliers de familles aisées.
Il n'est pas surprenant que ces dures épreuves n'aient amené une stagnation dans le développemen de notre ville, mais il est cependant de fait que peu d'années paisibles suffirent pour cicatriser les plaies occasionnées par le bouleversement social. Vienne de nouveau vivifiée ne s'occupa immédiatement que des intérêts matériels de la population. L'Empereur ensuite des douloureuses expériences qu'il avait faites dans ses jeunes années résolut de s'opposer à toute tentative de liberté de la part des esprits, de ne chercher à élever la culture spirituelle que pour la solution
des questions de la vie matérielle, c'est pourquoi il s'occupa peu de l'avancement des sciences et des arts. Pour resserrer les liens de la Monarchie nouvellement reconstruite par le Congrès de Vienne, il espéra par une forme sévère de gouvernement bureaucratique fondre ensemble les différens élémens de l'Etat, et par de rigoureuses ordonnances reprimer dans les esprits toute tentative de liberté indépendante. Extérieurement la ville de Vienne offrait de nombreuses jouissances. De riches cavaliers bohèmes et hongrois attirés par les plaisirs de la Capitale séjournaient volontiers dans la Résidence de la Cour Impériale, les industriels assures par une puissante douane protectrice arrivèrent à la fortune et furent enchantés de pouvoir s'abandonner aux gaies jouissances de la vie. Beaucoup d'étrangers attirés aussi à Vienne par le bruit de l'agréable vie qu'elle offrait ne contribuèrent pas peu à augmenter le mouvement général. Mais la culture intellectuelle et la civilisation en comparaison de leur développement sous Marie Thérèse et l'Empereur Jeseph restèrent considérablement en arrière. Seulement dans quelques parties des sciences et dans le domaine des beaux arts quelques hommes richement doués se firent distinguer. La nouvelle séparation d'avec l'Allemagne relâcha les liens qui avaient uni Vienne au concours d'efforts qui s'y faisaient pour l'avancement des sciences et des arts. Tout individu n'appartenant pas à l'Empire et arrivant dans notre ville y était considéré comme aussi étranger que s'il eut été Français, Anglais ou Russe. L'apparence extérieure de Vienne subit quelques changeai ments essentiellement remarquables.
Les fortifications avancées que les Français avaient déjà fait sauter furent complètement démolies en 1817 et 1819, devant le château s'étendit une nouvelle place, et le nombre des portes fut augmenté. On ne laissa subsister que les bastions et les fossés qui entouraient la ville intérieure. De nouveaux édifices, comme l'Ecole polytechnique, la Banque nationale furent fondés, des ponts furent bâtis, les rues et les
places furent élargies, quelques unes de ces dernières furent ornées de monuments, et l'on porta la plus grande attention à l'amélioration de l'état sanitaire public.
La population s'augmenta aussi considérablement, déjà dans les dernières années du régne de l'Empereur François, on craignait à Vienne que l'Autriche avec la continuation de son système de gouvernement ne marchât vers une grande crise. Lorsqu' après la mort de l'Empereur en 1834 on apprit que la plus grande partie des hommes d'état qui étaient à la tête du gouvernement seraient conservés, l'espérance d'un changement dans le système de gouvernement existant diminua.
La partie la plus instruite de la population subissait avec peine l'oppression politique et rongissait de la tutelle que le Gouvernement exerçait sur toutes les affaires touchant aux intérêts publics.
A ces symptômes du réveil de la vie politique de son assoupissement se joignit l'observation que l'Autriche était restée beaucoup en arrière des autres Etats dans le domaine des sciences et de l'industrie, la prospérité de l'Etat n'avait pas avancé, l'économie financière d'année en année plus mauvaise et l'administration dans les différentes branches par la conservation de formes minutieuses et mesquines était devenue un' empêchement au mouvement de la vie civile. Ce mécontentement des esprits fit toujours de plus grands progrès et amena enfin à la conviction que l'on ne pouvait attendre une amélioration à cet état de choses que d'un changement total de système. C'est ainsi que se préparèrent les événements de 1848, dans les quels Vienne joua un rôle si éclatant. Après le triomphe de la révolution qui éclata en 1848, l'Empereur Ferdinand renonça au trône, son neveu l'Empereur François Joseph à peine âgé de 18 ans fut mis à la tête de l'Empire profondément remué dans son intérieur.
Après le rétablissement du repos public dans toutes les parties de la Monarchie, le nouveau gouver-
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nement conçut la grande pensée de former de l'Autriche un royaume uni. C'est dans ce but qu'on entreprit la réforme des institutions sociales, de l'administration politique, des Tribunaux et des intérêts populaires du royaume. Le Gouvernement voulut d'abord opérer sur une base constitutionnelle. L'Empereur octroya une constitution à ses peuples en mars 184g. Mais bientôt dans le conseil de l'Empereur prévalut l'avis que les nouvelles reformes ne pouvaient être exécutées que sous un Gouvernement absolu. Par lettres patentes du 3i Décembre i85i la constitution fut retirée.
En compensation de l'abrogation de la constitution, de la restriction de la liberté civile et religieuse on offrit aux peuples, l'administration la plus scrupuleuse de ses intérêts matériels, l'accélération par tous les moyens d'augmenter le bienêtre et les droits de douanes de l'Empire. Ces principes sur lesquel la nouvelle Autriche devait être constituée offraient à Vienne, comme on ne peut le nier des avantages multiples. Comme centre d'une Monarchie unie, elle avait le droit d'être, non seulement, la résidence du Monarque, le siège de toutes les autorités et de tous les établissements de l'Empire, mais encore de réunir dans ses murs tout l'ensemble des prééminences dans la vie publique. La ville et les faubourgs formèrent alors un tout inséparable , une grande Commune soumise à l'administration centrale du Conseil communal et de la Municipalité. Notre ville devait être le point central du réseau de chemins de fer dont la construction devait s'étendre dans toutes les parties de l'Empire. Des lignes télégraphiques furent établies et de nouvelles routes furent ouvertes. On' s'occupa spécialement des progrès des sciences et des arts de la réforme dans le mode d'enseignement, de la fondation de divers établissements et de sociétés pour l'encouragement des progrès intellectuels, autant que ceux ci seraient d'accord avec les principes dominants du Gouvernement.
Comme dans l'ancien temps, le centre de la ville
fut toujours le centre du mouvement. Plus que jamais se montra l'insuffisance des moyens pour satisfaire aux besoins de la vie publique. L'étroitesse des rues occasionnait tous les jours des embarras fâcheux, à cause du manque de localités dans le plein-pied des maisons, les magasins durent monter au premier étage, d'où il résulta que d'année en année les loyers s'élevèrent à un prix exorbitant. Les communications entre la ville et les faubourgs allaient se traînant et avec perte de temps. Manque d'espace il était impossible de former ni des établissements qui vu l'augmentation des besoins étaient indispensables pour la santé, la commodité et le comfort de la population ni élever des édifices qui contribuassent à l'embellissement de la ville. Si Vienne devait gagner en beauté, en aspect imposant et en commodité", les murs de la ville devaient être abattus, et moyennant les glacis établir une ^ jonction immédiate avec les faubourgs. Après plusieurs années de délibérations on prit en fin la résolution décisive de faire de Vienne une granûe ville.
Par un rescrit en date du 20 Décembre 1837 adressé au^ Ministre de l'intérieur monsieur Alexandre de Bach, l'Empereur François Joseph avec un esprit vraiment éclairé exécuta un des plus grands ouvrages de nos jours : l'élargissement et l'embellissement de la ville. Il fut bien entendu que dans cet agrandissement de la ville était compris l'établissement d'une jonction convenable de la ville intérieure avec les faubourgs, ainsi que la régularisation et l'embellissement de la résidence. Dans ce but , l'Empereur ordonna que le terrain gagné par la démolition des fortifications, de même que les glacis fussent exclusivement réservés pour des bâtisses et que de la vente de ces terrains, il fut formé un fond qui servirait à couvrir les dépenses pour l'édification de bâtiments publics. Un concours fut ouvert pour dresser un plan approprié au but proposé. Parmi les points les plus importants du programme il est à remarquer qu' une rue transversale formant l'enceinte de toute la ville intérieure devait être établie et vu l'impossibilité
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d'élargir les rues existant dans l'intérieur d'établir une communication, moyennant laquelle en utilisant les nouvelles issues, on put se rendre sans obstacle d'un point de la ville à l'autre et de celle là dans les faubourgs. Le 3o Janvier i858 fut ouvert le concours et le 3i Juillet de la même année fut l'époque prescrite pour la présentation des plans. Parmi les 85 projets qui furent présentés, on accorda la préférence
' " à ceux des architectes Frédérich Stache, Louis Fôrster, van der Null et Siccardsburg comme les plus parfaits. Mais comme ils ne répondaient pas complètement à toutes les conditions exprimées dans le concours, le département technique du Ministère de l'intérieur élabora un nouveau plan avec l'aide de ceux auxquels on avait donné la préférence. Le premier Septembre i85q l'Empereur donna sa sanction au plan nouvellement dressé et les préliminaires pour une prompte exécution furent immédiatement décrétés. Pour animer le goût des bâtisses, le Gouvernement avait déjà d'avance accordé de grands avantages aux constructeurs.
Déjà longtemps avant l'arrêt; définitif du plan d'agrandissement de la ville on commença à abattre les murs et les portes de la ville. Le 29, mars 1 858 on commença à démolir les remparts entre le Biber- Bastei et le Fischerthor ; la même année encore tomba la Stubenthor, en i85q furent démolis l'ancienne Kârntner Thor, le Gonzaga- et l'Elend-Bastei, en 1860 la Fischer- et la Neuthor ainsi que le Wasserkunst- Bastei, en 1861 l'Augustiner- et le Môlker - Bastei, ensuite la nouvelle Kârntner - Thor , en 1862 la
-j Schotten- et la Franzens-Thor, puis le Stubenthor- Bastei, en i863 le Burg-Bastei et la Carolinen-Thor, en 1864 le Biber-Bastei , en 1868 le Schotten-Bastei, en 1870 une partie du Môlker-Bastei, en 1871, le reste du fossé près du lieu où était la Neuthor, avec les boulangeries militaires, et en 1872 le Paradies- Garten, c'est par là que les travaux de démolition furent terminés.
En même temps que les travaux de démolition
s'exécuta le plan d'agrandissement de la ville. D'abord la rue du Quai sur la rive droite du canal du Danube fut établie, une partie, depuis la Rothenthurm-Strasse jusqu'au Ferdinands-Brûcke en fut ouverte à la circulation en i858 et le reste fut terminé dans le courant de l'année 1839. L'année 1861 la Commune fit planter le Parc du Franz Joseph - Quai. La construction de la Ringstrasse retardée par de longues délibérations entre le Ministère et le Conseil communal commença l'an i863 , depuis la prolongation de la Kârntner Strasse jusqu'où se trouvait jadis la Stubenthor, et fut continuée depuis cet endroit jusqu'à la rue du Quai, et en i865 on en poursuivit l'établissement depuis le Burgthor jusqu' à la Scbottenstrasse et depuis là elle fut terminée jusqu'au Quai. Parallèlement à la Ringstrasse, mais plus près des faubourgs fut tracée une seconde voie de communication la Lastenstrasse. Une troisième voie la Gûrtelstrasse tracée hors des lignes ou barrières entoure complètement les faubourgs de Vienne *).
L'emplacement des anciennes fortifications ainsi que le terrain occupé par les glacis formèrent une étendue d'environ 5oo.ooo toises carrées, mais dont la cinquième partie seulement fut destinée à porter des bâtiments, tout le reste fut laissé pour établir des routes, tracer des places et planter des parcs et des jardins.
*) La Ringstrasse longue de 23oo toises a en tout 3o toises de large, dont 5o pieds pour la voie carossable du milieu, ï'i pieds pour chacune des deux allées latérales, et +2 pieds pour chacune des deux voies accessoires y compris les trottoirs. La rue du Quai s'élève de 24 pieds au dessus du point zéro indiqué sur le Ferdinands-Brûcke, elle compte 24 toises de largeur, et dans la jurisdiction de la ville, elle sera après la régularisation du Canal du Danube bordée de murs formant Quai. Les rues transversales et autres n'auront pas moins de 4S pieds de largeur, quelque fois aussi 72 jusqu'à 120. La Lastenstrasse a une largeur de 48 pieds. (M. Lohr. Discours sur l'agrandissement de la ville intérieure devienne. Vienne 1864.)
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Les premières maisons qui s'élevèrent sur le terrain d'agrandissement de la ville furent celles qui formaient le groupe de bâtisses au Franz Joseph -Quai et celles qui se trouvent près de l'Elisabeth-Brùcke à l'issue de la prolongation de la Kârntner Strasse. L'Empereur céda à la Commune un espace de- 48.850 toises carrées, où celle ci fit planter un magnifique parc. Le goût de bâtir grandement excité par les " avantages accordés aux constructeurs procura en peu de temps la vente de la plus grande partie des places à bâtir.
L'année 1867 fut une importante phase dans les progrès de l'agrandissement de la ville : deux sociétés de constructeurs firent augmenter la valeur des places à bâtir sur une grande échelle. Au Burgring, au Franzens-Ring, au Schotten-Ring s'éleva une ligne de belles maisons. Outre cela eut lieu la cession de la place de la parade désirée par la Commune depuis des années. En suite de réclamations souvent répétées de la part du Bourgmaitre Dr. Felder, l'Empereur en 1870 accorda son approbation au plan de division en parcelles, d'après le quel devait s'élever sur le terrain en question, l'hôtel de ville, l'Université, le Palais du Parlement et où serait planté un grand jardin. Outre cela après mure reflexion on résolut de bâtir une suite d'édifices publics, tels que le Musée impérial dont l'exécution devrait s'accorder avec un plan pour l'édification du Bourg (château), l'Académie I. R. des beaux arts, le Musée Autrichien des arts et de l'industrie , le laboratoire chimique de l'Université , le Théâtre de la ville, l'institut pédagogique, la Bourse, te le Télégraphe, la Halle, puis s'élevèrent de nombreux palais, tels que celui du Comte Larisch (dans Johannes- Gasse) du Comte Henkel- Donnersmark (vis-à-vis du Park) etc. Le Conseil communal ne recula devant aucun sacrifice pour aider le Gouvernement dans l'opération d'agrandissement de la ville. Il mit à exécution une suite de dispositions pour que le développement de Vienne en fit une grande ville. En échange des glacis il créa outre le Parc de la ville
(Stadtpark) encore d'autres jardins. Il fit dresser un plan grandiose pour la régularisation et l'élargissement des rues et des places, il augmenta le nombre des ponts sur la „\Vien" et sur le canal du Danube il voua toute son attention à l'arrosement, au balayage au pavage et à l'éclairage des rues, il fit bâtir une grande église , le Cursalon , la Halle centrale, deux maisons communes, deux maisons pour les pauvres et commença en 1872 l'érection d'un nouvel hôtel de" ville, et l'établissement d'un cimetière central. Il ne resta pas non plus en arrière dans ses efforts sous le rapport intellectuel. Il augmenta les écoles primaires et les Real-Schule (Ecoles normales), fonda deux Realgymnase (Normalgymnases), un institut pédagogique et améliora la situation des corps d'enseignement Cependant toutes ces grandes entreprises sont de beaucoup surpassées par la construction de l'Aquéduc de i3 milles de longueur, qui amènera du pied des alpes aux habitants de Vienne l'eau de source la plus fraîche et la plus pure. Les travaux commencés en 1870 sont tellement avancés qu'on peut avec confiance en attendre l'achèvement dans le courant de l'année 1874. Une seconde entreprise plus importante encore au développement de la ville est la régularisation du Danube, au moyen de la quelle le lit du fleuve étant rapproché de la ville, les intérêts commerciaux de Vienne seront enfin satisfaits par la construction d'un port, et on y gagnera aussi un terrain considérable pour y bâtir un nouveau quartier de la ville. L'influence de l'essor matériel et intellectuel de Vienne en concurrence avec d'autres agents politiques ne demeura pas sans résultat. La population de la Com- • mune de Vienne comptait à la fin de l'année i86q, 007.D14 âmes (contre 469.221, l'an i85 7 ) et en comptant la population de la banlieue 810.592 âmes. Après la malheureuse issue de la guerre francoitalienne en (1839) le mécontentement dans toutes les parties de 1 Empire à cause du mauvais système de gouvernement conservatif était si grand, qu'' après une assemblée extraordinaire des Conseillers d'Etat et un
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' examen de la situation politique, l'Empereur François Joseph prit la résolution d'octroyer de nouveau à ses peuples une constitution représentative (Octobre i83o) qui en février 1861 fut organisée en une moderne constitutionelle. Vienne avait salué avec joie le retour aune forme constitutionelle de l'Etat et voua ses plus chaudes sympathies et sa plus entière confiance à son auteur le Ministre d'Etat de Schmerling. Ce qui n'avait • pas réussi au gouvernement absolu, l'union de toutes les populations de l'Empire on espéra l'obtenir sur le pied d'une constitution libérale. Cet essai ne réussit pas non plus, de même que celui qui fut entrepris par le Comte de Belcredi pour amener une entente à part de la constitution. Après la nouvelle et malheureuse guerre de 1866, Mr. le Comte Beust prit la direction des affaires ; la constitution hongroise fut de nouveau remise en vigueur, seulement les relations extérieures , les finances , la guerre furent traitées comme affaires communes à tout l'Empire, la constitution des provinces allemandes slaves fut revue par le Conseil de l'Empire conformément à ces nouvelles circonstances, ainsi qu' aux exigences du libéralisme politique, et avec l'année 1 868 le gouvernement parlementaire prit le timon des affaires. De nouvelles crises et changements de ministères furent occasionnés en 186g, 1870, 1871 par la demande des populations slaves d'une plus grande indépendance politique que celle qui pouvait leur être accordée aux termes de la Constitution.