CINQUIÈME SIECLE DE L'ÉGLISE
ABRÉGÉ HISTORIQUE DBS ÉVÉNEMENTS LES PLIS BEHAR* QU.^LES DE ce srèCLE.
Le schisme des donatistes s'éteigaaît insensiblement lorsque TEglise se vit attaquée par de nouveaux ennemis. Pelage en fut le che£ C'était un esprit subtil, artificieux, hypocrite, qui sans changer de sentiments savait changer de langage. Il niait le péché originel et la nécessité de la grâce de Jésus-Christ ; il prétendait que Ihomme peirt, sans la grâce et abandonné à lui-même, accomplir les commandements de Dieu. Cette nouveauté pro fane fut réfutée avec force par S. Augustin. Par ses soins on tint à Carthage un concile, qui condamna Pelage et ses sectateurs. Les évéques de ce concile écrivirent au pape S. Innocent, qui confirma lenr sentence, et excommunia les pélagiens . Après ce décret du pape S. Augustin regardait la cause comme terminée : « Rome a parlé, dit ce saint docteur, elle a confirmé le décret des évéques : la cause est finie, plaise à Dieu que l'erreur le soit aussi! »
Le désir de S. Augustin ne fut pas rempli. Pelage et ses partisans songèrent moins à se soumettre qu'à éviter la honte de leur condamnation. Ils levèrent le masque, et en appelèrent à un concile général. Mais S. Augustin montra que cet appel était illusoire ; que l'Eglise assemblée ne ferait que confirmer ce qui avait été décidé par les évéques d'Afri-