‹ Vies choisies des principaux saints (volume 2)Chapitre 82 sur 131 · PATRIARCHE DE CONSTANTINOPLE · texte numérisé non relu

PATRIARCHE DE CONSTANTINOPLE

(23 octobre.)

L'origine du schisme des Grec^ commencé par Photius, qui persécuta S. Ignace et qui usurpa son siège, fait de la vie de ce saint une partie très intéressante de l'histoire ecclésiastique. Il était d'une naissance illustre; il eut pour mère Procopie, fille de l'empereur jNicéphore. Michel, père d'Ignace,

f*, IGNACE, PATRIARCHE. 565

fut d'abord' ciiropalate ou maître du palais ; et h la mort de Nicéphore, qui fut tué par les Bulgares, on l'éîeva lui-même sur le trône impérial. Sa douceur et sa piété annonçaient qu'il ferait le Loiilieur de l'Église et de i'élat; mais le monde ne mérita pas dètrc gouverné par un si bon prince. Léon l'Arménien, général de l'armée, s'étantrévolîé, il quitta de lui-même, pour éviter les malheurs d'uneguerre civile, la pourpre qu'il n'avait portée qu'un an etneuf mois. Il avait trois fils, dont un mourut l'année suivante, etdeux filles. Accompagné de i'im|jératrice et de ses entants, il se retira dansîes îles Princesses, et tous embrassèrent l'état monastique. Théophilacte, l'aîné de ses lils, prit le nom d'Eustratc, et l'autre, qui se nommait Nicétas, voulut être appelé Ignace. Ce dernier avait alors quatorze ans. C'est celui dont nous écrivons la vie. Michel fut nommé en religion Athanase, et il vécut encore trente- deux ans, c'est Il dire jusqu'en 845. Le nouvel empeieur, pour n'avoir rien à craindre, sépara cette vertueuse famille; il assigna une demeure différente à chacun de ceux qui la composaient, et les fit tous garder exactement. Il fit les deux jeunes princes eunuques, pour qu'ils ne pussent laisser de postérité.

Ils furent tous tranquilles sous lesrègnes de Léon l'Arménien, de Michel-le-Bègue et de Théophile, et ils vécurent uniquement occupés des pratiques delapiétéot des exercicesdc la pénitence. Soumis à la divine Providence, qui dispose de tous les événements pour sa gloire et pour le saint des élus, il» goûtaient dans la solitude des consolations incr>anues à la cour des maîtres de la terre. Ils réglaient leurs penchants d'après les maximes de l'Évangile,

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