ÉVÊQUE DE TROYES
( 24 juillet. )
S. Loup sortait d'une famille illustre établie à Toul. Ayant fait d'excellentes études, il parut au barreau et y plaida avec beaucoup de réputation. Il épousa Piméniole, sœur de S. Hilaire d'Arles, qu'il trouva aussi disposée que lui à servir Dieu avec ferveur. Lorsqu'ils eurent passé six ans ensemble ils résolurent de mener un genre de vie plus parfait. Ils se séparèrent d'un mutuel consentement, et s'engagèrent l'un et l'autre par vœu à garder toujours la continence. Loup se retira dans la célèbre abbaye de Lérins, gouvernée alors par S. Honorât. Il vécut un an dans la plus parfaite régularité, ajoutant encore diverses austérités à celles qui se pratiquaient parmi les frères.
Il avait vendu lors de sa retraite une grande partie de ses biens, qu'il avait distribuée aux pauvres. Lorsque S. Honorât eut été placé sur le siège d'Arles Loup fit un voyage à Mâcon, en Bourgogne, pour se défaire d'une terre qu'il possédait dans le pays, afin de n'avoir plus rien en propre et de pratiquer la plus exacte pauvreté. Ayant employé en bonnes œuvres les fonds provenant de la vente, il se disposait h retournera Lérins; mais les députés de l'Église de Troyes le demandèrent pour évêque. Cette Eglise le donnait pour successeur à S. Ours, mort en 426. Notre saint fit d'inutiles efforts pour
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s'opposer à son élection ; il fut sacré par les éyêques de la province de Sens.
Sa nouvelle dignité ne lui fit rien changer à son premier genre de vie. Ce fut toujours la même humilité, la même mortification et le même amour pour la pauvreté. Cet amour de la pauvreté paraissait surtout dans son habillement. Il couchait sur des planches, et veillait dans Fexercice de la prière de deux nuits l'une. Souvent il passait trois jours sans prendre aucune nourriture, et après un jeûne si rigoureux il ne mangeait qu'un peu de pain d'orge. Il vécut de la sorte plus de vingt ans, toujours occupé de ses fonctions, qu'il remplissait avec un zèle apostolique.
Vers la fm du quatrième siècle. Pelage et Célestius dogmatisèrent en Orient^ dans l'Afrique et dans l'Italie. Ils niaient le péché originel et la nécessité de la grâce de Jésus-Christ. Agricola, disciple de ces hérésiarques, avait répandu leurs erreurs dans la Grande-Bretagne. Les catholiques de cette île eurent recours aux évêques des Gaules, et les prièrent de leur envoyer des ministres évangéliques qui pussent arrêter le cours du mal. Les prélats auxquels ils s'étaient adressés s'assemblèrent en 4^9 pour délibérer sur les moyens de secourir les Bretons. On élut dans l'assemblée, qui paraîts'être tenue dans la ville d'Arles, S. Germain d'Auxerre et S. Loup de Troyes, pour aller combattre l'hérésie. Ces deux saints, brûlant de zèle pour la gloire de Jésus-Christ, acceptèrent la commission dont on les chargeait avec d'autant plus de plaisir qu'elle était plus pénible et plus laborieuse. Ayant passé dans la Grande- Bretagne, ils y attaquèrent ferre ur et vinrent à bout
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de l'en bannir par leurs prières, leurs prédications et leurs miracles.
Le saint évêque de Troyes, de retour dans son diocèse, travailla avec un nouveau zèle h. la réformation des mœurs de son troupeau. Il montra dans cette entreprise autant de sagesse que de piété ; aussi S. Sidoine Apollinaire lui a-t-il donné les plus beaux éloges; il l'appelle « le père des pères, l'évêque des évêques, le chef des prélats des Gaules, la règle des mœurs, la colonne delà vérité, l'ami de Dieu, le médiateur des hommes auprès du ciel. »
Le saint évêque courait après toutes les brebis égarées, et ses travaux furent souvent couronnés d'un succès qui semblait tenir du prodige. Nous en citerons un exemple. Un nommé Gallus, de son diocèse, avait quitté sa femme et s'était retiré à Clermont. S. Loup, vivement affligé de sa faute^ résolut de mettre tout en œuvre pour le faire rentrer dans son devoir. Il écrivit h ce sujet à S. Sidoine^ pour lors évêque de Clermont. Sa lettre était pleine de force, mais une douceur insinuante tempérait le ton de fermeté qui y régnait. Gallus l'ayant lue fut saisi d'une crainte salutaire, qui le persuada deprendre des sentiments plus chrétiens, et qui le fit sur-le-champ retourner avec sa femme. Sur quoi S. Sidoine s'écrie avec admiration : « Qu'y-a-t-il de plus merveilleuxqu'une réprimande qui convertit un pécheur en lui faisant aimer celui par lequel il a été repris ! » Cette lettre de S. Loup et plusieurs autres qu'il avait adressées h différentes personnes ne sont point parvenues jusqu'à nous; mais nous avons celle qu'il écrivit en 471 à S. Sidoine pour le féliciter sur sa promotion à l'épiscopat, dont il lui montre en même temps les
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travaux, les difficultés et les dangers. Il l'exhorte fortement à remplir ses devoirs et surtout à la pratique de rbumilité.
Dans le même temps l'empire d'Occident fut affligé de diverses calamités par les incursions des barbares. Attila, roi des Huns, fondît sur les Gaules avec une armée innombrable. Il s'appelait lui-même le fléau de Dieu, se croyant destiné à punir les péchés des peuples. Déjà Reims, Cambrai, Besançon, Auxerre et Langres avaient ressenti les effets de sa fureur. Ses coups allaient tomber sur Troyes : les habitants de cette ville étaient dans la plus grande consternation. S. Loup intercéda pour son peuple auprès de Dieu, auquel il adressa durant plusieurs jours des prières ferventes accompagnées de larmes, de jeûnes et de plusieurs autres bonnes œuvres. Enfin, mettant sa confiance dans la protection du ciel, il prit ses habits pontificaux et alla trouver Attila, qui était à la tête de son armée. Le prince barbare, quoique infidèle, fut pénétré de respect à la vue du saint évêque suivi de son clergé en procession et précédé de la croix. Lorsque le serviteur de Dieu fut auprès du roi des Huns il lui adressa la parole en lui demandant qui il était. « Je suis^, dit Attila, le fléau de Dieu. » Xous respectons, reprit le saint, ce qui nous vient de la part de Dieu ; mais sî vous êtes le fléau avec lequel le ciel nous châtie, souvenez-vous de ne faire que ce qui vous est permis par la main toute-puissante qui vous meut et vous gouverne. «Attila, frappé de ce discours, promit d'épargner Troyes. Ainsi les prières de S. Loup protégèrent une ville dépourvue de tout secours contre une armée de quatre cent mille hommes, qui
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ayant ravage la Thrace, l'IUyrie et la Grèce, avait passé le Rhin, et porté ensuite la désolation dans les contrées les plus fertiles de la France.
Attila, ayant fait retirer ses troupes de devant Troyes, s'avança dans la plaine de Méry-sur-Seine, h cinq lieues de cette ville. Il y fut attaqué et défait par les Romains, que commandait le brave Actius. Durant sa retraite il envoya chercher S. Loup, et le pria de l'accompagner jusqu'au Rhin, s'imagiuant que la présence d'un si grand serviteur de Dieu serait une sauvegarde assurée pour lui et pour son armée. Lorsqu'il le renvoya il se recommanda in stamment à ses prières. Cette action du saint évoque déplut aux généraux de l'empire; on le soupçonna d'avoir favorisé l'évasion des barbares, et il fut obligé de quitter Troyes pour deux ans ; mais il triompha par sa patience et sa charité d.e l'envie et de la malice des hommes. On lui permit de revenir dans son diocèse, où il mourut en 4/^» après l'avoir gouverné cinquante-deux ans.
iiXhQVE DE CLERMONT EN AUVERGNE. (23 août.)
Caïus Sollius ApoUinaris Sidonius, né h Lyon vers l'an 43 i, sortait d'une des plus illustres familles des Gaules. Son père et son aïeul y avaient commandé successivement en qualité de préfets du prétoire. Il étudia les belles-lettres sous des maîtres très habiles, et fut un des poètes et des orateurs les plus célèbres de son siècle. On voit par ses lettres qu'il
fut toujours pieux, humble, affable, obligeant, libéral,compatissant pour les malheureux,et qu'il n'aima jamais le monde au milieu duquel il était obligé de vivre. Il commanda quelque temps dans les armées de l'empire, et épousa Papianille, dont il eut un fils et deux filles. Papianille avait pour père Avit , qui après avoir été trois fois préfet du prétoire dans les Gaules fut élevé sur le trône impérial à Piome en 455. Mais ayant été obligé de quitter la pourpre au bout de dix mois, il mourut en retournant en Auvergne. MajorieU;, qui lui succéda, devint le persécuteur de sa famille , et lorsqu'il fut à Lyon il fit arrêter Sidoine Apollinaire. Mais touché depuis de la constance avec laquelle il supportait sa disgrâce, ainsi que de ses vertus et de ses belles qualités , il lui ren lit ses biens et lui donna le titre de comte. Ce 'Grince avait de la valeur et commençait à réprii- er les barbares, qui s'étaient jetés sur les plus belles provinces de l'empire , lorsqu'il fut assassiné en 4^1 P^i' le Gotli Piicimer, son propre général, qui mit le diadème sur la tête de Sévère.
Sidoine Apollinaire profita de celte révolution pour quitter la cour ; il alla mener une vie retirée en Auvergne , où il défendit cette province de la fureur des Goths. Il partageait son temps entre l'étude et les exercices de la religion.
Sévère ayant été empoisonné par Ricimer après un règne de quatre ans, Anthémius fut élu empereur en 467. Il fit aussitôt venir h. Pvome Sidoine Apollinaire et le créa prince du sénat, patrice et préfet de la ville. Le saint ne perdit rien de sa piété dans son élévation; il ne se servit de son autorité que pour procurer la gloire de Dieu et le bonheur
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des peuples. Peu de temps après il quitta les grandeurs humaines pour se charger du gouvernement de l'Église.
L'évêché d'Auvergne , dit présentement de Clermont , devint vacant en 471- Le peuple de ce diocèse et les évêques du pays , qui ne l'avaient vu qu'à regret partir pour Rome, le demandèrent pour remplir le siège dénué de pasteur. Il était laïque et sa femme vivait encore. Il allégua ces deux raisons' qui , selon les lois de FEglise , l'excluaient de l'épiscopat. La crainte cependant de résister h la volonté du ciel le fit acquiescer à son élection ; on lui avait d'ailleurs représenté que l'Eghsc pouvait en certains cas dispenser de l'observation des canons qu'elle avait faits elle-même. Lui et sa femme se séparèrent d'un consentement mutuel. Il renonça b la poésie, qui jusque là avait fait ses délices, pour s'appliquer aux études convenables à son nouvel état , et il fut bientôt capable de résoudre les difficultés que lui proposaient les autres évêques. Il ne décidait cependant qu'avec peine ; il demandait au contraire l'avis des autres , alléguant pour raison qu'il n'était point en état de faire le personnage de docteur parmi ses frères, dont la science et les conseils lui étaient si nécessaires pour sa propre conduite.
S. Loup, évêque de Troyes, qui l'avait aimé et honoré dans le monde, sentit un redoublement d'afFeclion pour lui lorsqu'il le vit chargé de la conduite des âmes. Il lui écrivit au sujet de sa promotion à l'épiscopat une lettre dans laquelle il le félicitait et lui donnait d'excellents conseils. « Ce n'est plus, disait-il , par la pompe et la magnificence du train que vous devez garder votre rang , mais par
la plus proronde humilité du cœur. Quoique élevé au dessus des autres, vous devez vous regarder comme le dernier de votre troupeau. Soyez dans la disposition de baiser les pieds de ceux qui précédemment n'auraient pas cm s'avilir en se mettant sous les vôtres. Vous devez vous rendre le serviteur de tous. » Sidoine Apollinaire fit de ces maximes la règle de sa conduite.
' Sa table était toujours servie avec une grande frugalité ; il jeûnait de deux jours l'un, veillait beaucoup , et pratiquait des austérités qui paraissaient au dessus de la délicatesse de son tempérament. Souvent il manquait du nécessaire, parcequ'il avait distribué aux pauvres tout ce qu'il possédait. Il était si charitable, même dans le monde, qu'il vendit jusqu'à sa vaisselle pour assister les malheureux. Ces sentiments acquirent un nouveau degré de perfection lorsqu'il fut évêque. Il regardait comme son premier devoir d'instruire, de consoler et de soulager les pauvres. Dm^ant une grande famine il pourvut, avec l'aide d'Édicius, son beau-frère, à la subsistance de plus de quatre mille Bourguignons et d'un grand nombre d'autres étrangers, auxquels la misère avait fait abandonner leur patrie, et après la cessation du fléau il les fit reconduire chez eux à ses dépens. Il faisait souvent la visite de son diocèse et remplissait avec autant de zèle que de prudence toutes les fonctions du ministère pastoral. On donnait de toutes parts de grands éloges à sa sagesse. Le siège de Bourges étant devenu vacant en 472, on le pria de se rendre dans cette ville , et tous les prélats qui y étaient assemblés s'en rapportèrent à lui pour l'élection d'un évêque. Il nomma le saint
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prêtre Simplice. Personne ne connaissait mieux que lui les obligations qu'impose cette dignité. Il dit qu'un évêque doit faire par humilité ce qu'un moine et un pénitent sont obligés de faire par état. Il fait l'éloge de Maxime, évêque de Toulouse, qui avant son sacre avait possédé de grandes richesses dans le monde. Ille trouve, dit-il, entièrement changé depuis qu'il est revêtu de celte nouvelle dignité ,• ses habits, son visage, ses discours ne respirent que modestie et piété ; il a les cheveux courts et la barbe longue ; ses meubles annoncent la simplicité on ne voit chez lui que des sièges de bois, des rideaux d'étoffe grossière, des lits sans plume, des tables sans tapis ; ceux qui composent sa maison se nourrissent moins de viande que de légumes.
Il rapporte qu'on célébrait tous les ans la fête des saints avec beaucoup de solennité; qu'en ces jours le peuple s'assemblait à l'église, où l'on allumait un grand nombre de cierges ; que les moines et le clergé chantaient l\ deux chœurs les vigiles ou les matines et qu'ils célébraient la messe vers midi.
La ville de Clermont ayant été assiégée en 4?^ par Alaric, roi des Yisigoths, qui régnait sur les provinces méridionales de la France , le saint évêque encouragea son peuple à faire une vigoureuse résistance. Lorsque la place eut été prise , il osa demander au prince arien plusieurs grâces pour les catholiques. Non seulement il n'obtint rien , mais il fut renfermé comme prisonnier dans le château de Liviane, près de Carcassonne. Quelque temps après Alaric le rétablit sur son siège, et il devint le consolateur et l'appui des cathohques du pays. II fut chassé par deux prêtres factieux et corrompus;
24 s. GÉLASE, PAPE.
mais il revint bientôt à son Eglise, et mourut au milieu de son troupeau le 21 août 482. Son corps, d'abord enterré dans l'ancienne église de Saint-Sa* turnin, fut depuis porté dans l'église de Saint-Genès. Sa mémoire est en grande vénération à Clermont, et l'on y célèbre sa fête avec beaucoup de solennité.
S. GELASE,
PAPE
(21 novembre.)
Le pape Félix II ou FélLx III étant mort le 2 1 février 492? Gélase, originaire d'Afrique mais né à Rome, lui succéda et gouverna l'Eglise quatre ans, huit mois et dix- huit jours. Il joignit au savoir et à une connaissance parfaite des coutumes et des usages ecclésiastiques une grande pureté de mœurs , une humilité profonde , une vie austère et une libéralité peu commune pour les pauvres ; vivant toujours pauvre lui-même, afin de pouvoir faire des aumônes plus abondantes. Facundus d'Hermiane , qui écrivait peu de temps après la mort de ce saint pape, dit que sa science et ses éminentes vertus le rendirent célèbre dans tout le monde chrétien. Gélase fit encore paraître autant de prudence que de fermeté pour le maintien ou le rétablissement de l'ordre et de la discipline.
Lorsqu'il eut été élevé sur la chaire pontificale il ne voulut point envoyer de lettres de communion à Euphémus , patriarche de Constantinople, parceque celui-ci refusait d'effacer des dyptiques le nom d'Acace, un de ses prédécesseurs. On appelait dyp-
s. GÈLASE, PAPE. 2 5
tiques le registre qui contenait les noms des évêques morts dans la foi de l'Église et dont on faisait mention à l'autel. Acace , à la vérité, n'avait jamais rejeté le concile de Calcédoine; mais il avait montré trop de complaisance pour les eutychiens, et il avait communiqué avecPierre^ patriarche intrus d'Alexandrie, qui professait Teutychianisme, et avec les autres chefs de cette secte. Quant à Euphémius, il se montra zélé catholique ; il fut depuis hanni pour la foi par l'empereur Anastase, et il mourut à Ancyre en 5i5. Les Grecs ont inséré son nom dans leur calendrier.
Le père Alexandre montre que ni Euphémius, ni Macédonins, son successeur, ne furent schismatiques ; car le refus que les papes leur firent des témoignages puhlics de communion qu'ils accordaient ordinairement n'était point une exc(ïmmunication, et il ne reg^ardait point leurs diocésains. C'est ce que prouvent les boUandistes par des exemples tout sembla])les, et ils citent ceux de Flavicn d'Antioche et d'Elie de Jérusalem, qui sont nommés dans le martyrologe romain. Ainsi le refus des papes n'annonçait qu'un mécontentement. Ces disputes avec les évêques des principaux sièges d'Orient cessèrent en 5i8, que le nom d'Acaco fut rayé des dyptiques, sous le pape Hormisdas.
Gélase défendit avec force la primauté de son siège dans plusieurs de ses lettres et dans le concile qu il tint à Rome. Il fit voir que depuis l'établissement du christianisme ce siège avait pris soin détentes les Eglises du monde, et qu'on n'appelait point de ses jugements à une autre Église. Sans cesse il rappelait les règles anciennes , cel les surtout