I. salle. Salle à copier
II. salle. S. Phil. de Champaigne, une mère blessée avec son enfant. 10 Fr. Snyders, Daniel dans la fosse aus lions. 20. Ant. Watteau, joueur de luth.
III. salle. S. 5. Snyders, le Paradis. 8. Jan v. Hock, l'Arch. Léopold Wilhelm à cheval.
g. Cabinet avec des sculptures.
IV. salle. N. b. Jan v. Hugtenburg. Siège de Namur. Wilhelm III. d'Angleterre et Max Emanuel de Bavière. 8. Mar. Syb. Merian, fleurs. E. 9. 11. Phil. Roos, deux escarmouches. 12. Sam. v. Hoogstraeten, intérieur du Burgplatz. 18. Mich. Hondekoeter. Coq et poules. Une grande quantité de tableaux, entr'autres Manfred par Rahl . manque de place, se trouvent en rouleaux dans le déoôt. Les nouvelles acquisitions: E. Blaas, soirée à Murano. Fùhrich, passage des montagnes, par Marie. Makart, mort apparente de Julien et un grand intérieur de Craesbeke. ne sont pas encore exposés.
La Collection I. R. d'Ambras (Belvédère inférieur, ouverte le dimanche de 10 à 1 heure, le mardi et le vendredi de 9 à midi et de 3 à 6 heures), tire son nom du château Ambras en Tirol, ou l'Arch. Ferdinand I second fils de l'Empereur Ferdinand I et époux de Philippine Welser , avait établi une salle d'armes, une galerie de tableaux, une bibliothèque, et un cabinet de médailles. Lors de l'invasion française ces trésors furent transportés en Hongrie
"et restèrent ensuite à Vienne. Après qu'une partie des tableaux, des manuscrits, des monnaies, des pierres sculptées, eurent été joints aux collections impériales, la partie importante consistant en 143 armures originales, entr'autres dans la 1. salle: les armures d'Empereur Max I, de Charles V, de. Ferdinand I, différentes de l'Arch. Ferdinand. II. salle: armures du duc Ulrich de Wûrttemberg, de Maurice d'Orange, de George de Frundsberg, carquois et massue de Kara Mustapha, hache d'arme de Montezuma, drapeau du chef de paysans Steph. Fadinger. III. salle: Armure de Milan de l'Arch. Ferdinand, pour l'homme et le cheval, armures d'Alex. Farnese, de Sleph. Bathory, différentes de Doria, de Gonzaga, d'Urbino etc. IV. salle: Portraits de Rodolphe de Habsburg, d'Anne de Hongrie et de Bohème avec ses fils, Max et Ferdinand, de Ferdinand I, de l'Arch. Ferdinand et de Philippine Welser, de Marie de Bourgogne, plusieurs fois de l'Empereur Max, plusieurs fois de Blanca Maria Sforza, de Charles le Téméraire et de Philippe le bon de Bourgogne, de Charles V et de Philippe II d'Espagne, de Charles IX de France, de l'Archiduc Léopold Wilhelm. Deux arbres généalogiques de la maison de Habsbourg, Henri II de France et Catherine de Medicis. Ensuite tableaux de Salv. Rosa, Burgmair , Tintoretto, Memling (péché originel) et un grand nombre de statues en bronze, en pierres, sculptures en ivoire, en bois, vases et bijoux en or et en pierres précieuses, entr'autres de magnifiques ouvrages de Benv. Cellini, des armes des meubles, des pierres gravées etc. etc. Il s'y trouve aussi un cabinet égypti en, contenant
.des momies et des sarcophages, des statues et de petites sculptures, des rouleaux de papyrus etc. puis le compartiment des marbres, des monnaies et le cabinet des antiques, dans lequel se trouve un sarcophage des Amazones. Au côté sud du Belvédère supérieur et le long du grand bassin, la route conduit à la
Barrière du Belvédère (Belvédère-Linie) près de laquelle s'élève le grand Arsenal.
Arsenal I. R. (devant la barrière du Belvédère
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pi. !0 H.) bâti d'après les plans des architecte 1 Forster, Hansen, van der Nûll, Siccardsburg et Rôsnei de l'année 1849 — 1854. Le contour entier de l'édifiû : fut exécuté par van der Nûll et Siccardsburg à l'es ception des derrières de la caserne, du milieu et A la chapelle, ainsi que les forges, les ateliers en eu» et en bois, le musée d'armes, la fabrique de fusil e le tirage, sont l'ouvrage de Fôrster et de Hansen, e . la chapelle est due à Rôsner. L'Arsenal, le premiergrand édifice en briques brutes de Vienne est un de: bâtiments les plus remarquables dans ce genre, e a exercé une influence durable relativement au déve loppement de l'art de bâtir, et au meilleur emplo des matériaux à bâtir qui se trouvent à Vienne Ce édifice s'étend sur une superficie du 110 acres (Joch devant la Belvédère-Linie, entre le chemin de fer à Raab, et la ligne de circonvallation, et forme ui rectangle de 363 toises de long sur 254 toises de large, dont la façade principale regarde Vienne. Lt musée d'armes est, sous le rapport de l'art, d'uni importance majeure, son établissement seul a coûti la somme de i,3oo.ooo fl. L'édifice entier bâti dam le style romain consiste en une riche partie du milieu : la salle des trophées autrichiens à laquelle 0: arrive par le vestibule et par la rampe d'escaliei richement ornée, et les deux ailes semblables qui servent au rez de chaussée de dépôt d'armes et dom le premier étage est destiné à l'exposition de 1s collection d'armes de la maison impériale. La magnifique entrée se trouve dans le milieu de l'édifice faissant saillie. Plusieurs marches y conduisent, e ensuite dans le vestibule et à la rampe d'escalier. L vestibule est soutenu par 1 2 groupes de colonnes ayant chacun 4 piedestals et par 4 autres groupes di colonnes reposant chacun sur 1 piédestal, et dan: le quel 5i statues en marbre des plus célèbres prince guerriers et généraux seront dignement placées, et ; sont déjà en partie.
A droite dans le vestibule est attenante la sali; des tournois, dans laquelle se trouvent de magnifique
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anciennes armures allemandes , entr' autres une de l'Empereur Max I, une magnifique armure de Max II, ensuite deux superbes armures pour combattre à pieds, dont l'une appartenait à l'Empereur Ferdinand I, qui sont les plus remarquables. Outre cela il s'y trouve un plastron pour le-Bundrennen (pièce d'une grande rareté) plusieurs magnifiques rondaches grillées, et un ancien casque pour les tournois à la massue.
A gauche du vestibule, se trouve la salle aux fusils. Dans cette salle on peut voir le développement et le perfectionnement successif des armes à feu. Depuis la primitive arquebuse à fourchette du i5. siècle, jusqu'au fusil le plus nouveau, toutes les phases de développement dans la construction des armes à feu sont présentées au spectateur. Dans la table en verre près de la fenêtre, il y a une collection de magnifiques pistolets, pour la plupart, armes de luxe qui sont d'une grande valeur tant sous le rapport historique que sous celui de l'art.
Tant à la salle des tournois, qu' à la salle des fusils, communiquent les grands dépôts d'armes, qui conjointement avec les dépôts dans le premier étage, outre d'autres armes, renferment 35o.ooo fusils.
La cage du grand escalier de même que les parois latérales sont recouvertes en stuc colorié. Au dessus de l'escalier se trouve un groupe en marbre: l'Autriche accompagnée de deux figures allégoriques.
Le plafond du vestibule richement orné d'après les dessins de Hansen, contient six fresques allégoriques de la main du professeur Cari Rahl, l'histoire, la tactique et la stratégie sur les arceaux des parois latérales; sur le plafond même: le courage et la prudence, la puissance et l'union, la gloire et l'honneur.
Trois grandes entrées conduisent du grand escalier dans la salle des trophées haute de 72^ pieds, avec une coupole et une galerie, à cette salle à droite el à gauche sont attenantes deux autres petites salles.
Ces trois magnifiques salles sont destinées à renfermer les glorieux trophées que les armées impé-
Giiide mignon de Vienne. 9
riales ont conquis depuis des siècles sur les champs de l'honneur. Des fresques de la main du professeur Blaas représentent les combats dans lesquels ces trophées ont été gagnés et en glorifient les héros.
La grande salle contient les peintures à fresque suivantes: Sur la coupole supérieure les allégories: La valeur, allusion à la fondation de l'Ostmark par Léopold le glorieux enchâssant les Hongrois de Melk; l'allégorie: Modération, faisant allusion à Léopold le saint refusant la couronne impériale en faveur de Lothaire de Saxe; l'allégorie: Puissance, entendant par là l'Autriche élevée au rang de Duché. Henri Jasomirgott investi par l'Empereur Frédérich du pays au dessus de l'Enns; l'allégorie: L'Ait, allusion à l'avancement des arts et des sciences par Léopold le glorieux. Dans les quatre coins plus bas se trouvent quatre médaillons représentant: L'Empereur Rodolph devant le cadavre du roi Ottocar, passage d'Albrecht I par les défilés du Semmering, l'Empereur Maximilien I remet à Frundsbcrg le brevet pour l'établissement des lansquenets, Charles V reçoit la nouvelle de la victoire des Impériaux à Pavie, et le glaive du roi François 1 de France. Dans les arceaux derrière la galerie à gauche de l'entrée: Le général suédois Horn fait prisonnier à la bataille de Nbrdlingen 1634 avec le portait du roi Ferdinand III et du Feldmaréchal Horn. Dans la ceinture à gauche, la bataille de Zablot 1619 avec le portrait du général Bonaventure Longuevale, comte Bouquoy. Vis-à-vis, la surprise du camp français à Tuttlingen 1634 par le général de cavalerie Jan van Werth. Dans l'arceau au dessus de la' fenêtre, la bataille du St. Gothard 1664 avec les portraits du Lieutenant général comte Montecuccoli, du Duc Charles de Lorraine, du général de cavalerie Hans comte Spork, du comte Hohenlohe et du Maréchal français Duc de la Feuillarde. A droite dans la ceinture, la gar-' nison turque du Levenz faite prisonnière 1664 avec les portraits des généraux comte Souches et Meister. Le vis-à-vis est une épisode du siège de Vienne i683. Le Feldmaréchal Riïdiger, comte de Starhemberg blessé, se fait porter sur la brèche pour prendre lui même les mesures de défense contre les Turcs assiégeants.
Au dessous de la galerie se trouvent dans trois médaillons les portraits du fondateur et des réorganisateurs de
l'artillerie autrichienne, Maximilien I, Liechtenstein et Colloredo. Dans l'arceau derrière la galerie à droite de l'entrée, la bataile de Zenta 1697. Dans les deux portraits de ceinture qui se trouvent à côté, la prise d'Ofen 1686 avec les portraits du Duc Charles de Lorraine et du Margrave Ludwig von Baden: ensuite l'entrée du Prince Eugène en Bosnie 1697 ainsi que son portrait. Dans l'arceau derrière la galerie au dessus de Ventrée, la bataille près Turin 1706, avec le portrait du Prince Eugène de Savoie. Dans les deux tableau de ceinture en dépendant, la surprise de Crémone 1701 avec le Maréchal de Villeroi fait prisonnier. Comme pendant, l'entrée du Roi Charles à Madrid 1710 avec le portrait du Roi et du Feldmaréchal Guido comte de Starhemberg.
Les trophées turcs exposés dans ce vestibule proviennent tous de la guerre de trente ans. Combat de l'Autriche contre les Osmanlis pour la civilisation des pays de l'occident. La salle à gauche du vestibule principal comprend l'époque de l'Impératrice Marie Thérèse et de l'Empereur Joseph II. Le tableau du plafond représente la fondation de l'ordre militaire de Marie Thérèse, et la première promotion 1759.
Parmi les nombreux portraits que contient ce tableau, on remarquera: L'Impératrice Marie Thérèse, à son côté l'Arch. Joseph et ses deux jeunes soeurs, ensuite l'Empereur François I comme grandmaitre de l'ordre, et le Duc Charles de Lorraine recevant la grande croix, derrière celui-ci, le Feldmaréchal comte Daun, le vainqueur de Kolin, le comte Kaunitz et d'autres. Le tableau en médaillon dans le coin représente la capitulation de la garnison française à Linz 1742 avec les portraits du Grand Duc Franz et du Feldmaréchal comte Khevenhiiller. Dans l'arceau au dessus de la fenêtre et qui se trouve à côté, la bataille près de Plaisance 1746 avec les portraits du I Prince et Feldmaréchal Wenzel Liechtenstein et du général Brown. Dans le médaillon à. côté: L'Impératrice Marie Thérèse passe en revue à Solenau les régiments impériaux concentrés 1749 avec le portrait de l'Impératrice, de l'Archiduc Joseph, et des deux jeunes Archiduchesses Marie Anne et Christine, puis le président du conseil de guerre de la cour, le Feldmaréchal Joseph comte Harrach à la tête de son régiment, et le Feldmaréchal comte Daun. Outre ces tableaux, il n'va plus encore dans cette salle que deux médaillons qui vien-
lient d'être achevés, et c'est la surprise de Berlin 1757 par le Feldmaréchal-Lieutenant Hadik, et l'assaut de Schweidnitz 17(11, par le Feldzeugmeister Loudon.
Dans les trois arceaux encore vides de cette salle, seront représentées, la bataille de Kolfn 1737, la surprise de Hochkirch 173S et la conquête de Belgrade 17S9, et sur les parvis seront exposés les armes prussiennes les drapeaux, conquis dans les batailles représentées par ces tableaux.
A cette salle se joint à gauche la première salle contenant la moitié de la collection d'armes de la maison impériale: Armures, armes de guerre et de luxe, de la moitié du 14. jusqu'à la fin du 16. siècle. A droite de la salle principale se trouve une seconde salle accessoire dans laquelle les combats de la première moitié du 19. siècle, et avant tout les combats qui ont eu lieu pendant plus de vingt ans contre la France, seront représentés. Au plafond un tableau représentant l'entrée à Vienne de l'Empereur François I à son retour de Paris en 1816, la bataille de Wurzbourg 1796, la bataille de Caldiero i8o5, la rencontre près d'Ebelsberg 1809, la bataille d'Aspern 1809, la victoire des Tiroliens à la montagne d'Isel 1S09, la bataille de Leipzig i8i3, le combat près de Vienne 1848, la bataille de Novarra 1849- Sur les P arois de cette salle se trouvent des trophées français et italiens conquis dans les batailles représentées par ces fresques. A cette salle est attenante la seconde salle des armes dans la quelle les armes, depuis le commencement de la guerre de 3o ans, jusqu'au temps moderne sont exposées. Pour plus ample éclaircissement chaque objet est muni d'une vignette imprimée. Les amateurs d'armes trouveront de suffisantes explications sur cette grande collection de la maison Impériale contenue dans le musée de l'Arsenal I. R. de Vienne, dans le magni- fique ouvrage du précédent directeur du musée d'armes Quirin Leitner.Pour aller directement à l'Arsenal, comme pour en revenir, on peut se servir des omnibus qui parcourent régulièrement les distances entre le chemin de fer du sud, la place St. Etienne, le faubourg Leopoldstadt et d'autres faubourgs pour l'arrivée et le départ des convois. Prix 12 kr. Les omnibus qui conduisent directement à l'Arsenal stationnent dans la prolongation de la Karntner Strasse, vis-à-vis du nouvel opéra. Prix 12 kr.
Wieden und Margarethen. — Carls-Kirche. — Theresianum. —
Friedhôfe. — Spinnerin am Kreuz.
(Wieden et Margarethen. — Eglise St. Charles. - Académie
thérèsienne. — Cimetières. — La fileuse de la croix.)
Les deux arrondissements "Wieden et Margarethen sont bornés au nord-est par la Heugasse et au sud-ouest par la Vienne dans toute leur étendue jusqu'à la barrière. A l'arrondissement du Wieden appartiennent en outre hors de la Favoriten-Linie et au de là du chemin de fer, les maisons qui sous l'influence du chemin de fer du sud et de l'Arsenal, occupent d'année en année une plus grande étendue de terrain. Les deux arrondissements n'en formèrent jusqu'en 1862, qu'un seul sous la dénomination de Wieden. La grande extension qu'ils ont prise, conjointement à l'augmentation rapide de la population, rendirent nécessaire une séparation qui eut lieu dans la direction de l'est à l'ouest. Cette division est marquée sur notre plan par une ligne fortement tracée. La plus grande partie du terrain sur lequel se trouve aujourd'hui l'arrondissement du Wieden, était autrefois propriété de l'évêche de St. Etienne et ce n'est qu'au commencement du siècle passé que la commune en est devenue propriétaire. Il était déjà peuplé dans le i3 siècle. Sur la place du Naschmarkt étaient le cloître du St. Esprit, dans le voisinage de l'école polytechnique, l'église de St. Antoine, et fort éloigné de la ville le Klagbaum-Spital et sur un canal artificiel venant de la Vienne plusieurs moulins étaient en activité. Sur le terrain de l'arrondissement actuel Margarethen se formèrent plusieurs communes, comme Hundsthurm, Margarethen, Mattfeinsdorf, Reinprechtsdorf, Nicolsdorf, Schaumbitr gerhof ensuite de la séparation de plusieurs propriétaires. Au Wieden et à Margarethen demeurent beaucoup d'employés et de petits commerçants et fabricants. Dans Margarethen sont aussi de nombreuses fabriques.
Partant de la place St. Etienne suivant la Kârntna Strasse nous atteignons à cet arrondissement en passant sur l'Elisabeth - Brûcke. Jusqu'en i85i si trouvait la un vieux pont en pierre dont l'édificatior remontait au 14 siècle. Le nouveau pont élevé d'après les plans de Fôrster fut achevé en 1834 et ouvert ï ta circulation avec l'entrée de l'Impératrice actuelle le 23 Avril. Les statues qui en font l'ornement ont été élevées aux frais de la société des arts (Kunstvereinj et de la commune qui rendit l'entreprise possible en y contribuant pour des sommes importantes. Ces statues de marbre furent posées le 19 Novembre i86t. Elles sont l'ouvrage du sculpteur Melnitzky (le Duc Henri Jasomirgott), de Preleuthner (Léopold le glorieux), de Jos. Gasser (le Duc Rodolph IV), de Joh. Fessier (Rûdiger von Starhemberg), de Pilz (Bischof Kolomts), de M. Purkartshofer (N. Salm), de Hans Gasser (Jos. von Sonnenfels) et de Jos. César (Fischer von Erlach). Au de là du pont commence
La grande rue du Wieden, ancienne route impériale conduisant sur le Semmering, en Styrie, en Carmthie et en Italie. A droite se trouve le marché au fruit, où se fait à Vienne le commerce le plus important en fruits et en légumes, appelé autrofois ,,Naschmarkt", ses revendeuses (Hôkerinen, Fratschlennen) passent pour se servir encore de l'ancien dialecte viennois. La maison faisant face au Naschmarkt, est appelée Freihaus, une fois propriété de Konradswerd, et depuis i6 4 5 propriété du comte d Empire Starhemberg qui posa les fondements du groupe de maisons actuel. Cependant le Freihaus ne prit la forme qu'il a aujourd'hui qu'en 1870. Le nom' de ,, Freihaus" provient de ce que tout le terrain depuis 1649 était franc de tout impôt. Cet édifice est surtout remarquable par sa grande étendue. La superficie du terrain sur lequel il repose, mesure à peu près 4y 2 Joch (acres). En 1868 il contenait encore 223 logements et rapportait un intérêt de 75.000 fl. Uans la grande cour se trouvait le théâtre de Schikaneder, ou l'opéra la flûte enchantée de Mozart (Zauber-
flôte) fut représenté pour la première fois. C'est dans le pavillon du petit jardin que Mozart a composé cet opéra.
droite de la
L'église de St. Charles.
Techniker-Strasse s'élève l'école de la commune protestante (Nr. i5 bâtie par Hansen i86k) Edifice plein de goût style renaissance, qui à l'extérieur par ses belles proportions et à l'intérieur par
sa cour entourée d'une colonnade ouverte, fait un for;' bel effet. A côté séparé seulement par la Resselgasse, s'élève l'institut polytechnique, i8i5— 1818 bâti pat Schemerl. Le groupe de figures de l'attique est de Kheber. L'érection de cet édifice eut lieu en même temps que celle du collège et fut destiné originairement a être une institution centrale 'pour le commerce et les métiers. Depuis i865, l'école polytechnique a été réorganisée comme école supérieure technique, sur les modèles des meilleurs instituts allemands de ce genre. Dans le jardin qui se trouve devant, a été érigée en i863 la statue en pied de Jos. Ressel l'inventeur des bateaux à vapeur à hélice, et modelée par Fernkorn. Le grand édifice a coupole qu'on voit plus loin est la célèbre église 5f. Charles (Carls- Kirche) 1 ouvrage le plus important de l'architecte J. B. Fischer von Erlach. Elle fut élevée ensuite d'un voeu que fit en 171 3 l'Empereur Charles VI, au temps de la peste qui désola Vienne. En 1716 fut posée la première pierre, et en i 7 3y fut achevé ce bel et imposant édifice. Cette église est sans conteste, après St. Etienne, le plus bel et le plus important édifice religieux de Vienne. Bâti d'après les meilleurs modèles de la renaissance italienne, cet édifice présente un si beau développement du plan iconographique, les masses se groupent d'une manière si pleine d eflet, tant de hardiesse et d'originalité dans 1 exécution de la coupole du milieu, qu'il doit être mis au rang des ouvrages d'architecture les plus remarquables de notre temps. Les ornements intérieurs de cette église correspondent parfaitement à l'extérieur. Rothmayer a peint les fresques de la coupole. Un y remarquera le tombeau du poète Heinrich von Collin. L'Empereur Charles VI donna cette église à 1 ordre des croisés de l'étoile rouge (Orden der Kreuzherrn mit dem rothen Sterne) qui la possèdent encore aujourdhui: plus tard elle est devenue église paroissiale. La dernière restauration a eu lieu de 1 865— 1867. Un revient de là par la Techniker-Strasse dans la Grande rue du Wieden (Wiedner Haupt-
strasse) qui plus loin vers le sud, près de l'hôtel la ville de Trieste se divise en deux branches, à droite la Margarethen- Strasse au bout de laquelle, à une assez longue distance, se trouve la Margarethen- Platf. De là on arrive, passant par la Pilgramgasse dans la grande rue de Hundsthurm, dans laquelle se trouve l'église paroissiale de St. Joseph bâtie par Duschinger 1768. Tableau d'autel par Altomonte le j. et Maulbertsch. La Hundsthurmer Strasse conduit directement à la barrière de Schônbrunn (Schônbrunner Linie). Comme cette partie des deux arrondissements n'offre rien de remarquable à l'étranger nous nous bornons à cette courte donnée d'orientation, et nous lui proposons de continuer son exploration dans le grande rue du Wieden, jusqu'au point où s'embranche à gauche la
Favoriten-Strasse. A son entrée s'élève la Paulaner-Kirche, seconde paroisse de l'arrondissement. Elle fut bâtie en i65i, mais elle est sans importance sous le rapport de l'art. Il n'y a de remarquable à l'intérieur que le plafond peint par Carlone et un tableau d'autel, le crucifiement par Rothmayr. Sur la fontaine devant la façade est placé un ange tutelaire, modelé en 1843 par Preleuthner. La maison Nr. 3 nommée la fonderie est depuis 1869 propriété de la commune, un passage conduisant dans l'Allée- Gasse la traverse. A l'intérieur se trouve la fonderie en bronze I. R. où ont été fondues les statues équestres de l'Archiduc Charles et du Prince Eugène par Fernkorn, et ensuite la statue équestre du Prince Sdiwarzenberg par Hâhnel. Nr. 7 palais de l'Arch. Charles Louis, l'ainé des frères de S. M. l'Empereur. Vis-à-vis et la Mozart-Gasse conduisant à la Mozart- Platz où sera élevé le monument projeté, en l'honneur de l'immortel compositeur de musique. Plus oin en montant Nr. i3 est l'institut I. R. des sourdsluiuets (Taubstummen-Institut). Immédiatement après sur un terrain fort étendu s'élève l'académie I. R. thérèsienne (k. k. Theresianische Ritter -Akademie) Originairement se trouvait là un château de plaisance.
impérial, en remplacement de la Favorita à l'Augarten, nommé „la nouvelle Favorite" où déjà sous Ferdinand III et plus souvent encore sous l'Empereur Léopold I vers la fin du 17. siècle, on donnait les plus brillantes fêtes, des mascarades, des ballets, des représentations théâtrales. C'est là aussi que Léopold I donna la plus brillante hospitalité en 168g à son hôte Pierre le Grand de Russie qui pendant longtemps fut le sujet des entretiens de la haute société en Europe ; lady Montague raconte dans ses relations de voyage épistolaires, que les décorations pour la représentation d'un de ces opéra avaient occasionné une dépense de 3oo.ooo. L'Impératrice Marie Thérèse changea la destination de la nouvelle Favorite comme château de plaisance, et y fonda (1746) un institut, portant encore aujourd'hui son nom, pour la jeunesse noble, et le dota conjointe ment avec les états des différentes provinces et plusieurs familles nobles, de places de fondation. Supprimée par l'Empereur Joseph, l'académie thérésienne fut rétablie en 1797 par l'Empereur François, et soumise dernièrement à d'importantes réformes. Quelques bâtiments à l'intérieur et dans le jardin datent encore du temps où la Favorita était encore résidence Imp. La façade donnant sur la Favoriten-Strasse fut bâtie à l'époque de la transformation du château de plaisance en académie. Une grande partie des livres provenant de l'héritage du savant bibliographe Garelli forme le fond de la bibliothèque qui possède des ouvrages rares. Denis le célèbre poète viennois compositeur d'odes en était le bibliothécaire dans le sièc'ie passé. Dans la maison Nr. 3o se trouve l'établissement central pour les observations météorologiques. La Walter-Gasse débouchant entre les maisons Nr. 26 et 28 conduit à l'hôpital I. R. et à l'Ober- Realschule. Par la Carolinen-Gasse s'approchant de la barrière, on arrive à la nouvelle église gothique de Ste. Elisabeth, 3me paroisse de l'arrondissement. Bâtie d'après les plans de l'architecte Bergmann 1860 — 1866, elle est d'une apparence massive, et de
La fileuse de la croix.
lourdes proportions. Le grand autel à l'intérieur i été exécuté d'après les plans de l'architecte Lipperi. et le tableau d'autel représentant Ste. Elisabeth a eu peint par Dobyaschofsky. La Carolinen-Gasse va joindre la Heugasse vis-à-vis du jardin I. R. du Belvéden de sorte que l'étranger qui dans sa pérégrination f travers la Landstrasse ne l'a pas visité, y est aussi arrivé de ce côté par le chemin le plus court. De même la route par la Heugasse et par la barrière de Belvédère qui en est tout près conduit à l'Arsenal I. R. — A la sortie de la Favoriten - Strasse on rencontre
La barrière de la Favorite (Favoriten-Linie). De cette barrière, la route à droite conduit à la gare du chemin de fer du sud et à celle du chemin de fer de l'état (Staats-Eisenbahn) qui tous deux ont été rebâtis et agrandis dans les années 1870 — 1872. L; ligne de maison situées au de là de la digue du chemin de fer appartient encore au Wieden, comme nous l'avons fait remarquer en commençant cette excursion. La rue courant à droite de la digue conduit au cimetière protestant et à celui de Matzleinsdorf; sur l( premier est une chapelle bâtie par Hansen, et sur le second en existe une bâtie par Rôsner. L'édifice de Hansen consiste en un dépôt général, exécuté en briques nues et se distingue par le grand effet des proportions observées avec art. La même rue dans sa grande étendue aboutit à la route de Trieste, l'ancienne route impériale conduisant par le Semmering en Styrie et en Italie, et à côté de laquelle, sur la hauteur du Wienerberg, le plus beau point de vue sty la ville et les faubourgs, s'élève le célèbre monument caractéristique de Vienne „Spinnerin am Kreuze" (la fileuse de la croix) monument gothique bâti (1451. par Hans Puchsbaum et à l'édification du quel dans l'époque romantique se rattachent les traditions les plus étranges. Près de la Spinnerin am Kreuze était encore il y a peu d'années la place d'exécution des criminels condamnés à mort. En revenant en ville on peut aussi suivre la route de Trieste jusqu'à la bar-
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I4i ' ri'ere de Mat\leinsdorf (Matzleinsdorfer Linie) par laquelle on arrive à la Matzleinsdorfer Strasse et dans le prolongement de laquelle débouche la grande rue de Wieden. Près de la barrière dans la Matzleinsdorfer Strasse et la Central-Marktplatz, plus loin du côté de la ville est l'église paroissiale de St. Florian bâtie en 1725, et dans la partie supérieure de la grande rue du Wieden, une église du collège des Piaristes consacrée à St. Thecla, bâtie en 1754. Depuis la grande rue du Wieden la route conduit en droite ligne par le pont Elisabeth dans la Kârntner Strasse.
Les omnibus parcourent les distances entre la Favoritenet la Matzleinsdorfer-Linie à la place St. Etienne. Prix 12 kr., ensuite depuis le Sud- et le Staats-Bahnhof à la place St. Etienne, au Stuben-Bastei et à l'Alservorstadt (Schlosselgasse) et depuis l'Arsenal dans la prolongation de la Kârntner Strasse pour le prix de 12 kr. Dans le courant de l'année 1872 une ligne de chemin de fer à chevaux sera tracée, jusqu'au Sud- et Staats-Bahnhof.
Mariahilf et Neubau. — Ecuries Imp. — Eglise des Lazaristes. Eglise du Alt-Lerchenfeld.
L'arrondissement de Mariahilf et de Neubau s'étend sur la partie la plus élevée du terrain occupé par Vienne. Les deux arrondissements sont séparés par la grande rue de Mariahilf. Mariahilf séparé des autres arrondissements par la Vienne, et Neubau par la Lerchenfelder Strasse. L'arrondissement de Mariahilf comprend les anciens faubourgs, Gumpendorf, Windmûhle, Laimgrube, Mariahilf et Magdalenen- Grund, parmi les quels, le premier occupe la plus grande superficie; l'arrondissement de Neubau renferme les faubourgs d'autrefois: Spittelberg, St. Ulrich, Neubau, Schottenfeld, et une partie des faubourgs, Windmûhle et Altlerchenfeld. Parmi ces faubourgs : Neubau et Schottenfeld sont les plus étendus. Anciennement tout ce terrain était peu peuplé, mais con-
sistait surtout en prairies, champs et vignes. II n'y a que St. Ulrich, appelé une fois Zeismannsbrunn et Gumpendorf dont les documents de la première moitié du i3. siècle fassent mention; ceux du 14. siècle font mention de la Schôffstrasse, aujourd'hui Mariahilfer Strasse. A peu près à la place occupée par l'église paroissiale des Carmélites dans la Mariahilfer Strasse était l'ancien cloître de St. Theobald entouré de bastions fort étendus, et sur la déclivité du côté de la Vienne était le grand dépôt de briques pour Vienne. Du temps des invasions ennemies, ce territoire était par sa position élevée et dominant l'intérieur de la ville, d'une importance majeure. A commencer depuis l'époque du roi Mathias Corvin, jusqu'à Napoléon I les assiégeants réunirent toujours leurs efforts pour s'emparer des hauteurs à dos des écuries impériales pour paralyser avec succès la résistance de la ville. Au 3i Octobre 1848 lorsque les troupes impériales se rendirent maitresses de la ville, ce point joua un rôle important. Couverts par les batteries, les Croates prirent d'assaut le Burgbastei, et au moyen de raquettes mirent le feu à une partie de la bibliothèque Imp. de la cour et de l'église des Augustins.
Depuis la place St. Etienne, le plus court chemin pour se rendre dans l'arrondissement de Mariahilf est de passer par la Kârntner Strasse, l'Opernring et la Babenberger Strasse qui aboutit immédiatement à la grande rue de Mariahilf; on arrive par le plus court chemin à l'arrondissement de Neubau en passant par le Graben, le Kohlmarkt, la place St. Michel et par la place intérieure du Burg. Hors de la porte extérieure du Burg et suivant en droite ligne la route tracée entre les jardins nouvellement plantés et les deux places à bâtir où s'élèveront les musées impériaux, on arrive dans la
Rue des écuries de la cour (Hofstall-Strasse) qui appartient à l'arrondissement de Neubau. Sur toute la longueur de la rue s'étend un immense bâtiment. Ce sont les écuries I. R. (die k. k. Hofstallungen).
'Bâti en 1725 par Fischer von Erlach, il ne forme qu' une partie du plan grandiose projeté, c'est pourquoi l'architecture n'en fait pas une impression favorable. Dans le Hofstallungen se trouvent les écuries complètes de la cour impériale ainsi que les anciens et magnifiques carosses de couronnement, le carosse de couronnement de Napoléon y a aussi été transporté. Dans la partie antérieure se trouvent les chambres contenant la sellerie et les équipages de chasse, de précieuses couvertures de chevaux, de riches selles, d'anciens fusils d'un grand prix et d'autres souvenirs historiques. Les restaurations partielles dans les écuries, les remises, le manège ainsi que des bâtiments neufs, le tout exécuté de i85o à 1854 ont coûté la somme d'un million. L'arrangement et la distribution des écuries sont surtout remarquables. On reçoit la permission de visiter les écuries impériales de r administration supérieure des écuries (Oberst-Stallmeisteramt) dans le Burg, Amalien-Hof. En suivant la Hofstall-Strasse du côté de l'est, on arrive à l'entrée de la
Grande rue de Mariahilf, grande artère de ce faubourg et communiquant directement avec le chemin de fer de l'ouest (Westbahn), Fùnfhaus, Rudolphsheim, Schônbrunn, Hietzing etc. Par la rue de Mariahilf la route conduit dans l'Autriche supérieure, Salzbourg et l'Allemagne du sud-ouest. La rue au commencement un peu étroite et montueuse devient ensuite plane et assez large pour l'affluence des piétons et des voitures. D'abord on arrive à gauche à l'église paroissiale de St Joseph , appartenant autrefois au cloître des carmélites, bâtiment sans importance bâti à la fin du 17. siècle et restaurée en 1867. Du côté opposé au coin de la Breite Gasse s'élève la caserne des Hellebardiers gardes du corps I. R. Nr. 20 (k. k. Trabanten-Leibgarde) et y attenant immédiatement, une grande caserne d'infanterie Nr. 24, laquelle est isolée de trois côtés. Au coin dans la Stiftgasse est bâtie l'église qui y appartient dont la svelte et jolie tour peut être mise au nombre des bâtiments les
mieux réussis du milieu du siècle passé. Jusqu'en 1848 tout cet immense bâtiment était un institut militaire appelé, „Académie des ingénieurs" que la duchesse Anne de Savoie avait fondée en 1749 et spécialement destinée à l'instruction de bons officiers de génie. En 1869 la partie donnant sor la Stiftgasse fut de nouveau rétablie comme académie militaire du génie I. R. et a grandie par l'adjonction d'un étage. Par la Windmuhlgasse vis-à-vis de la caserne on arrive au faubourg Windmùhle, par la Stiftgasse au milieu de l'ancien fauborg Spittelberg et St. Ulrich. De la Stiftgasse débouche le chemin de fer à chevaux (Pferdebahn), dans laMariahilferStrasse et conduit parFûnfhaus et Rudolphsheim à Schônbrunn. Plus haut on trouve à gauche dans laMariahilferStrasse — l'église paroissiale de Mariahilf bâtie de 171 3 — 1730 aux dépens du prince Eszterhâzy, style baroque, et remarquable par ses deux jolies tours développées d'une manière bizarre. P. Troger a peint les fresques du plafond et de la nef. Cette église est célèbre comme lieu de pèlerinage. Toutes les années y affluent de nombreuses processions du plat pays, venant adorer le portrait de la vierge Marie placé au grand autel et renommé par ses miracles. — De la Barnabiten-Gasse à l'entrée de laquelle se trouve l'église on arrive dans la
Gumpendorfer Strasse, point central de l'ancien faubourg Gumpendorf, dans lequel se trouvent les plus anciens et les plus nombreux établissements de tisserands. Dans cette rue à droite on trouve d'abord un jardin en terasse qui appartenait au palais d'été du prince Kaunitz, ministre d'état de l'Impératrice Marie Thérèse. Plus tard ce palais devint la propriété du prince Eszterhâzy qui y avait placé sa célèbre galerie de tableaux déposée maintenant à Pest. Il est actuellement propriété de la commune, le jardin est ouvert au public, et le bâtiment intérieur renferme un gymnase et la chancellerie de l'arrondissement. A la place du groupe de maisons entre la caserne et la rue Eszterhâzy était le palais du comte Kônigsegg où Pierre le Grand a habité pendant son séjour à
iïïïff
Vienne et y a donné un bal brillant; ensuite plus loin en montant l'église paroissiale de St. Egid, lors de la reconstruction de celle-ci en 1765 on y trouva des monuments romains, et entre les maisons Nr. 12Q — i3i est la nouvelle église protestante bâtie par les" architectes Hansen et Fôrster 1846— 1849. Dans la Haydn- Gasse à droite de la Gumpendorfer Strasse est la petite maison où Joseph Haydn s'était établi à son retour, et a composée sa création et les quatre saisons. Par la rue vis-à-vis St. Egid, -nommée Stumpergasse, on arrive de nouveau à la rue de Mariahilf et à côté de la barrière au de là de laquelle est situé la gare du chemin de fer de l'ouest (Westbahnhof) bâtie d'après les plans du conseiller ministériel Lôhr. Sur la route d'enceinte, c'est à dire dans la direction du village de Gaudenzdorf s'élève la nouvelle église paroissiale de Sechshaus non encore achevée, bâtie d'après les plans de l'architecte Fr. Schmidt, en style gothique, c'est un vaisseau central avec une coupole élevée qui compte au nombre des créations les plus originales de l'artiste. Vis-à-vis de l'embranchement de la Stumper-Gasse commence la rue appartenant à l'arrondissement de Neubau et nommée
Kaiserstrasse, le point le plus élevée de la ville et des faubourgs de Vienne. Immédiatement à son entrée, s'élève cachée derrière le cloître des Lazaristes et y appartenant, l'église gothique bâtie par l'architecte du dôme Fr. Schmidt; elle a fondé à Vienne la réputation de cet architecte distingué. La modeste somme de 3oo.ooo fl. ayant été assignée pour l'exécution de cet édifice, Schmidt a fourni un exemple comme quoi avec des moyens bornés on peut élever un important bâtiment monumental dans le style gothique. L'église est bâtie en briques brutes, seulement dans les assises on a employé des cubes en pierre. Ce qu'il y a d'intéressant surtout, c'est l'élévation de la tour sur le point d'intersection du vaisseau et à laquelle en évitation de frais, l'artiste s'est vu forcé de donner une position particulière. L'intérieur fait une impression favorable par la sévérité du style. Le grand
Guide mignon de Vienne. 10
autel en pierre diffère complètement des ouvrages de ce genre. Le grand crucifix en bois au côté droit de l'autel a une grande valeur en ce qui concerne l'art, il était auparavant propriété particulière. L'ordre des Lazaristes s'y établit en 1854, à l'aide de legs pieux, et se donna la tâche de fortifier la foi catholique en envoyant des missionaires dans toutes les parties de la monarchie. — Entre les maisons 49 — 31 de la Kaiserstrasse s'ouvre la barrière du Westbahn au de là de laquelle le long de la route d'enceinte se sont élevés depuis quatreans des groupes considérables de nouvelles maisons, qui forment une partie de la commune de Fûnfhaus. A droite de la route d'enceinte est le cimetière du Schmelz. Par la barrière du chemin de fer de l'ouest on arrive à la
Westbahnstrasse, qui est située au milieu de l'ancien faubourg de Schottenfeld, la partie industrielle la plus importante de la ville. Il y a cent ans, le terrain occupé par ce faubourg étendu consistait en grande partie en champs. Ce fut lorsque l'Empereur Joseph II pour donner plus d'extension à la fabrication des soieries et des rubans de velours appela à Vienne des ouvriers étrangers, qu'il s'y éleva en peu de temps de nombreuses fabriques, de sorte qu'on fut forcé de diviser tous ces champs et ces prairies en terrains à bâtir. Dans l'espace de 40 ans, il s'éleva plus de 45o maisons dont chacune renfermait une ou deui fabriques. Parmi les possesseurs de ces fabriques, beaucoup firent une grande fortune et eurent une puissante influence sur la vie industrielle de Vienne. A cause des grandes richesses qui y sont amoncelées,, on appelle aussi Schottenfeld le „Brillanten-Grund". ' La prospérité de ces fabriques dépendait pourtant essentiellement du système de douane dominant en Autriche. Lorsqu'en 1848 ce dernier tomba, expressément par la politique commerciale de Bruck et que les fabricants viennois durent entrer dans une concurrence toujours plus difficile avec l'industrie étrangère, que le principe du libre exercice des métiers fut établi et que la fluctuation des valeurs prit toujours de plus
grandes dimensions, l'industrie de Schottenfeld fut frappée aussi d'un coup sensible. Ensuite de ces circonstances le nombre des fabriques se réduisit de beaucoup, et nombre de leurs possesseurs eurent à supporter de grands dommages dans leur bien être d'auparavant. Au Schottenfeld dans la Zieglergasse (à présent maison Nr. i5) était VApollo-Saal qui dans les années 1808 — 181 5 tenait le premier rang parmi les salles de danses publiques. Dans les grandes salles magnifiquement décorées (181 5) du temps du congrès, les monarques présents à Vienne assistèrent à une grande fête qui y fut donnée. Dans une des salles était la table à manger couverte d'un service complet en argent de la valeur de 800,000 fl. En i838 l'ApolIo-Saal fut vendue à une société de fabricants de chandelles, qui y établit une fabrique dont les produits portent encore aujourd'hui le nom de „Apollo-Kerzen" (chandelles d'Apollon). De la Westbahnstrasse à gauche entre les maisons Nr. 36 — 34, la route conduit dans la
Schottenfelder Strasse, à la fin de laquelle se trouve l'église de l'ancien Lerchenfeld , Alt-Lerchenfelder Kirche.
Cet édifice occupe une place déstinguée dans l'existence de l'art à Vienne. Dans l'agitation de l'anrée 1848, les architectes entrèrent dans une violente opposition contre le précédent système dans l'exécution des oeuvres monumentales. En général, le gouvernement, à l'égard des bâtisses de l'état, ne souffrait pas de concurrence et en chargeait plutôt ses employés techniques. C'est ainsi que l'exécution de la bâtisse de l'église du vieux Lerchenfeld fut confiée au Hofbaurath Sprenger. Les fondements venaient d'être posés, lorsque les architectes adressèrent au ministère une pétition par laquelle ils demandaient la suspension de l'ouvrage commencé et l'ouverture d'un concours général. Le ministère y consentit, et un jeune suisse vivant à Vienne, l'architecte Mùller remporta le prix au concours, mais il mourut cependant avant l'achèvement des plans de détails. Là dessus, les architectes Sitte et Fiedler furent chargés de diriger la construction,
et la direction supérieure pour les ornements intérieur fut confiée au conseiller van der Nùll et au professeui Fûhrich. En i853 la bâtisse extérieure de l'église fu terminée et en 1861 l'ornementation intérieure. Ces ainsi que s'éleva une des plus belles églises de Vienne tant au point de vue pittoresque qu'à celui de 11 richesse de ses ornements. Elle est bâtie en brique;
L'église de Alt-Lerchenfeld
brutes dans le style romain-italien, et produit ur grand effet par l'harmonieux accord de toutes se> parties. Les artistes le plus habiles de Vienne on; contribué chacun pour leur part à l'orner de peintures La partie ornementale est d'après les esquisses de vas
" der Nûll , l'ensemble des tableaux a été exécuté par les professeurs Fûhrich, Kupelwieser, Binder, Schulz, Dobiaschofsky, Engerth, Mayer, Blaas et Schônmann. Les statues des saints au grand autel sont de Preleuthner et de Jos. Gasser. L'église occupe une superniec de 338 toises et peut contenir 35oo personnes. Près de l'église débouche la Schottenfelder Strasse dans la Lerchenfelder Strasse qui sépare l'arrondissement de Neubau de celui de Josephstadt. Du côté de l'ouest à gauche la Lerchenfelderstrasse conduit de nouveau dans la Kaiserstrasse, et si l'on tourne à droite, à la barrière du vieux Lerchenfeld (Alt-Lerchenfelder Linie). Se dirige-t-on du côté de l'est, on se rapproche de la ville. La population de cette rue étroite consiste en partie en pauvres gens, petit métiers, ouvriers de fabriques et journaliers. Les jours de semaine vers le soir ainsi que les dimanches et fêtes la rue est très animée parce qu'elle conduit directement hors de la barrière où sont situés les villages Neu-Lerchenfeld etOttakring et où se trouvent de nombreuses auberges à bon marché qui anciennement étaient très fréquentées par les classes inférieures et le sont encore aujourd'hui. En revenant en ville on trouve à gauche entre les maisons Nr. 26 — 24, la Piaristengasse qui conduit au cloître et à l'église du collège des Piaristes (commencée en 1698 et achevée en 1716). Cette église a deux jolies tours et l'intérieur en est vaste et éclairé; les fresques sont de Maulbertsch. Dans la rue de Josephstadt se trouvent Nr. 26 la grande caserne de cavalerie et au Nr. 46 le théâtre. La fin de l'Alt-Lerchenfelder-Strasse dans la direction de la ville touche de nouveau à la Lastenstrasse. Au côté gauche s'élève le palais du prince Auersperg bâti en 1725 par Fischer v. Erlach pour le marquis de Rofrano, contenant une grande salle bien décorée; au coin à droite le bâtiment de nouveau rétabli, pour la garde hongroise et la gendarmerie de la cour. Cet édifice était originairement le palais du comte Trautson et devint ensuite propriété de la commune hongroise. L'édifice principal est encore
aujourd'hui un des plus, beaux palais et renommé par sa magnifique rampe d'escalier. De la fin de la Lerchenrelderstrasse une allée conduit de nouveau immédiatement au Burgthor, point de départ de notre excursion Les anus de l'art profiteront de l'occasion pour aller voir la galerie de tableaux du comte Eugène Czernin qui se trouve dans la maison Nr.o, située sur la Lastenstrasse, arrondissement de Josephstadt vis-à-vis de la place de parade.
Galerie du Comte Cz er ni n (Paradeplatz g. PI. C 5) première porte de maison depuis le Burgthor: visible le lundi et le jeudi de 10 à 2 heures.
Premier étage, antichambre: 3. Honthorst, jeunes buveurs. . 4. 1 . Wouwerman, chevaux à l'abreuvoir. -5. J. v. Huchtenbur^ paysage avec figures.- 6. 7 . Chr. W. Dietrich, paysage. io. Nie. Berchem, paysans sur des mulets. - 2 o. J v doyen canal hollandais. - 22 . Ruysdael, paysage avec une 'cascade: 23, G. Rem, tête de femme. - 24 . Alb . C uyp, paysage avec des vaches. J s
I. salle: ,. P ict ro délia Vecchia, le chevalier Bayard - 2. J. Bourguignon, combat de cavalerie. - 8. Sammet Breughel, paysage avec figures. - „. I2 . Johann Ungelbach man ana.son. - , . van Dyck, portrait d'homme ancêtre de Swil ten. 19. Corn. Huysmans , paysage d'automne. - 2 o. Rubens portrait d'homme. - 24 . 25 . Dav . Ryckaertj divei , isse . ment mus.cal, société de paysans. - 34. Franceschini, Venus
e \t? ~ V" Barth ' V ' d " HelSt ' P° rtraits d ' h ° m ™
Vet p,-7 3? - Ca " 0t ' tCMation de St - Antoine. - 3o.
Velasquez, Philippe IV. d'Espagne. - 4 o. Em. de Witte inteneur d une église. 4I . Giul. Romano, Mars et Venus dans
Fernk'n™ ^ T " 5t3tUe éqUestre del ' Arch ' Charles par ternkorn, d après l'esquisse originaire de l'artiste.
r*uJ, f" e n 3 ' 4 ' dC Hœm ' vie P aisi bl<:- -9- Adr. v. Ostade, cabaret de village. I2 . , 4 . Fr . Sn yders, animaux. - Honde-
bonn, r \ C H° q fl tant et dCS P ° U,etS - - 2I ' Jan - v- Huysum, bouquet de fleurs. - 22 . J an WeeniX( |ièyre mort J ^
bens es remmes au tombeau du Christ. - 2 8. A. Durer, porpo trai d T e ' ~ 3 '' 32 - Call0t ' bamb -i-des. - 38. v. Dyck,
S, Tv ,~ 4I ' Le SueUr ' J ° Se P h et 'a femme de Potipha,. - 43. Velasquez, tète d'enfant. - 4 5. Jac. Ruysdael,
cm
tempête sur mer. — 46. Claude Lorra n, paysage avec figures de Fil. Lauri. — 54- Asselin, paysage, le soir. — 55. J. Bapt. Weenix, paysage avec des bestiaux. — 58. 59. Everdingen, paysage- — 60. Rembrandt, la famille du peintre. — 64. van rjyck> l'Amour. — 65. Jac. Ruysdael, paysage forestier. — m.6$. Sal. Ruysdael, paysage marin.- 73. Alb. Cuyp, boeufs auprès d'un fleuve. — 74. Phil. Wouwerman, paysage. — 75. peter v. Hooghe (? J. v. d. Neer), l'artiste, portrait d'une femme peignant. — 82. 85. Gasp. Poussin, paysage avec figures. — Berchem, paysage avec figures sur chevalet. - 1. G. Dow, jeu de cartes. — 2. Le même, portrait de l'artiste. — 4. Philipp Wouwerman, paysage avec cavaliers. — 5. Fr. v. Mieris, portrait de femme. — 7. Hobbema, paysage avec figures de Adr. v. Ostade. — 8. Paul Potier, matinée de printemps.- 9. v. d. Neer, incendie de nuit. — 19. Jac. Ruysdael, chute d'eau. — 14. Slingeland, dame avec un enfant. -33. Fra Bartolommeo (?), portrait du peintre. — Les tableaux suivants se trouvaient auparavant dans le ,,cabinef et portent encore les Nr. cependant ils sont placés aux pages 38, 39 du catalogue de la galerie. 2 q. Artemise. — 3o. Raph. Mengs, Cléopatre et Auguste. — 32. Rubens, portrait de sa femme. — 34. Jan v. d. Heyden, paysage. — 37. Adr. v. d. Velde, bestiaux.
III. salle: 4. Nie. Poussin, scène de la peste à Marseille. — ô~, G. Reni, la Ste. Famille. — 22. Vieille école florentine {Giusto di Padova?), tableau d'autel en 24 parties, au milieu, <e couronnement de Marie. — 23. Ecole d' Holbeîn, jeune fille feuilletant un livre. — 24.. 25. Luc. Cranach l'aîné, adoration des rois, adoration des bergers. — 38. Titien, le doge Franc Venieri. — 48. Murillo, le Christ en croix. — 54. Tintoretto, portrait d'un doge. — 64. Ecole espagnole, le musicien aveugle. 65. van Dyck, Ecce homo, sur le chevalet. — 16. Dav. Teniers l'aîné, bohémienne disant la bonne aventure. — 17. Dav. Teniers le jeune, geôlier. - 20. Ger. Terburg, portrait de femme. 21. 22. Adr. Brower, avare, barbier de village. — 23. Adr. v. Ostade, fumeur et buveur. — 24. Rembrandt, portrait de sa mère. — 25. Gabr. Metsu, fumeur. — 26. Teniers le jeune, joueur de bignou. — 27. J. v. Eyck (?), copie d'après Rogier v. d. Weyden [?), présentation dans le temple. — 3o. Titien, Alfonse de Ferrara agenouillé devant un crucifix. — 36. van Dyck, portrait d'homme.
Dans le salon : i. Raph. Mengs, St. Erasme. - 2. Heinr Roos, paysag» avec bestiaux. - 5. K. du Jardin, vache que I on va traire. - Ger. Terburg, un monsieur et une dame dans un jardin. - 8. Hyac. Rigaud, portrait du Duc Charles de Lorraine. - 9. Teniers le jeune, soldats buvant. -10. Joh. Reynold, portrait du général Abercrombie. - Sur le chevalet: 13. A. le duc, après le pillage. - 14. Murillo, enfant dormant. 17. Ger. Berkheyden, la maison dans les buissons. — 18 v d Velde, mer calme. - (Outre cela dans les salles, des ouvraees plastiques, majoliques etc.)
2. étage: Tableaux modernes. 6. 9. Jar. Czermak, Dominicain, auprès d'une famille hussite, le poète Lomnicky sur le pont de Prague. - 7. Alb. Adam, la moisson. - 8 Willem s, une dame avec un petit chien. -16. Leu, lac postérieur. io. Gauermann, foret épaisse.
Les omnibus partant de la Stephans-Platz, de la Peters- Platz, du Fischmarkt [Hoher Markt), parcourent la Mariahilfer Strasse; prix jusqu'à la barrière: 10 kr.-La route conduisant par la Mariahilfer Strasseà SchSnbrunn et à Pcnzing se divise au Burgnng et débouche par la Bellaria-Strasse, la Burggasse, la Breite Gasse, la Siebensterngasse et la Stiftgasse, ■ dans la Mariahilfer Strasse. Prix jusqu' à la barrière 10 kr. - Les omnibus parcourant la Lerchenfelder Strasse partent du Hof et de la place St. Etienne.
Alsergrund. Criminal, Kranken- et Versorgungshiiuser, Palais d'été Liechtenstein, Galerie de tableaux.] Il a déjà été question dans la précédente excursion du peu de choses remarquables dans l'arrondissement de Josephstadt (renfermant l'AIt-Lerchenfeld. le Mrozzischer Grund, Josephstadt, Breitenfeld et une partie de 1 Alsergrund) tournons nous donc vers ce dernier arrondissement contenant les faubourgs, Alsergrund, Michaelbeurischer Grund, Himmelpfortgrund, Ihury, Lichtenthal, Althan et Rossau, et qui s % étend depuis 1 Alserstrasse (dont le rang de maisons à gauche appartient encore à Josephstadt (jusqu'au canal du uanube et depuis la Lastenstrasse jusqu'à la ligne de circonvallation, c'est l'arrondissement de
Alsergrund. Cette partie de la ville tire son inm du torrent Als (Wildbach) qui descendant des hauteurs derrière Dornbach, coulait au moyen âge iL la ville, plus tard en fut séparé et à présent entièrement voûté se jette dans le canal du Danube. De Alser" par corruption de langage on a fait „Alster Êt jf s'écrit Elster dans les armes du faubourg. Il y a 7 oo ans existait un village Siechenals , nom provenant d'un hôpital aussi nommé; au 17. siècle le pos- " sse ur de tuilerie Jean Thury bâtit la première maison de ce faubourg et lui donna son nom; l'Alserstrasse (Alsaerstrazze) parait dans le 14. siècle; plusieurs familles de la noblesse bâtirent des maisons de campagne; h Wâhringerstrasse doit avoir aussi été bâtie de bonne heure- le Liechtenthal (dans l'origine Altliechtenwerd, e Danube et l'Als formaient là une île) était de)a au ,3 siècle propriété de la famille Liechtenstein; le Michaelbeurischer Grund appartenait originairement a ûneAbbaie de Bénédictins St. Michel de Beuern dans le Salzbourg; les environs près du canal s appelaient Obérer Werd" (par opposition à „Untern Werd" c est ï dire Leopoldstadt) plus tard Rossau (Rossweiae et Tr&nke). Dans cette partie de la ville et dans^ les environs ':0Ù se trouve maintenant, la halle aux fripiers, 'tait anciennement jusqu'en 1788 le Rabenstein et Heouis 1747 pendant bien des années y était installe & qu? jusque là avait été placé sur le Wiener Berg mais dont l'aspect offensait la vue de Marie Thérèse se rendant à Schônbrunn. Il a cependant de nouveau été placé près de la Spinnenn ara Kreuz. Des sorcières et des hérétiques condamnés au ibuctier furent aussi brûlés sur le Gânsweide au de la d hrdberg. la dernière exécution au Rossau eut heu en 17*50 en la personne de l'assassin Zahlheim. Ensuite de leur situation ces faubourgs eurent de tous temps beaucoup à souffrir des sièges, des inondations et oes épidémies. - Pendant le premier siège des 1 tires l'hospodar de la Valachie Servan Cantacuzenos avait C on quartier général dans le cloître des Servîtes et •est au Rosslu que se réunirent les défenseurs de