‹ Vies choisies des principaux saints (volume 2)Chapitre 26 sur 131 · S. MÉDARD, ÉVEQUE · texte numérisé non relu

S. MÉDARD, ÉVEQUE

idolâtres pour les arracher à la superstition et aux dérèglements qui en sont la suite. Les obstacles qu'il rencontra, et le danger qu'il courut plusieurs fois de perdre la vie ne firent qu'enflammer son zèle. Ses travaux et ses miracles produisirent tant d'effet que les rayons de l'Evangile dissipèrent les nuages de l'erreur dans toute l'étendue de ses deux diocèses.

Parmi les peuples dont la conversion lui coûta beaucoup de peines étaient les anciens habitants de la Flandre, qui l'emportaient en férocité et en barbarie sur toutes les nations des Gaules et sur les Francs. Ils connaissaient peu les sciences et les arts par lesquels les Romains avaient civilisé foccident, quoique après tout la plupart des peuples civilisés par les Romains fussent encore barbares à bien des égards si l'on examine le temps où ils ne faisaient point profession du christianisme. Il n'y avait que la morale de l'Évangile qui pût corriger les cœurs, éclairer les esprits et causer cette révolution qui rend les hommes doux, humbles, patients, charitables et fidèles à pratiquer ce que prescrit la raison d'accord avec la religion. Ce ne fut qu'avec des peines infinies que le saint évêque vint à bout de réformer les mœurs des peuples dont nous parlons, de leur inspirer l'amour des maximes évangéliques, et de les porter à ce degré de perfection où ils donnèrent à l'Église les exemples les plus édifiants.

Après la conversion de la Flandre, S. Médard retourna à Noyon, où la reine Radegonde reçut de ses mains le voile de religieuse, avec le consentement de Clôt aire son mari, et fut élevée à la dignité de diaconesse; il tomba ensuite dans la maladie

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