‹ Vies choisies des principaux saints (volume 4)Chapitre 88 sur 104 · S. JULES, PAPE · texte numérisé non relu

S. JULES, PAPE

S. Athanase de divers crimes supposés. Le saint patriarche d'Alexandrie, informé de ce qui se passait, envoya aussi des députés à Rome pour soutenir la justice de sa cause. Les uns et les autres eurent une conférence publique ; mais les défenseurs des eusébiens lurent honteusement confondus et réduits au silence. Ils demandèrent pourtant un concile où l'affaire pût être examinée de nouveau» Le pape, conformément a leur demande, en tint un à Rome en54i. S. Athanase, Marcel d'Ancyre et plusieurs autres évoques catholiques d'Orient s'y trouvèrent. Pour les eusébiens, ils n'y vinrent point, malgré les sommations qui leur furent faites; ils assemblèrent même un prétendu concile à Antioche, où ils déclarèrent S. Athanase déchu de son siège et mirent en sa place un intrus de leur parti, nommé Grégoire.

Mais comme ils avaient retenu les prêtres chargés des lettres du pape au-delà du temps qu'on leur .avait prescris pour comparaître au concile, et cela pareequ'ilsne voulaient point venir a Piome, ils tâchèrent au moins de colorer le refus qu'ils avaient fait d'obéir : ils écrivirent donc au souverain pontife une lettre où ils s'excusaient sur différents prétextes de n'avoir point comparu. Jules sentit toute la frivolité de leurs raisons ; il examina dans le concile de Rome la cause de S. Athanase, qui fut déclaré innocent de tout ce dont les eusébiens l'accusaient et confirmé dans la possession du siège d'Alexandrie : il reconnut aussi la catholicité de Marcel d'Ancyre, qui donna une profession de foi orthodoxe; il renvoya ensuite les évêques d'Orient chez eux avec des lettres pleines de vigueur, et leur

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