‹ Vies choisies des principaux saints (volume 3)Chapitre 45 sur 73 · SAINTE OLYMPIADE, VEUVE · texte numérisé non relu

SAINTE OLYMPIADE, VEUVE

austérités de la pénitence devinrent les exercices de sa conduite ordinaire. S. Chrysostome compare ses abondantes aumônes à un fleuve dont les eaux coulent partout. Ses richesses étant en effet immenses, et sa vie mortifiée n'en diminuant presque rien, noire sainte étendit ses libéralités pieuses dans les villes les plus éloignées et jusque dans les îles et les églises les plus abandonnées. Dieu pour perfectionner sa vertu permit qu'elle éprouvât souvent des contradictions et les suites de la malice de plusieurs jugements téméraires, des calomnies même et d'injustes persécutions. Elle fut aussi affligée de maladies douloureuses ; mais son amour pour Dieu et sa résignation à son adorable volonté la soutinrent toujours et en firent un modèle de sainteté, que les plus grands évoques de son siècle admirèrent. S. Amphiloque, S. Epiphane, S. Pierre de Sébaste, étaient en correspondance avec efle, et l'objet de cette correspondance était de procurer partout la gloire du Seigneur et le salut des âmes. Nectaire, archevêque de Gonstantinoplo, la fit diaconesse de son Eglise. S. Chrysostome, qui lui succéda, eut pour elle les sentiments les plus distingués de vénération.

Elle fut une des personnes qui se séparèrent les dernières de ce saint docteur quand il partit en 004 pour aller en exil. Après le départ de S. Chrysostome on persécuta crucfleaient ses amis. Sainte Olympiade, ayant été obligée de paraître au tribunal du préfet, se justifia aisément des calomnies avancées contre elle; mais elle déclara hautement que jamais elle ne communiquerait avec Arsace, qui avait usurpé le siège de S. Chrysostome. Elle

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fut malade pendant tout Ihiver de cette année, et eut ordre de sortir de Constantinople au commencement du printemps. En 4o5, ayant eu la liberté d'y revenir, le préfet la condamna à une amende considérable sur le refus qu'elle fit de reconnaître Arsace. On fit même vendre ses biens publiquement, et elle éprouva plusieurs fois devant les tribunaux mille traitements indignes. Ses maisons furent pillées par la populace ; elle fut insultée par ses propres domestiques et souvent par des personnes qu'elle avait comblées de bienfaits.

Alticus, successeur d'Arsacc, fit disperser et bannir la pieuse communauté qui était sous la conduite de notre sainte. Chryso>tome lui écrivait aussi souvent qu'il le pouvait pour la consoler. Il recevait d'elle des secours pour sa subsistance et pour toutes les bonnes œuvres de charité auxquelles son zèle le portait. Un ancien auteur, en parlant des Vertus éminentes de sainte Olympiade, dit qu'elle mourut vers fan 4 10, sous le poids des souffrances, qu'elle méritait la récompense due aux confesseurs, et qu'elle jouissait de la gloire céleste parmi les saints. Les Grecs font sa fête le 25 juillet; mais elle est nommée en ce jour dans le martyrologe romain.

S. SLLPICE SEVERE,

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