‹ Vies choisies des principaux saints (volume 4)Chapitre 8 sur 104 · ÉVÊQUE DE JERUSALEM, MARTYR · texte numérisé non relu

ÉVÊQUE DE JERUSALEM, MARTYR

(18 mars.)

Ce sainl étudia les mystères de notre religion dans Ha fameuse école d'Alexandrie, où il eut pour maître S. Pantène et Clément, son successeur. Il se lia d'une amitié fort étroite avec Origène, son compagnon d'étude. Ses talents et sa vertu l'ayant fait

connaître, on l'éleva sur le siège épiscopal d'une ville de Cappadoce, dont le nom n'est point parvenu jusqu'à nous. Il confessa généreusement la foi en 204 et fut chargé de fers pour le nom de Jésus-Christ. De sa prison, où il resta sept ans, il écrivit h l'Église d'Àntiochc pour la féliciter de ce qu'elle avait choisi S. Asclépiade pour patriarche. Cette élection, disait-il dans sa lettre, m'a comblé de joie ; elle a diminué le poids de mes chaînes et adouci la rigueur de mon sort. Il envoya cette lettre par le prêtre Clément, homme d'une rare vertu et qu'il avait charge du gouvernement de son diocèse durant son emprisonnement.

Alexandre recouvra enfin sa liberté et fut élargi en 212. Bientôt après il alla visiter les lieux saints a Jérusalem, conformément h l'ordre qu'il en avait reçu du ciel dans une révélation. La veille de son arrivée h Jérusalem Dieu envoya aussi une vision à son sujet au saint évêque Narcisse et à plusieurs fidèles de son Eglise. Ils entendirent pendant la nuit une voix distincte qui leur commandait d'aller au devant d'Alexandre et de le recevoir comme un homme que la Providence destinait à être leur évêque. S. Narcisse était alors fort âgé ; il se saisit d'Alexandre, de concert avec son troupeau, et le fit son coadjuteur avec l'agrément de tous les évêques de la Palestine, qui furent assemblés pour ce sujet. Ces deux grands hommes gouvernèrent donc conjointement l'Église de Jérusalem, Alexandre le dit expressément dans une lettre qu'il écrivit aux Anlinoïtes en Lgypte. Yoici comment il s'y exprime: « Je vous salue de la part de Narcisse, qui a gouverné avant moi le siège épiscopal de cette Église,

et qui le gouverne encore présentement par ses prières, étant âgé de plus de cent seize ans. Il vous conjure avec moi de conserver entre vous une paix et une union inaltérables. »

Quand S. Alexandre fut établi dans son nouvel évêché il forma une bibliothèque où il recueillit entre autres livres les ouvrages et les lettres des plus grands hommes de son temps. Eusèbe dit que cette bibliothèque subsistait encore lorsqu'il écrivait, et qu'il en avait tiré beaucoup de secours pour la composition de son histoire ecclésiastique.

Origène fait un bel éloge de la douceur de notre saint., qui éclatait surtout dans les instructions qu'il faisait au peuple. On ne sait plus rien de S. Alexandre jusqu'à sa mort. Il fut arrêté durant la persécution, confessa Jésus-Christ une seconde fois et mourut en prison h Césarée en 25 1. S. Epiphane, S. Jérôme, etc., lui donnent le titre de martyr. Il est nommé en ce jour dans le martyrologe romain ; mais les Grecs l'honorent le îG mai et le 22 décembre.

Un pasteur qui veut travailler avec succès au salut des ames doit commencer par s'établir solidement dans la vertu, Les fonctions du ministère ne seront pour lui qu'une source de dangers s'il n'a eu soin de s'y préparer par la mortification de tous les désirs corrompus de la nature, par un parfait détachement des biens créés, par la pratique d'une hmnfHté profonde, par l'exercice continuel de la prière et de la mortification ; s'il n'a acquis un fonds de douceur et de charité qui le porte dans l'occasion à se faire tout à tous ; s il n'est embrasé de zèle pour la gloire de Dieu et la sanctifica-

tion de ceux dont la conduite lui a été confiée. Telle fut la conduite que tinrent les saints pasteurs de tous les siècles. Quelle confusion pour leurs successeurs dans le sacerdoce s'ils refusaient de les imiter, autant du moins que leur faiblesse en est capable! Il ne s'agit point ici d'un conseil dont la pratique peut absolument être omise ; c'est un précepte dont la transgression aurait des suites très funestes et pour ceux qui gouvernent, et pour ceux qui sont gouvernés. Il est vrai que pour marcher sur les traces des saints pasteurs il faut se faire une violence continuelle, et que l'on a quelquefois des croix bien pesantes h porter; mais il faut se rappeler que la vie d'un chrétien, à plus forte raison celle d'un pasteur, doit être un martyre perpétuel, et que l'on ne peut être agréable à Dieu qu'autant qu'on lui fait un sacrifice de son corps et de son ame, par la mortification et les autres vertus dont l'Evangile recommande si fortement la pratique.

PAPE

(16 septembre.)

Le saint pape Fabien ayant reçu la couronne da martvre le yo janvier 200, le siège de Rome resta seize mois vacant, u cause de 3a violence de la persécution, qui ue permettait point aux fidèles de s'assembier pour donner un pasteur à 1 l'église. Telle était la fureur de Dècc qu'il eût mieux aimé, selon S. Cyprien, souffrir un compétiteur dans l'empire que de voir un évêque à Rome. On profita de l'ab-

sence de ce prince, qui était occupé à apaiser la révolte de Julius Valens ou a repousser les Goths, pour procéder à l'élection du successeur de S. Fa- Lien ; et le choix du clergé et du peuple tomba sur Corneille, qui fut installé en a5 i . C'était, au rapport de S. Cyprien, un homme d'une conduite irréprochable, d'une pureté virginale, d'une humilité profonde, doux, modeste, amateur de la paix et orné de toutes les vertus. Le même père ajoute que Corneille n'était point parvenu tout h coup h la dignité épiscopale, mais qu'il avait passé par les différents ordres, et qu'il avait servi Dieu dans l'exercice des fonctions de chacun, comme les canons l'exigent. Il était prêtre de l'Église romaine h la mort de son prédécesseur, et il fut principalement chargé de la conduite des affaires pendant la vacance du saint siège. 11 était bien éloigné de désirer le souverain pontificat, puisqu'il fallut user en quelque sorte de violence pour le faire consentir à son élection. Voilà le caractère de ceux qui sont animés de l'esprit de Dieu : ils craignent les grandes places que la présomption ou l'amour -propre fait si souvent rechercher aux autres, qui par cela seul s'en montrent indignes. Corneille n'avait point dédaigné d'exercer successivement les fonctions de tous les ordres, et en suivant ainsi l'esprit de l'Église il avait mérité de recevoir les grâces nécessaires pour remplir dignement la place de premier pasteur. Il y avait a l'assemblée qui se tint pour son élection seize évoques rccommaodables par leurs vertus, dont deux étaient Africains. Dès que la nouvelle du choix qui venait d'être fait se fut répandue dans le monde chrétien, les évêques, selon la coutume, écrivirent

à Corneille des lettres de congratulation et de communion. Telle était la situation des affaires de l'Église lorsque le démon se servit de Novatien pour en troubler la paix.

Novatien, sectateur de la philosophie stoïcienne, s'était acquis beaucoup de réputation par son éloquence. Ayant été instruit delà religion chrétienne, il l'embrassa; mais il resta parmi les catéchumènes jusqu'à une maladie dangereuse qui fit désespérer de sa vie. Ayant alors demandé le baptême, on le lui administra dans son lit par infusion, et non par immersion, comme cela se pratiquait ordinairement dans les premiers temps de l'Église. Quand il fut rétabli il ne reçut point le sceau du Seigneur des mains de l'èvêque, c'est à dire la confirmation. Ces défauts devaient, suivant l'ancienne discipline, l'exclure des saints ordres. Les cliniques, ou ceux qui avaient été baptisés dans le lit en temps de maladie, étaient regardés comme irréguliers, non pas que l'on doutât de la validité de leur baptême, mais parcequ'on supposait qu'il n'y avait qu'une négligence coupable qui eût pu leur faire différer la réception du premier des sacrements jusqu'au moment où ils s'étaient trouvés en danger de mort. Novatien avait reçu la prêtrise malgré cette double irrégularité. Le feu de la persécution s'étant allumé, il se cacha dans sa maison; et comme on le pressait d'aller au secours des frères, il entrait en fureur, et disait qu'il cesserait de servir l'bglise pour suivre une autre espèce de philosophie. Il donna depuis dans un rigorisme outré pour s'attirer de la réputation, et soutint que les pasteurs recevaient trop facilement ceux qui étaient tombés

dans la persécution. A la faveur de ce zèle pharisaïque il se fit un petit parti, et mit dans ses intérêts quelques confesseurs qui étaient dans les prisons de Rome. Un mauvais prêtre de Carthage, nommé Novat, lui aida beaucoup à grossir le nombre de ses partisans. Celui-ci avait fortement soutenu le diacre Félicissime dans son schisme contre S. Cyprien, lequel commença vers l'an s5i. Craignant ensuite la sentence d'excommunication dont le saint évêque le menaçait, il s'enfuit à Rome et s'y lia avec Novatien. S'il ne le détermina pas à rompre l'unité, il est au moins certain qu'il le fortifia beaucoup dans le schisme dont il fut l'auteur. L'esprit de cabale et d'ambition étaient les seuls mobiles de sa conduite. A Carthage il avait taxé S. Cyprien d'une rigidité excessive à l'égard de ceux qui étaient tombés dans la persécution : à Rome il changea de principes , et pour étayer son schisme il condamna la discipline de TEglise, et la qualifia de relâchement contraire à la loi de l'Évangile.

Mais pour donner plus de jour h cette matière nous observerons que les chrétiens qui dans la persécution avaient offert de l'encens aux idoles étaient appelés sacrificati ou tluirificati. Ceux qui par argent obtenaient des officiers de l'empereur des billets ou certificats portant qu'ils avaient sacrifié, quoiqu'ils ne l'eussent pas fait, étaient appelés thurificati liùellatici ; leur crime consistait principalement en ce qu'ils avaient donné le même scandale que les premiers. Lorsque ceux qui étaient tombés paraissaient véritablement repentants on les recevait dans l'église, après les avoir fait passer par la péni-

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tence publique, qui cependant était moins longue et moins rigoureuse pour les libcUatu/ues que pour les apostats. Le terme de leur pénitence étant accompli ou ayant été abrégé par l'indulgence que l'évêque accordait, on les admettait à la communion. S'il arrivait que quelqu'un d'entre eux tombât malade et fût en danger de mort avant qu'il eût accompli ce que la sévérité des canons prescrit, on le réconciliait par l'absolution et on lui administrait l'eucharistie. Cette discipline était confirmée par plusieurs conciles tenus à Rome, en Afrique et en d'autres lieux. Novatien condamna cette pratique de l'Eglise. Il enseignait que ceux qui étaient tombés ne devaient jamais être réconciliés par l'absolution, même à l'article de la mort. Il ne voulait cependant pas qu'on désespérât de leur salut; il fallait, disait-il, les abandonner à la miséricorde divine, les exhorter en particulier à implorer cette miséricorde, et les portera espérer que le Seigneur aurait pitié d'eux au dernier jour. Peu de temps après Novatien ajouta l'hérésie au schisme, en soutenant que l'Église n'avait point reçu le pouvoir d'absoudre les pécheurs du crime d'apostasie, quel* que pénitence qu'ils en pussent faire. Ses sectateurs allèrent plus loin, ils mirent le meurtre et la fornification dans la même classe que l'apostasie, et condamnèrent les secondes noces. On leur donna le nom de novaliens et de cathares.

Novatien, ayant séparé plusieurs personnes de la communion de Corneille, engagea trois évêques d'Italie, qu'il avait gagnés, à venir à Rome et a le sacrer évêque de celte ville. Un de ces évêques séduits rentra peu de temps après dans le sein de

l'Église, avoua sa faute, et fut admis par S. Corneille à la communion laïque ; mais il resta déposé de sa dignité, ainsi que les deux autres prélats qui avaient participé a son crime, et leurs sièges furent donnés à de nouveaux pasteurs. Novatien, le premier antipape, fut reconnu pour évêque par les hérétiques. Ses erreurs l'ont fait appeler par S. Cyprien «le déserteur de l'Eglise, l'ennemi de toute tendresse, le vrai meurtrier de la pénitence, le prédicateur de l'orgueil, le corrupteur de la vérité, le détracteur de la charité. »

S. Corneille fit assembler à Rome un concile, qui fut composé de soixante évêques. On y confirma les anciens canons par lesquels il était ordonné d'admettre à la pénitence publique ceux qui étaient tombés, lorsqu'ils témoignaient de la douleur de leur crime, et de réduire au rang des laïques les évêques et les prêtres coupables d'apostasie. Novatien, ayant refusé de communiquer avec les pénitents dont il s'agit, fut excommunié. Les confesseurs Maximin, Urbain, Sidoine, Célérin et Moïse, que cet hérétique avait séduits, renoncèrent à l'erreur et au schisme. Ils furent redevables de leur conversion aux lettres de S. Cyprien et à l'évidence de la vérité qu'on leur fit connaître. S. Corneille les reçut a la communion, ce qui causa beaucoup de joie au peuple, comme nous l'apprenons d'une lettre du saint pape a S. Cyprien, et d'un fragment de ïa dernière de ses quatre lettres à Fabius, évêque d'Antioche, lequel nous a été conservé par Eusèbe. Nous lisons dans le même historien qu'il y avait a Rome, du temps de S. Corneille, quarante-six prêtres, sept diacres, sept sous-diacres, quarante-deux

acolytes, cinquante-deux exorcistes, lecteurs ou portiers, et quinze cents veuves et autres pauvres que l'Église entretenait.

S. Cyprien donne de grandes louanges au zèle et à la piété de S. Corneille, ainsi qu'au courage qu'il faisait paraître dans les temps les plus critiques pour les pasteurs. « Ne doit-on pas, dit-il, compter parmi les confesseurs et les martyrs les plus illustres celui qui se vit exposé si long-temps à la fureur des ministres d'un tyran barbare ; qui courait continuellement les risques de perdre la tête, d'être brûlé, d'être crucifié, d'être mis en pièces par des tortures également cruelles et inouïes; qui s'opposait à des édits redoutables, et qui, parle pouvoir puissant delà foi, méprisait les supplices dont on le menaçait? Quoique la bonté de Dieu l'eût sauvé jusque la, il donna cependant des preuves suffisantes de son amour et de sa fidélité, étant dans la disposition de souffrir tous les tourments imaginables et de triompher du tyran par son zèle. »

Corneille, qui par son courage méritait d'avoir une place parmi les martyrs, dans la persécution de Dèce, obtint la couronne peu de temps après. L'empereur ayant été défait par les Goths dans la Thrace, et ayant péri dans une fondrière vers la fin de l'année 2 5 1, il fut remplacé par Gallus, son général, qui l'avait trahi. La paix que cette révolution procura h l'Église ne fut pas de longue durée. La peste, qui fit sentir ses ravages dans l'empire, alarma le nouvel empereur; il crut ses dieux irrités, et s'imagina qu'il les apaiserait en répandant le sang des chrétiens. La plupart des écrivains ne regardent cette persécution que comme une continuation

de celle de Dèce ; mais elle fut plus cruelle, Gallus faisant exécuter plus rigoureusement les édits portés par son prédécesseur. Corneille fût le premier chrétien qu'on arrêta dans la ville de Rome. Le courage avec lequel il confessa la foi le fit exiler à CentumcelUe, qu'on appelle aujourd'hui Civita-Yecchia. S. Cyprien n'eut pas plus tôt appris qu'il avait le bonheur de souffrir pour Jésus-Christ qu'il lui écrivit pour l'en féliciter. Il prédit clairement dans cette lettre les combats qu'ils auraient l'un et l'autre à souffrir; il ajoute que Dieu par une révélation spéciale l'a averti du sort qui l'attendait, et qu'en conséquence il exhortait son peuple à se préparer à cette épreuve par la vigilance, le jeûne et la prière. «Quel que soit, continue-t-il, celui de nous deux qui sera le premier retiré du monde, que notre charité nous porte à prier sans cesse le Seigneur pour nos frères et nos sœurs. »

S. Corneille mourut le 14 septembre 25 2, le même jour que S. Cyprien fut martyrisé, six ans après. Ils sont nommés tous deux ensemble, sous le 16 du même mois, dans le martyrologe romain. On lit dans le calendrier de Libère que le saint pape, ayant été banni à Ccntamcellœ, s'endormit le i4 de septembre. S. Jérôme dit dans sa vie de S. Cyprien que Corneille fut ramené à Piome, où il souffrit la mort. On l'enterra d'abord dans le cimetière de Calixte. Le pape Adrien Ier mit depuis ses reliques dans l'église qu'il fit bâtir sous son invocation. Elles furent transportées à Compiègne sous le règne de Charles, fds de Louis-le-Débonnaire, et elles s'y gardent avec beaucoup de vénération dans F abbaye des Bénédictins, dite de Saint- Corneille.

On en transféra une partie à Reims, puis à la collégiale de Rosnay en Flandre.

S. Irénée, Origène et les autres pères observent qu'il y avait peu d'hérétiques pendant les persécutions, lesquelles tombaient seulement, ou du moins avec plus de cruauté, sur les catholiques. Cette différence venait ou des persécuteurs ou des hérétiques eux-mêmes, qui avaient recours à des subterfuges pour sauver leurs vies. S. Cyprien dans sa dernière lettre au pape Corneille fait la même remarque par rapport aux Novatiens, et attribue au démon la différence dont nous parlons : « Qui sont, dit-il, les serviteurs de Dieu que le démon tourmente de la sorte ? Qui sont les chrétiens auxquels l'Antéchrist s'oppose de toutes ses forces ? Le démon n'inquiète point ceux dont il est déjà sûr; il ne travaille point à vaincre ceux qui sont en son pouvoir. L'ennemi de l'Église les regarde comme ses esclaves, et ne les juge pas dignes de son attention, pareequ'il les a déjà séduits et arrachés du centre de l'unité; mais il emploie ses ruses et ses stratagèmes contre ceux dans lesquels il voit que Jésus-Christ habite. Quand bien même il arriverait que quelqu'un des hérétiques fut arrêté, il ne pourrait concevoir aucune des espérances de sa confession. C'est un principe avoué que quiconque souffre hors de l'Église ne mérite point la couronne de la foi, et qu'il est même toujours sous l'anathême lancé contre ceux qui l'ont abandonnée. »

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