S. HENRI II
EMPEREL-R.
( 15 juillet. )
S. Henri, surnommé le Pieux et /eJ5(?/ff«ei-,naquit en 972. lient pour père Henri, duc de Bavière, et pour mère Giselle, fille de Conrad, roi de Bourgogne. Il était proche parent des trois empereurs qui portèrent le nom d'Otlion. S. Wolfgang, évêque de Ralisbonne , l'un des plus savants et des plus zélés prélats de toute l'Allemagne, fut chargé du soin de son éducation; il le forma encore plus par ses exemples que par ses leçons, et il le vit avec joie faire de rapides progrès dans les sciences et dans la vertu. Le jeune prince, qui était tendrement attachée son maître, ressentit une vive douleur lorsque la mort le lui enleva en 99/4.
L'année suivante il succéda h son père dans le duché de Bavière. L'empereur Othon, son cousin issu de germain, mourut le 24 janvier 1002 à Paterne en Italie. Comme ce prince n'avait jamais été marié, sa couronne devint l'objet de l'ambition des plus puissants seigneurs de la Germanie. Les principaux contendants furent Henri, duc de Bavière, et Hermann, duc de Souabe et d'Alsace. Le premier l'emporta, et fut sacré h Maycnce roi de Germanie,
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le 8 de juillet, par l'archevêque Willégise, assisté des sufTragants de sa province. La réputation de piété, de justice, de douceur et de modération dont il jouissait avait déterminé les prélats et les grands à le choisir pour chef du corps germanique. Il justifia la haute idée qu'on avait conçue de lui par la sagesse de son gouvernement ainsi que par l'assemblage des vertus chrétiennes, royales et militaires, Henri, peu de temps après son avènement au trône, se démit du duché de Bavière en faveur de Henri , son beau- frère, surnommé V Ancien,
Connaissant le danger auquel exposent les grandeurs humaines, il s'appliqua à bien connaître toute rétendue de ses devoirs, pour les remplir fidèlement. H priait, il méditait la loi de Dieu et s'exerçait à la pratique de l'humilité afin de se prémunir contre l'orgueil et de ne point se laisser éblouir par l'éclat des honneurs. Toujours il avait devant les yeux la fin que Dieu s'était proposée en l'élevant si haut : de là son zèle à procurer la gloire du Seigneur et l'exaltation de l'ÉgUse, à entretenir la paix dans ses états et à chercher en tout le bonheur de ses sujets.
En ioo5 il fit assembler un concile national k Dortmond en Westphalie, pour régler divers points de disciphne et pour maintenir plus sûrement l'observation des canons de l'Église. Il procura aussi la convocation de plusieurs synodes provinciaux qui s'assemblèrent pour le même objet. Il assista lui-même h ceux qui se tinrent h Thionville en ioo3 eth Francfort en 1007, pour l'éreclion de l'évêché de BamJicrg, auquel il unit les abbayes de Scluitteren et de Gengenbach